Les récettes de la douane explosent. Les poches de Marc Ably Bidamon aussi !

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 Faut-il encore le dire tout haut au point de percer les tympans de chaque Togolais que, quand les récettes de la douane explosent, les poches de Marc Ably Bidamon deviennent aussi épaisses et les comptes de son mentor Faure se diversifient ?  Depuis que la France et le Burkina-Faso ont mis le braqué sur la Côte d’Ivoire par une guerre effroyable, le seul pays qui pouvait bénéficier des retombées des régies douanières était bien le Togo. Et entre décembre 2010 et Août 2011, la douane togolaise n’a jamais aussi explosé en chiffres. Mais les chiffres que le patron de la douane a donné seraient très inférieurs aux milliards encaissés . Au Togo, il est connu que le patron d’une société a le droit de danser et  dans le même temps de s’apprécier, d’autant plus que les commissaires au compte, les inspecteurs de douane et d’impôts ne jouent désormais que le rôle de faire-valoir, s’ils ne sont pas eux mêmes corrompus jusqu’ à la moelle épinière . Depuis la capture du pouvoir par Faure en 2005, la Musterkolonie des Allemands n’est plus que l’ombre d’elle-même. Un pays en ruine qui ressemble fort bien à un territoire post conflit. Tout est à reconstruire au pays des Gnassingbé sauf rien. Tous ceux qui ont séjourné un tant soit peu dans ce pays peuvent en témoigner. Ce petit rectangle de 56600 km2 regorge de potentialités jamais mises en valeur par manque d’une gouvernance claire et lisible. Plus de quatre décennies de gestion approximative sur fond de tribalisme ambiant, de clientélisme et de médiocrité ont plongé ce territoire phare dans le chaos. Aujourd’hui, les conséquences sont là sous les yeux de tout le monde. Un pays complètement décousu et à genoux que le clan au pouvoir peine à remettre sur les rails. Mis à part les promesses d’ivrognes, pas grand-chose sous le soleil chaud togolais sauf que ceux qui trônent haut à la tête du pays se sont beaucoup enrichis.
 
 Certes, le Togo vient de loin, les longues années de crise étant aussi passées par là. Mais si le pouvoir concédait des réformes de taille, le pays ne pourrait que mieux se porter. Le fonds manque le moins et les populations se sentent abandonnées à leur triste sort. Et pourtant, le prince, ses ministres, les DG de sociétés publiques et parapubliques et tout le gotha de ténébreux affairistes s’en sortent haut les mains. Depuis qu’ils disent aux autres Togolais de se serrer les ceintures, eux ils ne songent même pas diminuer leur train de vie parfois à la limite de la démesure dans un bled où s’acheter une baguette de pain est quasiment un luxe.   Certes, un ministre de Faure n’affrète pas d’avion comme ses collègues de la Côte d’Ivoire ou du Sénégal pour ne citer que ces deux pays dont nous connaissons les conditions de voyage des membres de gouvernement, mais son train de vie dans un pays comme le Togo actuel frise la provocation.

Il n’est pas ainsi bon d’être Togolais par ces temps. Au moment où d’autres peuples de la terre jouissent des différentes opportunités offertes par leurs gouvernants pour s’épanouir et faire éclore leur génie, le pauvre peuple togolais s’enfonce dans les tréfonds de la misère et de la clochardisation. En tout cas, il ne reste plus que la mort pour ce vaillant peuple du Togo qui a cessé d’espérer depuis des lustres. La descente continue de plus bel sous le regard impuissant des patriotes lassés d’un régime qui ne fait qu’enrichir les siens en feignant d’oublier le sort de millions d’âmes.

 Les fonctionnaires dont le nombre avoisine 46000, sont priés d’attendre encore et encore. Le prince a promis voir leur cas à partir de 2012 parceque les élections municipales comme législatives sont fixées à la même année. Comme par hasard. Le statut général de la Fonction publique qui date des années 60 est resté tel. Jusqu’ici, rien n’a bougé de ce côté sauf quelques miettes que les ministres de l’Economie qui se sont succédés au poste, essaient de jeter aux agents comme l’on balancerait un petit os à un chien pour calmer sa faim. Salaires très bas, les plus bas de la sous région excepté ceux de la Guinée Bissau, agents de l’administration publique aux abois, services publics au ralenti, le pays légué par Gnassingbé père et repris par son fils, ne se porte pas du tout bien. Entre temps, les médecins qui étaient fatigués de prêcher à chaque fois dans le désert, avaient dû sortir la grande artillerie pour se faire entendre. Leur tempête avait emporté le titulaire du poste, Komlan Mally. Ce dernier qui jouait au malin à son poste avait plié bagages laissant derrière lui colère et amertume.

