Les élections de février 2010 au Togo sérieusement en danger !

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La Cour Constitutionnelle du Togo a adressé un courrier au candidat Kofi Yamgnane lui donnant 24h pour répondre à 4 allégations du ministre de l’intérieur, Pascal Bodjona, susceptibles d’annuler sa candidature. Ce dernier déclare : « … il pèse sur le dossier de Monsieur Kofi YAMGNANE une multiplicité d’irrégularités qui se rapportent à son certificat de naissance,  à son certificat de nationalité, à sa domiciliation effective pendant au moins douze mois au Togo et au nombre d’électeurs appuyant sa candidature. »
C’est en réalité la Preuve par quatre d’une administration totalement défaillante et aux abois.  En effet :

Au sujet des irrégularités supposées du certificat de naissance de Kofi Yamgnane

Le Ministre se demande comment le candidat a pu passer ses examens de 1956, 1961, 1964 au Togo et de 1969 en France avec une pièce datant de 1970 ? Oui, s’aurait été pour le Ministre, l’occasion sérieuse de s’interroger sur l’état de ses archives, mais rien n’y fait, il s’en prend au citoyen. Heureusement, M. Yamgnane a fourni, pièce à l’appui, la preuve de la dite antériorité.

Pour ce qui concerne les prétendues irrégularités relatives au certificat de nationalité

Le Ministre demande au candidat pourquoi la copie du certificat de nationalité déposé dans son dossier n’a pas le même numéro que le premier certificat qui lui a été délivré ? Ici encore, le ministre feint d’ignorer les insuffisances notoires de son administration. Elle n’a en effet pas été capable de délivrer un duplicata d’une pièce originale qu’elle n’a pu restituer après qu’elle s’en soit servi pour  l’établissement du passeport de M. Yamgnane.

Sur l’attestation de domiciliation

La ministre fait remarquer que le candidat aurait signalé sur 2 cartes de débarquement de voyage un lieu de résidence en France. Puis tente de s’appuyer sur ces éléments comme preuve de délai de résidence au Togo inférieur aux 12 mois requis. Or M. Yamgnane a bien une attestation de résidence au Togo depuis le 18 octobre 2008 délivrée par l’administration et un accord politique conclu le 08 août 2009 à Ouagadougou stipule que ‘’la résidence s’entend comme l’obligation de présence politique et physique visible permanente ou intermittente des potentiels candidats pendant la période de douze mois précédant les élections ».

Pour ce qui est des allégations relatives aux parrainages de la candidature

Le ministre soupçonne des inscriptions fictives ou multiples ; voilà la preuve des manipulations du fichier électoral toujours et encore actuellement dénoncées ! Par ailleurs, il trouve illégales, les empruntes digitales à la place des signatures pour une population maintenue majoritairement analphabète! Qu’est-ce qu’une signature, si ce n’est aussi, sinon mieux les empruntes ? N’est–ce pas le signataire qui appose à l’endroit ce qu’il juge être sa signature ?

En conclusion, la démonstration est faite que les allégations du Ministre sont infondées ou alors imputables à sa propre administration.

 

Nous appelons le monde entier à être très vigilant sur les conditions de la présidentielle de 2010 en particulier :

·        Le peuple français

·        L’Union Européenne, financière du scrutin

·        Les Etats Unis dont le Président Obama se fait l’apôtre de la démocratie et de l’Etat de droit rappelés récemment au Ghana, pays africain modèle en la matière.

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