L’actuelle Côte d’Ivoire fait peur

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S’il avait su que la gestion d’un Etat n’était pas une sinécure, il n’aurait jamais un seul jour rêvé de diriger la Côte d’Ivoire. Son état psychiatrique actuel est comparable à celui d’une personne enfermée dans des toilettes, en train de déféquer et, qui refuse d’humer l’odeur de ses propres excréments. Puis maladroitement, tente vainement de tirer la chasse d’eau qui finit par rompre et, comme elle ne peut supporter l’odeur nauséabonde qui s’en dégage, est contrainte de s’en éloigner tout en faisant des détours furtifs pour se rassurer de quoi il en retourne. Tel est résumé l’état pathologique du bourreau de Duékoué. Après avoir été choisi par la France de Jacques Chirac et de ses successeurs à la tête de l’état français pour déstabiliser la Côte d’ivoire.

Après avoir été aidé à scinder en deux notre pays avec sa rébellion particulièrement meurtrière et s’être fait enfin installé au pouvoir par la France-à-tuer, Alassane Dramane Ouattara n’avait jamais imaginé que le pays qu’il aspirait à administrer par procuration, paisiblement, allait être si indocile. Toujours en fuite dans les airs, suivi de sa Dominique Nouvian, barbouze en talons-aiguilles et femme frivole parmi les frivoles, il n’est pas du tout surprenant que certains Ivoiriens l’aient surnommé le Président du ciel ou encore Dora, allusion faite au très célèbre film d’animation “Dora l’exploratrice” très prisé par nos enfants.

Le président du ciel, démoniaque homme des nuages n’ose plus sentir l’odeur de la Côte d’Ivoire tant les senteurs de la putréfaction qu’il a commise le dérangent et le hantent. Il ne peut s’asseoir tranquillement pendant une semaine sur le banc présidentiel ivoirien qu’il partage avec l’ambassadeur de France à Abidjan, les militaires du 43e BIMA de Port-Bouêt, Dominique Nouvian la femme fatale et Blaise Compaoré le criminel sahélien. Tout ce beau monde, il est vrai chapeauté à six mille kilomètres d’Abidjan par la maison mère françafricaine. Assassinats, meurtres crapuleux, enlèvements, viols, braquages et mensonges sont les choses ensemencées par la Ouattarandie, consulat des goulags. “Il n’a réussi qu’à établir un système violent, porteur de risques pour l’avenir proche, garanti par une force armée disparate, illettrée et criminalisée, et qui ne peut survivre en dehors de la présence structurelle de forces internationales mises en situation de soutien à une dictature qui n’est plus si naissante que cela”. C’est ce qu’a affirmé sans ambages le célèbre journaliste Théophile Kouamouo. Propos auxquels je souscris. Pas besoin d’être au fait des câbles diplomatiques pour savoir que les chancelleries accréditées en Côte d’Ivoire doivent certainement regretter d’avoir coopté à l’initiative de Sarkozy un homme dont Imposture et Mensonge remplaceront, un jour, le patronyme sur son acte de naissance.

Plus rien n’est normal en Côte d’ivoire. L’armée et la police sont dirigées par des analphabètes qui, lors de contrôles d’identité, ne savent si la carte qu’ils ont en main est à l’envers ou pas. L’insécurité est appelée sécurité par Dramane-de-l’air. Au cœur du plateau ce sont les chasseurs traditionnels “dozo”, confrérie dont la noblesse a été dévoyée par Alassane-le-fou qui assurent la protection des bâtiments publics. Notre beau pays ne mérite pas ça! Ni en rêve ni dans la réalité. Ce pays que nos aïeux ont bâti consciencieusement et avec application, malgré les coups de boutoir des esclavagistes et leurs bateaux puis des colons de toutes sortes, des néocolons de toute nature parmi lesquels il ne faut oublier les immanquables pédophiles ne mérite pas ce qui lui arrive. Le désarmement des bandes armées fidèles au Seigneur de guerre Ouattara qui essaiment le territoire Ivoirien ressemble à l’Arlésienne. Ces criminels ne lâcheront jamais leurs armes car la violence chez eux est non seulement atavique, mais en plus, elle est culturelle. Dans la nuit du samedi au dimanche dernier, les attaques d’abord du commissariat de police du seizième arrondissement dans la commune de Yopougon puis ensuite de la base militaire d’Abengourou et enfin du camp militaire d’Akouédo, en sont des inquiétantes et permanentes illustrations.

Cependant la jeunesse, l’avenir du pays attend avec impatience la réouverture des universités. Les étudiants reprendront les cours le 03 Septembre, leur a-t-on promis avec du wifi sur le campus. A défaut de manger convenablement à leur faim, il leur a été promis ce jouet. Quand on sait que dans nos administrations, il n’y a pas d’ordinateurs et de photocopieuses… Quand on sait qu’une famille sur deux vit avec moins de deux euros par jour depuis que l’homme de l’air Ouattara a décidé de vivre dans les nuages, cela ressemble une fois de plus à une comédie. La hausse exorbitante du coût des inscriptions ne mérite même pas qu’on s’y attarde. Le seul économiste Africain du dimanche qui a fait ses preuves à l’université de Pennsylvanie en a ainsi décidé. Applaudissons donc ce surdoué de la machette et du famas mais, huons sa méconnaissance de tout. Oui, la Côte d’Ivoire sous coupe néocoloniale est nauséabonde. Les criminels sont assis sur le banc présidentiel ivoirien, sur leurs fronts scintillent les ingrédients d’un capharnaüm.

Kephren Neruda

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