Le CST lance le « No Limits » des désobéissances civiques pour libérer le Togo

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Faure et ses apparatchiks ont-ils  finalement lâché du lest ? Non ! Ils ne lâcheront que, lorsqu’ il y aura une épée visible sur leurs têtes. Ayant compris la stratégie, le responsable du CST Me Adjavon Zeus déroule sa stratégie à partir du 28 août 2012 : «  Ce que nous avons besoin à l’étape actuelle de la crise socio-politique togolaise, c’est un dialogue qui déboucherait sur le départ du pouvoir de Faure Gnassingbé et de sa bande d’incompétents qui se sont décrédibilisés aux yeux de la population de notre pays, tout au long de la semaine écoulée ». A force de jouer aux crânés, aux têtus, les reformes sur le code électoral se sont muées au départ définitif du pouvoir. Ainsi donc, au Togo, on marchera jusqu’à ce que les vieux vestiges soient rangés dans les poubelles.

 

Coincé entre le « CST », « Arc-en ciel » et les Togolais, la dictature a compris qu’il vaut mieux sauver encore les deux pieds du fauteuil de Faure en attendant qu’il perde les deux autres restants que de jouer aux téméraires en jouant désormais à l’équilibrisme. La république semble avoir renouer avec les vieux réflexes des marches des années 1990. Mais cette fois-ci, avec une opposition totalement en retrait, quitte à ce  que le dernier héritier de la dictature sur la côte ouest africaine plie et prenne le chemin de l’exil et que, ces derniers se remettent dans leurs interminables guerres de chiffonniers. Ce qui est bien normal pour les politiques dans une république moderne. D’ailleurs, Me Dodji  Apevon, patron  du CAR l’a bien compris et déclare «  Cette fois-ci, le pouvoir ne pourra plus nous diviser en appelant pour le dialogue chacun en aparté ».

Trop tard pour un dialogue !

Alors que Faure semble jouer sur une table de billard à trois bandes, l’opposition ne voit et ne veut qu’une bande : « Celle sur laquelle, il faut jouer et négocier son départ ». Pour la plupart des analystes, cette solution peut s’avérer non payante d’autant plus que les éternels amis du prince, la soi disant communauté internationale et surtout la France suivent d’un très mauvais œil cette « révolution des œillets à la Togolaise. » Dans le langage diplomatique, la suite togolaise peut emporter « l’ami Blaise Compaoré », le voisin au Burkina Faso qu’on tient à garder vaille que vaille pour la protection du fils bien aimé de la communauté internationale Alassane Ouattara qui a aussi son pouvoir par terre.

Ici, Faure qui a d’abord joué gros en privilégiant la « force brute » que le réalisme politique se retrouve « coincé » dans ses propres erreurs. Les Togolais étaient bien fatigués de transporter les Gnassingbé de père en fils sur leurs têtes, il n’a pas vu venir… Même si l’âne peut autant porter, il arrive qu’il se fatigue aussi, là aussi Faure a pensé qu’il y avait des ânes qui ne se fatiguent pas de nourrir les autres en transportant toute leur vie leur ration. Au lieu de chercher à écouter la base au Togo et à se « mouiller » le maillot  dans les hameaux pour connaître les doléances des Togolais, il a préféré s’embourber dans les mensonges de vilains quidams qui l’entourent et dont le goût démesuré aux plaisirs ne sont plus à prouver. Au départ, le CST embryonnaire voulait un Togo où vivront le gagnant et le perdant avec des chances électorales qui satisfassent tout le monde lors des joutes. Maintenant l’étape est au départ de celui que la Cour constitutionnelle avait délibérément et  toute honte bue dit, qu’il avait gagné avec près de 61% des suffrages lors des élections de mars 2010. Désormais,il   se retrouve avec 80 %  de Togolais qui veulent son départ. Et Mardi prochain l’hallali de ce départ peut débuter sur fond de désobéissances civiques. Faure va t-il entendre raison que son pouvoir est par terre ?

Pour l’instant, personne ne sait dire ce qu’il tripote dans sa petite tête qui ne pousse que des cheveux blancs ! Vivement que ce ne soit pour donner l’ordre de trucider des âmes innocentes à côté de celles qu’il compte dans son livre d’or de la mort !

Camus Ali Lynx.info

 

 

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