Ils sont trois, ces Togolais que Unir -RPT- UFC ont tué à Dapaong

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Depuis le début de la grève des fonctionnaires appelée par la Synergie des travailleurs du Togo (STT), les élèves, privés de cours à l’approche des examens de fin d’année, sont descendus par centaines de milliers dans les rues des principales villes sur toute l’étendue du territoire national pour exiger du gouvernement la satisfaction des revendications qui font l’objet de la grève afin que leurs enseignants puissent reprendre les cours et terminer les programmes scolaires.

Ces manifestations qui, partout ailleurs se sont distinguées par leur responsabilité, ont subi, dès le départ à Dapaong tout particulièrement une répression féroce et systématique.

C’est dans cette situation que, le lundi 15 avril 2013, alors qu’ils manifestaient pacifiquement en revenant des bureaux du Préfet de Dapaong, les élèves ont été pris sous les tirs à balles réelles d’un policier du Commissariat de la ville qui a abattu froidement, Anselme Gouyano SINANDARE, jeune élève de 12 ans en classe de 6e. Touché en plein cœur par une balle qui, après lui avoir traversé la poitrine, est ressortie par le dos en y laissant un trou béant, il s’est entièrement vidé de son sang et  a rendu l’âme sur le champ, rien ne pouvant être fait pour le sauver.

Dans la bousculade qui a suivi cette sanglante répression, une jeune fille de 14 ans a été piétinée et en est morte.

Ce 17 avril, on apprend la mort d’un autre élève, Douti SINANLENGA, en 1ère A4  dans un établissement privé de la ville, décédé des suites de ses blessures, après avoir été sauvagement passé à tabac par les forces de police et de la gendarmerie lors de la répression barbare déchaînée contre les jeunes manifestants le 15 avril dernier à Dapaong.

Face à cette inqualifiable répression, la population de Dapaong s’est insurgée et s’est attaquée à aux symboles du pouvoir particulièrement de forces de répression, mettant à sac et incendiant les locaux et véhicules du commissariat, de la gendarmerie, de la mairie ainsi que le camion de transport de troupes par lequel fut convoyé un contingent de militaires du Camp de Nioupourma sur la ville de Dapaong où il a été mis en déroute et a dû prendre la fuite.

Le Parti des travailleurs dénonce et condamne avec la plus grande vigueur cette répression aveugle et barbare d’un mouvement spontané de jeunes élèves qui ne faisaient que réclamer leur droit légitime aux études face à l’incurie d’une politique gouvernementale qui met en danger leur avenir.

Force est de constater que cette politique d’assassinat de jeunes manifestants se situe dans la tradition d’une politique d’impunité d’assassinats criminels de jeunes manifestants par les forces de répression du régime RPT/UNIR. Elle fut inaugurée par l’assassinat de Lukman Fabuale, jeune élève de 12 ans, lâchement et délibérément écrasé par une jeep de militaires des FAT (immatriculé FAT 1760) lors de la manifestation de protestation des étudiants en grève soutenus par les femmes de Lomé le 16 mars 1991, l’assassinat de deux jeunes élèves dont Kossi ADJON dit Tintin, sommairement abattus par des éléments des forces de l’ordre, le 5 avril 1991, alors qu’avec un groupe de jeunes élèves, ils tentaient de déboulonner la statue de Gnassingbé Eyadéma sur l’esplanade du Palais des Congrès.

Il faut que cessent ces odieux assassinats de jeunes élèves restés impunis jusqu’à ce jour !

C’est pourquoi, le Parti des travailleurs exige que tant ceux qui ont donné l’ordre de réprimer et de tirer sur les jeunes manifestants de Dapaong que ceux qui ont assassiné Anselme Gouyano SINANDARE et Douti SINANLENGA soient arrêtés, jugés et châtiés afin que fin soit mise à l’impunité qui couvre cette politique criminelle du régime RPT/UNIR.

Tout en réitérant son soutien à la grève des fonctionnaires appelée par la STT et son exigence que les revendications qui en font l’objet soient immédiatement satisfaites, le Parti des travailleurs appelle tout le peuple togolais à constater que la voie la plus efficace pour obtenir la satisfaction de ces revendications et la préservation de la vie des jeunes élèves qui représentent l’avenir de notre pays est de mettre fin à ce régime criminel du clan des GNASSINGBE.

A bas le régime assassin de Faure Essozimna GNASSINGBE !

Lomé, le 17 avril 2013,

Pour le Parti des travailleurs,

Le Secrétaire chargé de la coordination

Claude AMEGANVI

 

 

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