La BM et la BAD amer : Faure et apparachiks ont fait disparaître 232 milliards des prêts.

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Troublantes révélations sur le détournement de l’aide internationale au développement au Togo 45% des 232 milliards de la Banque Mondiale et de la BAD ont pris des destinations inconnues.

C’est une opération conjointe menée par les agents des deux institutions financières qui a décelé les anomalies. La Banque Mondiale et la Banque Africaine de Développement (BAD) ont découvert la gestion mafieuse qui est faite des fonds qu’elles ont alloués au gouvernement togolais pour le financement de certains projets. Les institutions financières internationales découvrent donc le pillage systématique dont le Togo est victime de la part du régime RPT-UNIR.

La Banque Mondiale et la Banque Africaine de Développement (BAD) ont mené une opération d’évaluation et d’audit des projets qu’elles financent au Togo les 14 et 15 juin derniers. L’objectif selon les deux institutions financières était de « faire une revue détaillée de l’état d’avancement de l’exécution des projets financés par les deux institutions », ceci pour améliorer l’impact et l’efficience desdits projets. Ainsi, les auditeurs des deux banques ont passé en revue les portefeuilles des projets et programmes financés. Neuf (9) projets dont les coûts s’élèvent à 280 millions de dollars – soient 140 milliards de francs CFA- ont donc été passés en revue. Les auditeurs ont trouvé des anomalies graves dans les procédures de passation des marchés, la gestion financière, les politiques de sauvegarde environnementale et sociale et les mesures de suivi-évaluation. Les résultats de cette évaluation relèvent que près de 45% des fonds décaissés par les deux institutions pour le financement des projets ont disparu dans le circuit. Les autorités togolaises après avoir été mis au parfum des résultats de cette opération ont pris l’engagement d’améliorer la gestion des projets en prenant des mesures notamment le renforcement des capacités des coordinateurs et gestionnaires des projets. Faure Gnassingbé et ses comparses, pris en flagrant délit de détournements et de gestion mafieuse

C’est l’alibi qui a été chanté aux temps d’Eyadèma et de son fils. Le régime des Gnassingbé fait croire que si le peuple togolais croupit dans la misère, c’est à cause de la suspension de la coopération avec l’Union Européenne et les institutions internationales. La coopération et l’aide internationale ont repris mais 90% des Togolais vivent toujours avec moins d’un dollar par jour. La paupérisation de la population va toujours crescendo. On se demande à quoi sert la pluie de milliards d’aide internationale qui tombe sur le Togo depuis 2007. C’est ce qu’ont découvert les auditeurs de la Banque Mondiale et de la BAD. Cette manne est détournée par la classe de profiteurs qui entourent Faure Gnassingbé.

On se rend compte que le mal du Togo est dû au pillage des maigres ressources dont le pays dispose et celles données par la communauté internationale. L’engagement du pouvoir prête à sourire quand il prétend renforcer les capacités des coordinateurs et gestionnaires des projets. En réalité, ces derniers ne sont pas les vrais responsables des détournements et arnaques. Ce sont les ministres et autres pontes du pouvoir qui sont les vrais artisans et profiteurs du pillage. Faure Gnassingbé, lui-même est en tête de ce réseau de pillage. En sept ans de règne, il a construit des résidences présidentielles dans toutes les régions du pays. Avec quels fonds a-t-il pu ériger ces palais sultanesques. A ce qu’on sache, il n’est pas un vendeur d’arachides ou de tomates pour amasser autant d’argent en si peu de temps. De la même façon, il a fait enrichir sauvagement et illicitement beaucoup de ses amis.

Cette découverte de la Banque mondiale et de la BAD n’est que la énième de la série. On se rappelle qu’il y a quelques mois l’Initiative pour la Transparence dans l’Industrie Extractive (ITIE) a publié un rapport dont les résultats ont fait état de gestion opaque et calamiteuse des ressources générées par le secteur par les amis de Faure Gnassingbé.

Sam Gagnon

Le Correcteur 354

 

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