KKB: Peu avant qu’on ne le tabasse, le journaliste Camus Ali l’avait appelé.

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Il y a de ces jours où on a envie de dire à l’autre de rebourser chemin, de ne pas y aller. Dans une Afrique qu’on peut vous taxer de superstitieux et  de tous les noms, moi le Togolais, que pouvais-je dire à un ivoirien qui connaissait  bien son pays et de surcroît était le président de la jeunesse du plus vieux parti de Côte-d’Ivoire (PDCI RDA) ? Quand j’appelai Konan Kouadio Bertin, il était dans sa voiture en route pour Bonon. Je voulais une interview. Dans l’incapacité de le faire instantanément, il me remis son courriel de lui laisser un protocole d’interview. Je voulais lui demander de réfléchir par deux fois avant d’aller à ce rendez-vous. D’autant plus que, un travail de terrain de quelques « infiltrés » ivoiriens du Lynx nous disait clairement que rien ne va en Côte d’Ivoire. Bertin, n’as tu pas peur d’aller en province dans une Côte d’Ivoire devenue un pays de non droit l’avais-je demandé ? Une voix me dit de lui dire d’être prudent. J’ai alors dit mon frère : « Prends soins de Toi » . Hier, je passai mon temps à le rappelai parce que je n’avais pas bien noter son adresse mail. Un ami journaliste me signalai que Konan Bertin tabassé, on lui aurait déchiré les habits et qu’il était hospitalisé à Daloa. Je lirai dans les heures suivantes sous la plume du confrère César Ebrokié ces mots du politique: « Je suis touché à la tempe, au niveau de l’épaule droite».

 Ironie du sort, tabassé par les militants du RDR pourtant allié à son parti le PDCI . « Voilà Kkb, tuez-le » ! auraient lancé surexcités les nervis d’AlassaneOuattara. Des recoupements du Lynx, les vieux crocodiles du  PDCI, son parti ne sont plus sur la même longueur d’onde que le jeune politique qui disait pousser ces derniers à voire la réalité sur les échecs répétés du parti aux joutes électorales : « Personne ne réussira à me faire taire. Si on cherche à me faire peur, à me faire taire, alors qu’ils sachent qu’ils se sont trompés de cible. Il faut qu’on sorte le débat de là où on veut l’installer, c’est-à-dire que je m’attaque à Bédié, pour en faire un débat sain ».

Quand on sait que Henri Konan Bédié n‘est pas sur la même longueur de réformes du parti que le jeune politique, on peut aussi faire un exercice d’investigation et supposer que le ver était dans le fruit. Par une mission conjointe PDCI et RDR, Bertin ne pouvait que connaître les affres des soudards du RDR. Mon frère Yako !

Camus Ali Lynx.info

 

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