Grande Première : Excuses de La Dépêche au peuple Tem

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Dans un article intitulé :  » Litige foncier entre les préfectures d’Assoli et de la Kozah : difficile cohabitation entre les Kabiye et les Kotocoli « , Kao Victoire tente d’élucider tant bien que mal les quelques difficultés qu’éprouvent les Kabiyè et leurs cousins Kotocoli dans leur cohabitation quotidienne.

Dans cet exercice difficile, l’auteur de l’article, aurait manqué de subtilité littéraire pour mieux poser le problème. Aussi, est-il trop vite allé en généralisant son argumentaire relatif aux raisons probables de la floraison d’intellectuels chez les Kabiyè contrairement aux Kotocoli, une ethnie où ils sont peu. Pour les besoins de la clarté, rappelons que de tous les temps, le grand groupe Kotocoli-Tem, a toujours vécu en toute intelligence avec les Kabiyè.

A ce propos, il convient de signaler qu’il y a de temps en temps, des incompréhensions entre les Kabiyè et Kotocoli, une chose naturelle qui n’est pas une invention du Togo. La même rivalité existe partout. On note de pareilles incompréhensions en Belgique entre Wallons et Flamands et en Suisse entre les germanophiles et les francophiles. Au niveau des Nations, il y a eu une rivalité permanente qui oppose Français et Allemands, pour ne citer que ces quelques exemples.

Mais malheureusement, depuis la publication de cet article dans les colonnes de La Dépêche, les partisans de la doctrine de  » Diviser pour régner  » y ont trouvé un terreau fertile sur lequel ils peuvent faire pousser leur basses besognes qui leur permettra d’opposer les deux ethnies comme ils l’ont fait dans les années 1990 entre les ressortissants du nord et leurs frères bien aimés du sud dans le Kloto et ailleurs.

C’est ainsi qu’à travers une littérature foisonnante, un véritable appel à la haine, ils ont, habilement sorti l’article de son contexte en mettant en exergue, juste, l’aspect le plus sensible, pour inciter les Kotocoli à la haine tribale. C’est cet hymne guerrier que le site : Lynx-Togo et d’autres ainsi que certains journaux privés, ces clairons de la haine tribale et partisans des guerres fratricides ont repris en chœur en amplifiant, selon les objectifs visés, les aspects ultra-sensibles touchant à l’orgueil des deux ethnies.

Et ça n’a pas raté. L’objectif inavoué de l’opposition, cette pyromane qui, depuis belle lurette, travaille pour opposer davantage les frères Kotocoli et Kabiyè. Leur bonheur est de ne jamais voir ces frères de même souche s’entendre. Ces diviseurs professionnels ont, déjà mis leurs desseins à exécution, dans les années 1990…. Ils ont poussé les Kotocoli de Sotouboua à s’en prendre aux Kabiyè aux motifs qu’ils sont les vrais propriétaires des terres que cultivaient ces derniers.

Ces partisans de la terre brulée ont aussi réussi le même tour de bras à Barkoissi, en opposant les Tchokossi, les Moba et les Gangans

A Guerin-kouka, pour les mêmes thèses, les mêmes sirènes ont amené les KonKomba et les Mossi à une bagarre stérile.

Aujourd’hui encore, ils veulent user des mêmes astuces pour opposer les Kotocoli aux Kabiyè en s’appuyant sur un pauvre article de réflexion qu’a écrit un journaliste de La Dépêche. Mais, je crois que c’est peine perdue. Cette fois-ci, ils doivent compter avec la maturité politique des deux peuples qui savent que  » ce qui les unit est plus fort que ce qui les divise « .

La preuve, c’est qu’ils ont poussé le très respecté confrère Bachirou Ayeva (qui pendant longtemps, eu égard au comportement irresponsable de la classe politique togolaise, a préféré le silence à l’hypocrisie) à sortir de son mutisme bruyant de mots, pour tirer à boulets rouges sur les Kabiyè, les oncles de ses cousins.

Les Kabiyè et les Kotocoli étaient et sont plus que des frères de sang. Pour s’en convaincre, il suffit de partir de leurs langues qui sont faites, dans la totalité des mêmes mots. La différence entre les deux langues ne tient quelquefois qu’à une petite déclinaison. Quiconque parle Kabiyè parle automatiquement le Kotocoli et vis-versa. La seule différence entre les deux peuples reste à ce jour, la foi religieuse, les uns (les Kotocoli) étant en majorité musulmans et les autres, (les Kabiyè) animistes et chrétiens en majorité.

Somme toute, ces raisons ne sont pas suffisantes. Eu égard aux bénéfices inestimables que les peuples tirent de la paix et du bon voisinage, les Kabiyè et les Kotocoli-Tem ne se laisseront pas tromper. Le lien de sang qui existe si heureusement entre les deux peuples est si fort que rien ne pourra l’altérer. Que les diviseurs l’apprennent à leurs dépens.

C’est pour cette raison fondamentale que La Dépêche, votre journal, pour rien au monde, n’offrira aux ennemis, adeptes de la haine tribale, l’occasion pour diviser les deux peuples dans le seul but de faire couler inutilement le sang des deux peuples frères.

Aussi, tout orgueil mis de côté, et dans le respect de des deux LIVRES SAINTS qui nous recommandent  » de nous aimer les uns les autres, de la fraternité et des vertus de la paix, La Dépêche, voudrait demander respectueusement à l’honorable et grand peuple Kotocoli-Tem de bien vouloir l’excuser si quelque part, il a été touché dans sa fierté par quelques propos que soient . Une sagesse Kotocoli ne dit-elle pas que  » celui qui s’excuse ne devrait plus être convoqué chez le chef « .

De même, le bon sens kabiyè ajoute que:  » la canne, symbole de la famille, peut se courber mais, ne se casse jamais.  » ! Mes frères Kabiyè et Kotocoli sachez aussi que  » les souris de la même case ne se mordent pas jusqu’à l’os « . A BON ENTENDEUR, SALUT.

La Rédaction

 

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