Libérez Kafando ! [Joseph Kokou Koffigoh]

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Les mânes du Faso s’agitent dans leur tombe;

Le coup d’état revient; des centurions de l’ombre

Décident de plomber tout espoir nouveau-né

Qui n’aurait pas l’aval des pouvoirs surannés.

Pourquoi a-t-il fallu déranger Sankara

Qui reposait en paix la-bas près de Ouaga,

Profaner ses restes pour des laboratoires,

Ressusciter l’envie d’honorer sa mémoire?

Voilà que reviennent ses fervents ennemis,

Ceux dont les gâchettes lui ont ôté la vie;

Vous pouvez être sûrs qu’ils préparent dans l’ombre

La mort de ce dossier devenu une bombe.

Le flambeau du peuple que l’on cloue au poteau

Ne va jamais mourir; il est si dur de peau;

Et plus tôt on le sait, et mieux chacun se porte;

Putschistes arrêtez! Car nul ne vous supporte.

Libérez Kafando, les rues et boulevards;

Laissez aussi Zida et on verra plus tard

Le traitement qu’il faut réserver à vos crimes;

Tout sang versé se paie jusqu’au dernier centime.

Joseph Kokou Koffigoh
Poème inédit
Lomé le 18 septembre 2015

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