Lomé : Mon sexe peut tout régler

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Au pays du prince non marié, la débauche peut servir d’exemple pour ses valets. La jeune fille togolaise n’a jamais aussi été frivole. Enquête du Lynx.

Crises politique et économique obligent, la société togolaise s’est bouleversée de fond en comble au point de ressembler à une véritable jungle. Une jungle de type amazonien dans laquelle les forts éliminent sans rechigner les faibles, le riche fait plier tout le monde même s’il est en erreur, le pauvre a tort d’exister, la jeune fille togolaise a compris et vend son charme au plus offrant.  Le corps de la femme, oh, ce corps doux et sensuel qu’il fallait un microscope pour voir, est de nos jours bradé par les jeunes filles (dont l’âge varie entre 15, 25 ans et plus) contre des espèces sonnantes et trébuchantes.  En fin de compte, celles-ci s’en sortent dans ce commerce triangulaire avec le virus du sida qu’elles propagent en retour à leurs nombreux petits amis moins nantis. Triste n’est-ce pas cette vie de débauche dans laquelle l’argent règne en maître absolu. Cela nous rappelle comme si c’était hier les escapades de ce Colonel (Il est Général à ce jour ; donc ne parlez pas si fort, ndlr) de l’armée des Gnassingbé qui prenait soin de voyager avec deux jeunes filles à chaque fois qu’il partait en mission en Europe. L’une de ses deux conquêtes est actuellement en fonction à la Police Nationale et l’autre admise au port. Qui dit que le sexe n’ouvre pas des portes mêmes les plus blindées. Par ces temps de vaches très maigres et squelettiques, être de sexe féminin nourrit bien  son homme « kpooo » à Lomé.  De sexe masculin, prière se contenter de ses efforts sinon, la bave n’est pas loin. Les jeunes filles ont en tout cas le vent en poupe ici, des vedettes du sexe prêtes à satisfaire les besoins des plus offrants et plus « gentils ».  Les pingres n’ont pas de chance dans cette affaire.

Argent, pouvoir, sexe, fausses manipulations et maraboutages se mêlent et s’entremêlent dans ces enchères publiques version sexuelle. Une affaire au centre de laquelle la femme tient le rôle principal.  Pour celles qui sont élèves, ministres, barons du régime, hommes d’affaires, hauts cadres leur garantissent en récompense des études chères et payées cash dans les grandes écoles de la place (ESGIS, IAEC, Ecoles des cadres, etc…), des formations dans des centres d’esthétique, coiffure, tresse. Tenez-vous bien, les emplois sont aussi assurés pour elles à la fin de leurs études. Alors qu’au même moment, leurs collègues de sexe masculin doivent remuer terre et ciel pour un petit boulot de rien du tout. Que c’est bon et doux d’être né femme !
Rien à faire, la dignité et l’honneur sont les cadets des soucis des jeunes Loméennes d’aujourd’hui. Belles, sans personnalité et capricieuses à la limite de la naïveté, elles disposent d’un atout majeur dans un Togo où le mérite et l’effort sont devenus aussi rares que les larmes d’un chat pour ne pas dire chien. Le sexe est là pour tout régler. Elles n’ont plus que ça seulement à faire valoir. Mine de rien, l’on peut rouler en RAV 4, TOYOTA Corolla, ou motos dont les plus prisées sont de marques chinoises Sanya et Sanili dames appelées « glacières ».

 Et au finish, le sida et un cortège de mille et une maladies sexuellement transmissibles qu’elles trimbalent de gauche à droite. Quel triste sort que celui de la jeune fille togolaise qui a perdu tout repère. Face aussi à la démission des parents trop préoccupés par le train- train quotidien, et abandonnée à son triste sort, la jeune fille est perdue. Qui alors pour s’occuper d’elle quand tout le monde se cherche et n’a pas encore fini de s’occuper de ses propres oignons ? Au Lynx c’est la consternation quand une fille raconte :  » Apprenez qu’on ne vit qu’une seule fois ». Une seule fois signifierait de brader son corps ? La ministre, Méïmounatou Ibrahima chargée de la jeune fille, est il paraît aussi préoccupé à lutter contre tous boutons et rides qui s’hasarderaient d’atterir sur son visage. Aux dernières nouvelles, le prince de la cité aurait plus de préférence sur tout ce qui sort du lot des miss Togo. Gaspard Paka qui est l’organisateur de ces nuits de fées appelées Miss -Togo peut toujours se frotter les mains. Il faut sauver la jeune fille togolaise…

Igomzikpe Malika Lynx.info

  

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