Financement des candidats: La directrice nationale de campagne de Koulibaly répond au pouvoir

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La loi dit que tous les candidats doivent être traités de façon équitable

Interrogée par l’Intelligent d’Abidjan, la directrice nationale de campagne pour la stratégie du Pr. Mamadou Koulibaly, Nathalie Yamb, réagit aux propos des tenants du pouvoir, qui prétendent que l’Etat n’a pas obligation de financer les candidats à l’élection du président de la République.

« J’aimerais leur répondre que l’article 9 de la loi n°2004-494 du 10 septembre 2004, relative au financement sur fonds publics des partis et groupements politiques et des candidats à l’élection présidentielle et abrogeant la loi n°99-694 du 14 décembre 1999, dispose, d’une part, que les candidats à l’élection présidentielle bénéficient d’une subvention exceptionnelle et d’autre part, que le montant de cette subvention est inscrit dans la loi de finances de l’année de l’élection présidentielle. Affirmer le contraire dénote une méconnaissance de la loi.

Ensuite, je voudrais dire à ces « proches du pouvoir« , que mêmes si ces dispositions légales n’existaient pas, toute la Côte d’Ivoire voit que le candidat Ouattara, depuis plusieurs années, pioche allègrement dans les caisses de l’Etat pour financer sa campagne. Il est actuellement en campagne à l’intérieur du pays, il fait des meetings lors desquels il demande aux populations de voter pour lui et il appelle cela « visites d’Etat ».

La loi dit que tous les candidats doivent être traités de façon équitable. Nous attendons donc de l’Etat de Côte d’Ivoire qu’il mette à notre disposition des fonds qui sont en adéquation avec ceux dont dispose le candidat Ouattara. En effet, depuis le 9 septembre 2015, date de la publication de la liste des candidats définitivement retenus par le Conseil constitutionnel, Ouattara a déposé sa casquette de président de la République pour enfiler celle de candidat à la présidentielle, comme les neuf autres. Toutes les dépenses qu’il a engagées sur fonds publics depuis cette date, il les a effectuées en tant que candidat à la présidentielle. Tout cela doit et va être chiffré et nous réclamons donc exactement les mêmes sommes et moyens qu’il s’est lui-même octroyés. Nous savons que M. Ouattara et son entourage sont en conflit permanent avec la loi, et pourtant, celle ci qui s’impose à tous. »

L’Intelligent d’Abidjan | 30 septembre 2015

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