Le profil du citoyen au-delà du cocon familial, est le fruit d’une volonté politique…[Par Docteur Sékou Oumar Diarra]

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Le profil du citoyen dans un État est le fruit d’une volonté politique. Un État a la possibilité de fabriquer le modèle et le type de citoyen qu’il veut. Tout est fonction du contenu qu’on donne au programme scolaire et universitaire. On est tous unanime à reconnaître que les meilleurs cadres de ce pays, jusque-là, ont été formés sous le président Houphouët-Boigny. La qualité des programmes scolaires et universitaires sous ce grand homme d’État, n’a rien à voir avec ce qui se fait aujourd’hui. Ce n’est pas un enseignant qui définit les programmes d’enseignement, c’est un pouvoir. Quand on veut avoir des citoyens bien formés, il y a une attitude à adopter, il faut opter pour des programmes d’enseignement rigoristes, de qualité. Je me rappelle que sous la gouvernance du père de la nation ivoirienne, beaucoup d’élèves migraient vers la Haute-Volta (aujourd’hui Burkina Faso) juste pour fuir le baccalauréat probatoire qui était très sélectif. Seuls, les meilleurs arrivaient à passer, et cela a permis à la Côte d’Ivoire d’avoir des cadres d’excellente qualité, compétitifs, à tout point de vue. Honneur au ministre Balla Kéïta ! Paix à son âme !

La plupart de nos Grands Maîtres à l’université sont les produits de cette politique d’excellence pensée et actionnée par le président Houphouët-Boigny. En matière d’éducation, la démocratie, la douceur, la clémence ou la pitié, doivent avoir très peu de places. Aristote note à cet effet que : “les racines de l’éducation sont amères, mais ses fruits sont doux.” (Cf. La politique). Maintenant, il convient de multiplier la construction de centres de formation professionnelle pour accueillir les rejets de l’enseignement général. Des élèves rejetés par le système général, on peut faire de bons plombiers, d’excellents maçons, des électriciens de qualité. Sur ce plan, le Ghana est très avancé car, depuis longtemps, on y met un accent particulier sur la formation professionnelle. C’est pourquoi, les ouvriers ghanéens sont les meilleurs de la sous-région. Il est impossible de faire de tous, des universitaires ou de hauts cadres de l’administration générale. En somme, il est plus qu’impérieux de revenir aux fondamentaux de l’éducation, de l’enseignement, de donner un caractère élitiste, sélectif à notre système d’éducation.

Car de même qu’un médecin mal formé est un danger pour toute la nation, un enseignant mal formé, ignorant, l’est encore plus. Le constat est que nos programmes d’enseignement scolaire et universitaire sont aujourd’hui gravement dilués, au point d’en évacuer l’essence. Le tout n’est pas de distribuer des diplômes à la pelle pour contenter des parents d’élèves ignorants du carnage intellectuel qui s’opère sous leurs yeux, mais de relever les défis du développement en formant des hommes de qualité. L’émergence tant scandée, passe fatalement par là. Dieu nous donne la bonne compréhension!!!

Professeur certifié de philosophie

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