Le badge de député d’abord. Le Cpt Olivier Amah et Abass Kaboua ensuite !

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Ils formaient un seul corps pour défiler en Europe à la recherche d’une formule contre Faure. Eux, se sont les les opposants togolais. Ils étaient comme un seul homme quand Abass Kaboua et le Cpt Olivier Amah étaient avec eux sur le sable mouvant entrain de galvaniser les foules. Ils se collaient comme des frères siamois avec l’objectif, de gagner ensemble et de savourer ensemble cette joie quand Faure laissera le pouvoir pour prendre la clé des champs. Aujourd’hui, ceux qui « profitaient » de cette révolution semble être confortable dans leur nouvelle vie de députés quand leurs petits amis sont assis dans les fours crematoires de Faure. Abass Kaboua n’a t-il  pas laissé entendre il y a quelques jours que, la seule chaleur dans son cachot pouvait avoir raison de lui ? Chez nous au Togo, c’est ce qu’on appelle opposant : « Laisser son ami à mi chemin quand ce dernier a le plus besoin qu’on crie « Faure » pour que le monde ouvre les yeux et lui vienne au secours. Sûrement, les juifs auraient laissés a mis chemin d’autres juifs, qu’on aurait jamais parlé de L’Etat d’Israël.

Que nenni ! Dans l’histoire pour la libération des peuples, les Noirs semblent avoir plus trahis qu’ils n’en ont lutté. Et le cas Togolais en est une preuve vivante.

Diantre ! Quel est ce peuple, où être opposant veut dire soigner d’abord sa famille et ensuite penser aux concitoyens qu’on veut diriger ? Kpatcha Gnassingbé qui, un soir venait de sortir 30.000 euros comme cadeau à Agbeyomé Kodjo avait eu droit à quelques gesticulations de ce dernier. « Si je suis élu, je libère Kpatcha le même jour ! » rouspétait-il à qui voulait l’entendre. Comme il n’a pas été élu comme président en 2010, depuis, c’est motus et bouche cousue. Quand le même député et fils de Kara surprend  son collègue député Patrick Lawson avec une Lexus flambant neuve comme cadeau, c’est devant les députés que ce dernier aussi criait à nous casser les tympans que les députés prendront leur responsabilité si on ne libérait pas leur collègue encore polie de toute son immunité.  D’autant plus qu’aucun opposant n’a plus levé le doigt pour parler de ses « fils kabye » arrêtés avant les élections législatives ; quel nom donner a ces messieurs qui disent aimer Togo ? La médiocrité qu’on disait que l’adversaire avait le secret a pris forme dans l’opposition et est devenue une marque déposée.

Chatié « Faure » tout kabyè afin qu’il baisse l’échine !

La stratégie est connue. On tire les oreilles à tout Togolais qui veut s’en prendre au pouvoir cinquantenaire et on « châtie » de la manière la plus inhumaine sinon la plus brutale chaque « kabyè » qui ose se lever contre la monarchie des Gnassingbé. Ici, on hérite le pouvoir de père en fils. Mieux, on transfère le pouvoir de père en fils sous l’œil vigilant de la France, et de toutes les officines mafieuses qui tiennent le Togo comme une pieuvre. Pis, on a crée sur le tas l’Akazu version togolaise, où tout kabyè doit obéir  comme dans un couvent. La suite de cette manière ubuesque de mettre les clous sur un fauteuil vieux de cinquante ans ne reste pas aussi sans conséquences. Le kabyè est carrément devenu un guignol à la merci de la famille Gnassingbé. Incapable de réfléchir par lui-même, il est pratiquement devenu dans la cité un terreau « sans le vouloir » pour la survie de la dictature. Le Kabyè est devenu cet homme avec qui, on doit faire la révolution tout en ne fermant pas les deux yeux quand on dort. L’exemple fracassant de Dahuku Péré est encore dans les mémoires. Dans le cercle très fermé, la stratégie consiste à soumettre ces deniers à une diète. On coupe l’eau, le courant, le salaire… et on expérimente le nouveau « récalcitrant » avec les méthodes staliniennes. On croyait in petto que Faure allait libérer le goulag. Il est au contraire entrain de mettre les derniers barbelés. Fin de partie ! Puis-je encore souligner ici, quand un matin de 2003 Dahuku Péré me disait qu’ils voulaient le « tuer debout » ?  Dans cette course, beaucoup de kabyès ont mis le nez dans la friture avant de vite le retirer. Le colonel Kuma Bitenewé à tenté. La finalité, il a déposé ses bagages à la présidence et sert comme conseiller militaire au fils de celui qu’il voulait « égorger » pour que vive le Togo. Le colonel Assih Agossoye qui se la jouait « Agent secret » à la gendarmerie a d’abord fui et est revenu s’asseoir pour manger. Si le ridicule tuait ! Péré Dahuku, le nouvel arrivant dans le vestibule semble avoir retrouvé tous les réflexes de vrai, de bon kabyè : « Manger, voir brutaliser les Togolais et se taire ». Même le Dr Amah Gnassingbé a dû manger un peu avant de fermer les deux yeux pour toujours. Mieux qu’une tradition alors…. Les rares qui ont tenu comme le commandant Djoua Yoma semble être seul dans son caveau. Le commandant François Boko, a défaut de faire comme Thomas Sankara ou  ATT a préféré se la couler douce sous d’autres cieux. Le reste, de petits journalistes itinérants qui guignent les allées de la Marina [présidence togolaise, ndlr] ou de la primature ne sont plus prêt à parler de l’enfer carcéral de ces deux fils du septentrion dont le seul tort, est  d’être né kabyè et d’avoir refusé de marcher au pas.

La libération du Togo semble ne pas être pour demain…

Camus Ali Lynx.info

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