Me Jules Kibalo Adom collabo de Faure ? Son seul tort, fils kabyè et avocat de Julie Beguèdou

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Dur dur d’être cadre, intellectuel ou officier kabyè au milieu de quelques journalistes d’opérette. La méchanceté togolaise a atteint des limites qu’il faille demander une thérapie collective pour tous. Quand le dernier carré d’amis s’était réuni dans sa modeste maison de Linselles en banlieue lilloise, nous savions que beaucoup de « têtes brulées » n’étaient pas là pour pleurer avec nous la mort de notre frère, parent et ami Me Jules Kibalo Adom. Mais il fallait faire avec… De petits espions, travaillant pour une cause aussi vile allant aux malhonnêtes, qui s’efforçaient de nous faire avaler le mensonge qu’ils pleuraient, eux aussi, il y en avait tout. Ici aussi, il fallait faire avec… Il faut le dire haut et « Faure », la presse togolaise est non seulement dangereuse pour la république mais aussi pour chaque citoyen togolais. Alors que nous pleurons la mort de ce brillant avocat, qui vivait en retrait, tel une ermite, sa mort nous révélera qu’il n’est guère facile de naître Kabyè et de jouir du fruit de ses efforts. Et pour cause. Un article au vitriol d’un bonhomme aussi vil qui tient un journal aussi brouillon, viendra conforter nos craintes sur la dangerosité de la presse togolaise. Le mensonge était là et avait tous les airs d’un tribalisme sous les tropiques. Dans la foulée, il s’agit d’un avocat nommé Jules Kibalo Adom. Kabyè et fils de Pya. Selon le journal La Nouvelle de Bonero Lawson, feu Jules Kibalo Adom travaillait avec le pouvoir. Autant demander à son parent d’Aného, Kofi Gervais Djondo, où a-t-il trouvé les milliards pour se construire toute une compagnie aérienne. Autant demander à ses sœurs de la partie méridionale qui se bousculent pour faire enfants avec les Gnassingbé si c’est l’amour ou l’argent qu’elles cherchent. Autant demander à tous ces thuriféraires au  sud du Togo pourquoi sont-ils devenus la cuirasse de la dictature togolaise. Bas les pattes !  Quels sont les Togolais qui ont le profil pour profiter du régime et quels sont les autres qui ne le méritent pas ? Le mensonge devient grand, quand le journal avance le chiffre d’un contrat évalué à quatre milliards aux mains de Me Jules Kibalo Adom. Pour une fois, Ingrid Awadé peut en rire gauloisement. Elle sait que le mensonge est tellement gros et le journal tellement petit. Elle sait qu’elle n’a pas fait le déplacement de Lille et que, c’est bien Julie Bedegou qui était arrivée pour pleurer la mort de celui qui représentait ses intérêts, sa défense. Il faut crucifier le journal La Nouvelle sous l’autel du mensonge !

Me. Jules Kibalo Adom… témoignage de Camus Ali

Nous sommes en 2002 à la veille des élections présidentielles. Le candidat Gilchrist Olympio de l’Union des Forces du Changement (UFC) est mis « out » par la dictature. Encore journaliste chez Togoforum, le seul journal online qui avait pignon sur rue, nous nous  réveillons avec un coup de gueule de Comi Toulabor. Le politologue, au micro du journaliste Christophe Boibouvier de RFI, peint la situation togolaise en tirant à bout portant sur l’ethnie kabyè qui servait, selon lui, de cuirasse à la dictature avant de finir sa course en comparant le drame de son ex-mentor Gilchrist Olympio à celui d’Alassane Ouattara. C’est dans ce méli-mélo que sortira de nulle part Me Jules Kibalo Adom.

Dans son droit de réponse à RFI, ( Cliquez ici pour lire le droit de réponse) l’avocat recadrera le politologue avant de tirer une conclusion qui faisait l’unanimité de tous. Quand nous avions la copie de son droit de réponse, mon directeur de publication d’alors, Joseph Takeli, me demanda de rentrer directement en contact avec lui. Des courriels tout azimut sont envoyés afin qu’il nous rejoigne à la rédaction. Maître de Conférences des Universités, Chercheur et Avocat, l’homme m’enverra un courriel dans lequel il s’excusa que le temps lui faisait énormément défaut…

Quand un Adom m’ouvre les portes vers un autre  Adom !

Nous sommes en 2007, au nom de Togoforum je fais part au ministre Gilbert Bawara par courriel que c’est indécent voire injuste d’oublier Togoforum, le plus vieux journal online que le Togo possède, pour la  couverture de la table ronde de Bruxelles. Le ministre Gilbert m’invite à venir à Bruxelles. Avant de tendre le micro de Togoforum à Louis Michel et au tout nouveau premier ministre Gilbert Houngbo, je vois un autre Adom. Quelques politesses, et nous nous retrouvons dans un restaurant dans le bouillant quartier bruxellois de Matongué. J’ai désormais accès directement à l’avocat Jules Adom.

Notre rencontre à Villeneuves d’Ascq

A une table, sablant le champagne, l’avocat me révèle ses faiblesses : femmes et champagne. Pour être franc, je n’étais pas mieux que lui …

D’Ingrid Awadé à Julie Beguedou. Entre « amour » et « défense » de deux filles gâtées de la république

Qu’on ne se cache pas la face. Avant de déposer ses valises comme petite amie ou mieux fille de passage  du président de tous les Togolais, Ingrid Awadé avait d’abord « essayé » avec le bel avocat. La petite histoire raconte comment la première compagne de l’avocat s’était jetée sur lui comme une tigresse quand notre Ingrid « nationale » s’était rapprochée « faurtement » de lui. Passons. Depuis, très méfiant du pouvoir en place à Lomé, l’affaire sur le riz contaminé où le confrère l’Indépendant Express avait fini par se dénuder complètement, rapprochera Me Jules Adom et sa cliente Julie Beguedou, elle aussi en première page dans la collection du prince. Mais avec un enfant en plus ! Un tour au Togo courant Novembre 2012 et le dernier fin juillet 2013 lui sera fatale. Au sortir de son cabinet, l’avocat ne put démarrer sa voiture. Deux jours d’intenses soins des docteurs Lillois ne donneront rien. Au soir du vendredi 13 septembre 2013, la nouvelle nous tombe dans les tympans. Jules est passé de l’autre côté de la rive. En définitive, reprocher à un avocat de défendre l’ange ou le diable soit-il relève de la pure ignorance. Mieux, il faudrait que les journalistes togolais grandissent et fassent la différence  entre ce qu’on appelle profession, affaires familiales et politiques. Mais diantre ! Quand  Me Dodji Apevon et Isabelle Ameganvi défendent Pascal Bodjona qui cela gêne dans la corporation ? Pourquoi la défense de Julie Beguedou par un de ses frères de Pya devrait-elle soulever  un tollé au point qu’on invente des chiffres ridicules sur un contrat fictif qui n’existe pas et n’a jamais existé ? Quand Jacques Verges, militant anticolonialiste défend les pires nazis et les dictateurs africains, cela ne semble gêner personne au Togo et encore moins le journal La Nouvelle. Mais le tort de Me Jules Adom, en défendant les intérêts de Julie Beguedou, serait-ce parce qu’il est Kabyè ? En attendant, la question qui nous taraude l’esprit à Lynx.info est celle-ci : Un Kabyè, homme de droit, a-t-il le droit de défendre un autre Kabyè ou pas ? Le débat est ouvert !

Camus Ali Lynx.info

 

 

 

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