La dèche qui a fait du Togolais le plus clochard de la sous région ouest africaine pour ne pas dire de toute l’Afrique, les gens d’en haut comme Faure et sa cour s’en moquent. Quand est-ce que le clan au pouvoir s’est un peu essayé à l’austérité ? Non, les Togolais peuvent continuer à broyer du noir et à se morfondre, ils s’en fichent. Ils n’ont pas fini d’amasser, de s’acheter de rutilantes voitures et de se taper les plus jolies villas. Que le Togolais meurt dans les hôpitaux faute de soins adéquats n’est pas aussi grave. Il y en a tellement eu que ceci est devenu normal au pays.

Jusqu’à ce que le dernier meurt !

Heureusement que le printemps arabe est survenu pour ouvrir les yeux à ceux qui refusent de voir et les tympans aux faux sourds qui font semblant de ne rien entendre.

Il faut stopper Marc Bidamon et Amana Agbenda

  Pendant ce temps, Faure lui-même, les Marc Ably Bidamon suivi par son colistier maison Amana Agbenda. Deux loghorées  qui ont fait des recettes de la douane leurs affaires personnelles qui piochent et dilatent les caisses à leur guise. (Nous reviendrons abondamment sur ces deux braconniers de la douane togolaise). Sam Bikassam, Fogan Adégnon, Ingrid Awadé pour ne citer que ceux-là, prennent soin de puiser dans les caisses des milliards pour aller planquer à Dubaï, Hong Kong et autres. Tout en respectant d’abord le rituel qui consiste à emmener la part du premier des Togolais. Tels des meuniers écrasant la farine pour leus clients, les DG des Impôts, du port et de la douane ont l’habitude de cacher leur part non moins négligeable. Pour le seul mois d’août, la douane déclare avoir engrangé la bagatelle de 16 milliards 71 millions 901 mille 38 F CFA. Ce chiffre officiel n’a de quoi faire jaser de succès quand on sait que le Togo est un véritable territoire douanier dans une sous région où les frontières sont aussi poreuses. Bidamon Ably a oublié de dire combien il a empoché dans cette affaire et combien il réserve à son patron Faure. 

Son colistier Amana Agbenda  qui officie comme directeur de l’informatique, des statistiques douanières, de la comptabilité et du budget  serait par vaux et monts dans le blanchissement d’argent. On lève des fonds de tous les Togolais et on les déverse en Europe chez des parents et amis, histoire de s’acheter des maisons, des appartements  par des prêtes noms dont le salaire n’aurait suffit à arrondir la fin d’un mois. On dilate les caisses et on se frotte la barbichette quand Faure fait parler de lui dans le braquage des urnes. Ici, le rêve est que le Boucher de 2005 reste au pouvoir pour des siècles et des siècles. Au Togo, ce ne sont pas seulement les Gnassingbé qui ont juré faire de la république un pays de vauriens. Il y a une belle liste de gens dont les Avoirs inquiètent. Nous ne refusons pas à ceux qui gouvernent les Togolais de ne pas penser à eux-mêmes d’abord parceque l’éducation de l’administrateur togolais est de se servir pas de servir. Mais leur propension à trop se servir pose problème.  Les hôpitaux sont devenus des mouroirs, les rues dignes de celles d’un pays post conflit, l’administration publique dont les locaux rebutent. Ça va encore durer pendant combien de temps? Ou bien le temps qu’une nouvelle génération de Togolais naisse ? Pis, c’est la « croissance à la Togolaise » dont parle la Banque Mondiale et les retombées de cette croissance, qui ne se font sentir que dans la vie de tous les jours des pillards de la république qui offusque le plus. Le peuple ne bénéficiant de rien, sinon de rien du tout.

 Et Bidamon, Agbenda assistés de tous les tenors du clan ont depuis mis le pays en lambeaux par les milliards de la douane. Mais il paraît que le deal est bien ficelé avec l’aide de quelques têtes brulées à Paris. Bruxelles étant devenu le sanctuaire sinon le corridor par lequel chaque prédateur trouve refuge. Avec biensûr la complicité ô combien très utile d’un certain ambassadeur appelé Félix Sagbo. Promis chers lecteurs nous y reviendrons avec plus de précision sur chaque illuminé de la douane togolaise.

Baba Toundé Lynx.info

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