Faure, bourreau de 2005 va dérouler le tapis rouge au Boucher d’Abidjan

0

Les victimes de Ouattara à Duekoué (photo Caritas)

Guia !  Le bourreau des lagunes d’Aného et des plaines d’Atakpamé (500 morts selon l’ONU)   va dérouler le tapis rouge au Boucher de Duekoué   (3000 morts selon l’ONU). Les deux néophytes totalisent 3500 morts et des centaines de milliers de réfugiés. Dans une Afrique parsemée de dictateurs, ça se fête !  Les préparatifs vont bon train à Lomé pour l’arrivée de l’enfant de Dimbokro et on se demande de quelle sauce  les deux peuples devraient être mangés par leurs bourreaux respectifs quand,  deux « gurous » de leur trempe se retrouvent. Les deux économistes avec le même parcours devraient se retrouver « Face to face », du 14- 15 Novembre 2011 à Lomé. Du côté français, on tient les deux satrapes par leurs queues. Charles Debbasch du côté de Lomé et Philippe Serey-Eiffel du côté d’Abidjan. Quand on ajoute l’ambassadeur Jean-Marc Simon ça fait gros !

Si Lomé est devenu un sanctuaire par lequel  la France passe pour mettre la main sur les autres pays de son pré-carré, Abidjan est décrit comme le prochain comptoir aux esclaves. Et à l’allure brutale de la nouvelle donne en Afrique, tout semble être  fin prêt pour que nous retournions aux siècles des chaînes. Sur le plan intérieur, Ouattara  a mis 87.000 ivoiriens selon les syndicats au chômage et espère trouver dans les 18 mois prochains 50.000 jobs pour les ivoiriens. On croit rêver ! Dans la nouvelle Eburnie, on expérimente les tonneaux des Danaïdes au vu et au su de tous, sans que les africains n’ouvrent grandement les yeux et que cela n’émeuve le premier diplomate Occidental à Abidjan. Du côté de Faure, on ne respire aussi que par France. Ainsi donc, on  ne se laisse plus raconter ce qu’il faut faire afin que la France garantisse leur pouvoir pour des siècles et des siècles. Signe des temps, quand le Togo s’assied à L’ONU comme membre non- permanant, c’est la France qui jubile. Allez y comprendre le deal entre le fils de la nation et les barbouzes de l’Elysée autour de Nicolas Sarkozy.

Faure Ouattara : Voyager pour polir leur image

Les loubards de Faure en 2005 . Ici dans la ville d’Aného

Les deux « cancres » ont un dénominateur commun : les morts et le sang dans les mains. Quand Faure capte le pouvoir en 2005, l’avion présidentiel devient un taxi trans-atlantique. Les intellectuels du Comité pour la Vérité des Unes (CVU) finiront par montrer une ardoise de plus de 3 milliards dépensés  par l’infect fils , rien que pour polir son image de sanguinaire à travers des voyages dans les cinq continents. Du côté d’Abidjan, le Boucher aussi a pensé par deux fois. D’abord, il s’est octroyé un nouveau Grumann comme avion de commandement. Secundo, il a fait en six mois de règne, six voyages en France. Un record dans l’amitié franco-africain. Alors, une moyenne de un voyage tous les mois au pays des faiseurs de rois en Afrique. Bien pire, son ministre des affaires étrangères annonce une visite d’Etat entre le « Frère maçon » Alassane et le « Frère maçon » Nicolas pour le 17 décembre 2011 prochain  à Paris. Il faut bien sceller et siffler le début de la « recolonisation » en Côte d’Ivoire. Seule inconnue, on ne sait pas si Mme Dominique  Ouattara qui voudrait une visibilité dans un monde « negro-nègre sera de la visite  qui a des allures d’une fiesta dans un pancho tropical.

Et les journalistes Togolais dans tout ça ?

Alassane Ouattara arrive pour installer la démocratie au Togo si on doit achever le travail d’information des journalistes au Togo. A part, le confrère La Dépêche qui s’était  finalement écarté de la démarche « moutonnière » de couvrir le drame ivoirien, tous les autres journaux ont dansé au rythme des mensonges français. Gbagbo selon la presse Togolaise, serait un dictateur et Alassane Ouattara serait un démocrate. On magnifie le bourreau, le voyou qui a même fait dilater les coffres-fort de la BCEAO à Man et à Bouaké et on cloue au pilori un Laurent Gbagbo nationaliste.  C’est devant nous tous, que des journalistes togolais ont comparé la lutte d’un certain Jean-Pierre Fabre à celui d’un Alassane Ouattara. On fait des papiers comme si on avait jamais lu l’histoire. On écrit des choses abominables, et humiliantes qui sont proches du surréalisme et dépassent l’entendement humain. En pleine guerre, Liberté Hebdo, Le Correcteur étaient les champions d’une Côte d’Ivoire débarrassé des historiens. Mais depuis, que le FMI a reconnu publiquement que Laurent Gbagbo  avait géré la Côte d’Ivoire sans « tendre la main », aucun de ses journalistes des journaux Togolais n’ont plus eu le temps de rectifier le tire. Malhonnêteté journalistique ou simple zèle ? De toutes les façons, le Bourreau reçoit le Boucher. Les Togolais attendent les billets d’une certaine presse dite de l’opposition qui dans les faits navigue, elle aussi entre compromissions, contradictions , naïveté révoltante et….

Djima Matapari Lynx.info


Laisser une réponse