Faure: L’éternelle fuite en avant

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Il aime tout dans ce monde, sauf les équations difficiles à résoudre. Les formules compliquées, les défis sont son souffre douleur. Le rêve pour son peuple lui donne des migraines. Il voulait le pouvoir, un gotha d’hommes en képis le lui a remis en 2005 sans qu’il ne se fasse élire. En récompense, il a réussi à renverser les valeurs. La loi du plus grand nombre qui fait le principe cardinal de la démocratie est parti en fumée. Au Togo,démocratie rime avec petit nombre, petits partis politiques, petites gens. D’ailleurs sans  les évenements brusques en Afrique du nord qui balayent vieux comme jeunes dictateurs, Faure n’aurait pas pris conscience qu’il est assi sur un brasier. Pour lui, les 61% sortis de son propre laboratoir comme son score lors des présidentielles de  mars 2010, étaient son vrai poids politique. À force même de s’éloigner chaque jour du peuple , il prend ses rêves pour des réalités. Rapidement, que nous vaut encore une table ronde au Togo après avoir signé 13 qui ont enteriné le RPT comme seul parti chargé de diriger le Togo?

Bodjona sort la vieille récette : Le divisé pour régner

Le divisé pour régner si cher au RPT ! Et il n’a pas tord le colosse. L’homme connait la mentalité collective des opposants togolais. Non seulement il la connait au millimètre près, il sait comment ils tiquent. Pascal Bodjona, sait que celui-ci manque de femmes, celui-là de voitures, de maisons, de terrains… Tous les opposants togolais ayant des réflexes proche du chat, avec une petite souris jetée, et bienvenue la course à celui qui sera le premier à attraper la petite bête.
Et le RPT a bien ce trésor pour s’en acheter autant de souris, comme de cobailles pour les chats . Ils en ont tellement  des moyens financiers qu’il peuvent se payer Dieu lui même. Sinon comment peut-on expliquer que le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) qui appelait encore quelques jours à l’union de l’opposition puisse se présenter au palais de la Marina sans les autres partis de l’opposition au matin du 7 mars? Comment peut-on expliquer que le RPT soit plus interessé à celui qui a récolté 5% de suffrages que celui qui en a eu 34 %? Comment peut-on s’interesser aux partis comme OBUTS PDP, CDPA  qui ne totalisent pas 3% et qui  dans un pays respectable devraient être effacés de la carte politique? Pour ce faire, Faure avait besoin de son dinosaure maison , Pascal Akoussoulelou Bodjona. Toutes les casserolles de triche et de confusion sur sa fortune personnelle, il s’en tape. Le président connait  la force de son ministre. C’est lui qui a bouclé le bec au tonitruant Nicolas Lawson  en brassant 10.000 dollars comme caution afin qu’il soit libéré de la prison au Ghana. C’est lui qui a ramené Gilchrist Olympio à la maison RPT. C’est lui qui se vante d’avoir les amitiés avec tous les opposants Togolais comme des sorciers blancs. Et enfin c’est bien Bodjona qui sait combien d’épreuves, et a qui, la patronne de la CDPA Brigitte Jonhson Adjamagbo les revendait à l’Université. Ce tas de dossiers noirs fait que  Faure a compris que Bodjona est l’homme incontournable. Celui qui peut du haut de ses kilos s’asseoir sur une opposition en mal de repère et l’ettouffer pour cinq ans encore. Réussiront-ils cette fois-ci à battre K.O L’opposition au 14ieme round des négociations après l’avoir fait tellement avec brio au 13 ième à Ouagadougou dans leur petit jardin ?

Pousser le RPT au partage du pouvoir: la solution?

La force même du RPT est de vous ouvrir un boulevard pour que vous rentrez à la mangeoire. C’est dans cette cage que tout le monde prend désormais l’habit rpétiste ou rpétiste qui s’ignore. Léopold Gnininvi,  Yaovi Agbeyibor, Antoine Folly, Joseph Koffigoh n’ont plus retrouvé leur capacité de discernement depuis qu’ils ont « goûté ». Même Agbeyomé Kodjo qui a donné l’impression avec sa lettre légendaire en 2002 , « Il est temps d’esperer » n’est pas totalement dépoussiéré et dépossédé des démons de la maison. Pour un petit pays avec des partis aussi miniscules que leurs dirigeants, pour l’amour du pays, les élus devraient trouver les outils juridiques nécessaires pour arrêter un peu le désordre qui s’opère sous nos yeux. Ici, il n’est plus question de pousser un parti aussi enraciner  et avec des tentacules dans tous les périmètres de l’appareil de l’Etat  à un partage du pouvoir. Il est question de s’affirmer comme le vrai gagnant des élections du 4 mars 2010. Ces élections ayant été une escroquerie politque, il faut négocier dans le sens à passer à une transition politique. D’ailleurs, le commandant Francois Boko qui  criait par médias interposés a fini par avoir raison. Pour être précis, rien ne va au Togo. Nous vivons dans un pays où le préfet de la République règne  avec un peu du saupoudrage combiné à une fuite en avant. Faure le veut ou pas la révolution aura bien lieu. A lui d’anticiper en déverouillants toutes les portes qu’il a utilisé pour avoir les pleins pouvoirs dans un pays qui lors d’un reférendum de 1992 avait voté à 98% la facon dont  il voudrait être dirigé. 

Il appartient à Jean-Pierre Fabre à travers le FRAC, de déterminer une manière responsable de lutte en ne laissant plus en son sein des taupes qui sont prêts à faire sinon à dire une chose et son contraire. Au demeurant, c’est dans la bulle d’Alice au pays des Merveilles que nous lisons le confrère Courier de la République dire que : « Même sans l’ANC, le dialogue aura lieu ». Au Lynx nous répondons, que ce dialogue se tienne sans l’ANC afin que Faure face encore du surplace. Le Togo n’a jamais aussi été près du but. Il appartient au FRAC et à Fabre de trouver la solution idoine pour faire marcher les Togolais sur les vestiges du passé. Je veux dire sur le RPT quarantenaire….

Camus Ali Lynx.info

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