Gilbert Bawara au four et au moulin ! Il faut que Faure Gnassingbé soit réélu !

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L’opposition aurait été plus crédible si de loin elle regardait la plèbe gesticuler avant de s’auto proclamer premier parti qui doit régner à vie sur le Togo

Nouveau quinquennat, nouveau feeling. Décontracté, lunette de soleil ou de lecture, c’est selon. Blazer et chemise pour faire gentleman. Gilbert Bawara (newlook) semble tout nous servir. L’homme a bien raison. Face à lui, une opposition pratiquement inaudible, moribonde et craintive de la réaction d’une population trahie au soir du 25 avril. Le boulevard pour un nième mandat entre Gnassingbé père comme fils semble être empaqueté. Ici, ce n’est plus le produit qui compte mais bien l’emballage. Tabiou Taffa (Ceni) et Abdou Assouma (Cour Constitutionnelle) ont déjà leurs écritoires qui scelleront la nième victoire de « Gnassingbé fils ». Au Togo, il y a une seule famille qui gagne et doit gagner : les Gnassingbé. On se demande même si tout ce tintamarre de Gilbert Bawara pour une soit disant explication à la population pour une élection gagner d’avance à son sens d’être ? L’opposition aurait été plus crédible si de loin elle regardait la plèbe gesticuler avant de s’auto proclamer premier parti qui doit régner à vie sur le Togo. Dans le même ordre d’idées, le politologue franco-togolais Comi Toulabor dans une interview à Lynxtogo.info n’avait pas porté ses gants pour dire que, cette élection était sans objets, donc pliée d’avance. D’un air amusé, l’homme écrit : « L’électeur togolais ira peut-être (je dis bien peut-être) aux urnes en avril prochain, mais pour valider officiellement des résultats déjà actés officieusement sur les tablettes de Gilbert Bawara ». Tout est dit ! Pourtant, cette mise en garde semble passer sur la peau de Jean-Pierre Fabre et de ses petits amis comme l’eau sur les plumes d’un canard. Ici, il est question de sous, de gros sous que d’irresponsables empocheront au soir de leur ultime traitrise. De l’autre côté Gilbert Bawara et amis n’ont jamais été aussi si heureux sinon sûrs d’eux même. La menace d’une opposition en rang de bataille semble être depuis dissipée dans des querelles d’ego, de leadership. Nous n’assisterons plus à cette scène surréaliste de 2005 où tout une armée courait avec des bulletins de vote qui se retrouvaient sur l’asphalte. Nous sommes loin du Vsat de 2010 qui n’aura pas fonctionné. Cette fois-ci le bourreau n’a même plus besoin de son croc de boucher. La victime [opposition togolaise, ndlr]elle-même semble avoir reconnue que le bourreau avait toutes les raisons de le châtier et ce, depuis cinquante ans. A l’aise, le dandy Gilbert Bawara a rendu visite à la population de son quartier et peut lâcher :  « J’ai expliqué à la population d’Agoè Nyivé toutes les mesures que le gouvernement a prises à travers la mise en place d’une Commission électorale nationale indépendante inclusive où sont représentées toutes les tendances aussi bien l’opposition parlementaire que de la majorité parlementaire, les partis politiques extraparlementaires, la société civile, les moyens financiers qui ont été mobilisés pour favoriser la campagne des candidats, la désignation et le déploiement des délégués des candidats dans les bureaux de vote ». Comme si lors des précédentes joutes électorales, l’opposition n’avait jamais envoyé des délégués dans les bureaux de votes pour être ensuite flouée ! C’est la bonne manière de prendre ses concitoyens pour des cons, des vauriens, des éternels petits enfants !

Le problème du Togo ne serait-il pas cette dictature du père Gnassingbé qui a façonné les fils et les filles faisant de nous un peuple de poltrons, de traitres et de…. ?

Djima Matapari Lynx.info
 

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