Le Togo a mal à la tête !

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Avec un président très lent à la détente et qui agit comme s’il a deux cents ans devant lui, le Togo ne peut qu’avoir mal à la tête. Faure puisque c’est de lui qu’il s’agit se comporte comme s’il a peur de décider. Alors qu’un président normal est là pour prendre des décisions et gérer le pays. Après dix ans à la tête du Togo, Faure est encore là à y aller comme sur des œufs faisant souffrir tout le pays pour rien. Par ses hésitations comme s’il est atteint de la maladie d’Alzheimer, le Togo fait des pas lents dans la sous région où ça bouge, se transforme et avance.

Voici bientôt quatre ans (avril 2012) qu’il a créé Union pour la République sur les cendres fumantes du Rassemblement du Peuple Togolais (RPT) de son défunt père. A l’heure qu’il est à Lomé, ce parti est toujours dirigé par un bureau provisoire. Depuis l’éviction « Faurecéé » de son frère cadet Kpatcha Gnassingbé de son poste de ministre de la Défense, il peine à lui trouver un remplaçant à ce jour. Signe qu’au sommet, il y a problème. Faure ne peut-il pas nommer au moins un ministre délégué à la Présidence pour s’occuper du poste stratégique de la Défense à l’heure où des groupes armés tel Boko Haram et autres menacent l’intégrité territoriale des Etats en Afrique de l’ouest ?

Si le Togo n’avait pas mal à sa tête, Faure ne créerait pas des coquilles vides comme ministère auprès du président de la République ou de la Primature pour caser juste des individus et leur permettre de remplir tout simplement leurs panses. Kpabré Sylli, ministre auprès du président de la République et Elliot Ohin ministre auprès du premier ministre pour quoi faire? Concrètement, Kpabré Sylli exécute quelle tâche aux côtés de Faure quand ce dernier a autour de lui, une brochette de conseillers spéciaux avec rang de ministres, de conseillers, un ministre en charge des Affaires présidentielles, une directrice de cabinet, un chef de cabinet, un secrétaire général et un directeur de la communication? Dans la même veine, que va faire un Elliot Ohin comme ministre auprès d’un Klassou premier ministre qui est aidé dans sa tâche par un directeur de cabinet, un chef de cabinet, des conseillers, des chargés de mission, un directeur de la communication…? Si le Togo n’avait pas mal à sa tête, Faure n’allait pas surcharger sa directrice de cabinet Victoire Tomégah-Dogbé qui cumule son poste avec celui du Développement à la base, de l’artisanat, de la jeunesse et de l’emploi des jeunes. Elle n’est pas la seule d’ailleurs dans ce cas. A son âge et avec ses facultés intellectuelles diminuées, le contre-amiral sans bâtiment de guerre Fogan Adégnon tient solidement la direction générale du port autonome de Lomé et la délégation spéciale de la commune (mairie) de la capitale. Au ministère de l’Economie numérique, Tagba Ataféitom cumule aussi son poste de directeur de cabinet de sa ministre avec celui d’administrateur provisoire de la société publique de télécommunications Togo télécom. Au département de l’Agriculture, le colonel Ouro-Koura Agadazi est son propre contrôleur puisqu’étant à la fois ministre et directeur général de l’Agence nationale pour la sécurité alimentaire (ANSAT). A croire que des personnalités dites intègres ou vues comme telles sont toutes mortes au Togo. Continuons à égrener les exemples pour montrer à quel point le Togo a mal à la tête.

Depuis mai 2014 que l’ambassadeur Adéwi Essohanam en poste à Libreville au Gabon, s’est fait noyer dans une retenue d’eau sur place, il n’a pas été remplacé jusqu’à ce jour. Idem pour Gbikpi-Bénissan qui était le représentant du Togo au Ghana. Son poste est toujours vacant. Ce n’est pas fini. Sur le plan des Infrastructures routières, c’est la catastrophe. Ils annoncent des dizaines de milliards de F CFA pour des routes qui sont au final réalisées avec une dizaine seulement. Où est parti le reste ? Et puis, quel type de routes encore ! En tout cas, la plupart des routes dont les travaux ont été achevés actuellement à Lomé souffrent du niveau de la couche. Celles-ci n’ont pas d’épaisseur pouvant leur permettre de résister aux chocs endogènes et exogènes et de durer dans le temps. Et dire que les bureaux de contrôle sont commis pour constater ces situations anormales et rappeler à l’ordre les entreprises exécutantes des travaux! Ces individus se sont-ils rendus une fois au Ghana voisin ? Là-bas, les routes ont des épaisseurs dignes de ce nom. Elles ne sont pas construites dans la précipitation. Au Togo, des milliards dont une partie non négligeable va dans les poches de certains grilleurs d’arachide professionnels, sont jetés sur des routes à durée de vie très limitée (cinq ans en moyenne selon des indiscrétions). Que disent Faure et son ministre des Infrastructures Ninsao Gnofam à ce propos ? Les maux de tête du pays ne s’arrêtent pas à ces cas précités.

Dans un autre registre, le premier ministre et ses ministres ne font que chanter le nom du président à chaque manifestation où ils sont invités. De quelle épidémie souffrent-ils ? Faure le leur a-t-il exigé ou comment ? Le premier ministre et ses ministres n’ont pas besoin de rappeler à chaque fois aux Togolais que c’est Faure leur président. Même les bébés au CHU Sylvanus Olympio de Lomé savent que c’est Faure qui les dirige. Au lieu de créer, d’innover et de transformer le Togo pour les générations présentes et futures, ils versent dans le folklore. Tous ceux qui ont une parcelle de pouvoir au Togo ne pensent qu’à eux-mêmes et leurs proches. Quand est-ce que le pays va se développer ? Pour toutes ces raisons, NOUS CRIONS HAUT ET FORT que le Togo a mal à la tête en attendant qu’on nous apporte la preuve du contraire. 

Taffa Biassi Lynx.info

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