Faure et Pascal Bodjona: Ce couple qui pille et avilit les Togolais !

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Quand François Mitterrand annonce dans son discours mensonger de la Baule que sont pays n’aiderait plus les pays qui ne respecteraient pas les lois démocratiques, Faure avait juste 24 ans et Pascal 24 ans aussi. Tout un symbole ! C’est le temps où une certaine jeunesse togolaise y croit en la démocratie et à ses valeurs. C’est le temps aussi où le flair de Pascal Akoussoulelou Bodjona va se greffer sur son destin. Rapidement, il aide à déposer de son titre de chef de bande le bouillant Akade, fondateur de la milice estudiantine HACAME (Haut Commandement des Associations et Mouvements Estudiantins).

Il se rapproche du plus brutal des officiers que les FAT possède : Narcisse Yoma Djoua aujourd‘hui décédé. Et termine sa course comme enfant attentif à la traversée du désert du général Eyadema. Avec les enfants de ce dernier, ils terrorisent la population loméenne comme les étudiants.
Mais très intelligent, il comprend qu’il vaut mieux avoir pour ami l’aile moins brute du RPT. C’est ainsi qu’on verra du côté du quartier Atikoumé où il vivait, Pascal se faire rare avec le bloc de Kpatcha Gnassingbé pour celui de Faure plus soft dans la brutalité et plus propre aux yeux des Togolais.
Mais l’itinéraire de l’enfant du nationaliste (Bodjona) et celui du généralissime défunt (Gnassingbé) est si liée qu’on ne sait pas au juste qui a plus le dessus, l’ascendance sur l’autre. Une enquête menée par le Lynx relève que, Faure à l’argent et Pascal les réseaux ( maçonniques, diplomatiques, politiques…). Fausse  note, les deux ont un parcours qui ne parle pas pour eux. Au niveau des études, le CV livré à  la presse par Bodjona est tronqué et le cursus universitaire de Faure reste flou. Quand le Lynx a voulu y mettre le nez, une fin de non recevoir de l’université  de Paris Dauphine comme de Georges Washington nous a été donnée. Une recherche par le moteur de recherche Wikipédia, patatras ! Aussi, la gestion chaotique de Faure et les mille et une affaires illicites qui collent aux talonnettes de Pascal Bodjona, restent comme un boulet. Mais au-delà de cette jonglerie, il y a une question qui taraude les esprits : Quelle force ont-ils pour se sentir si à l’aise toutes les fois que leurs menteries et leur filouterie politique les rattrapent ? Parcours…

Bodjona tient Faure et Faure tient le Togo !

Quand Faure donne l’impression à son  « analphabète » de père qu’il est le seul de ses rejetons à aller à l’école et qu’un parcours étasunien va sanctionner la fin de son cursus universitaire, Pascal Bodjona est déjà calé au 2208 Massachusetts Avenue Northwest comme ambassadeur du Togo aux Etats-Unis. Bon orateur, Pascal l’est. Bon dragueur politique, il l’est aussi. Bon jongleur financier ne vous laisser pas compter. Les deux bien aimés de feu Eyadema sont au summum de leur rêve américain. L’argent, les mallettes à billets circulent. On fait la fête jusqu’à l’aube avec femmes et maîtresses et Pascal lui bénéficie d’un passeport diplomatique pour toutes les transactions. Mieux, il porte la mallette à billets personnellement. Le FBI comme la CIA regardent ses enfants gâtés d’un pays du tiers monde sans broncher. D’autant plus que les deux meilleurs services secret du monde avaient aussi eu recours à la drogue pour financer la guerre du Vietnam quand l’argent commençait par faire défaut, ils ne sont pas effrayés de voir les nouveaux combattants de la poudre s’installer sur leur territoire pour blanchir. C’est dans ce décor de gentleman que Faure est rappelé au Togo pour être député. Avec bien sûr, le titre de bénéficiaire d’un MBA en économie. Félix Houphouët Boigny avait aussi fait répandre le bruit qu’il était médecin. Les recherches de l’égyptologue Gomez Coovie viendront démontrer le contraire… Et s’en suit l’ascension. Faure député, prend le ministère très stratégique des mines. C’est là qu’il fait chemin  avec la vieille barbouze que le Togo possède en matière de braquage des deniers publics, des aides, et des contrats : Andjo Tchamdja. Tous les milliards de la pré ventes sur les exportations de pétrole sur la côte togolaise, sont passés par le tandem Faure- Tchamdja pour finir dans des comptes jamais élucidés. Les milliards de Mouammar Kadhafi sur la réfection de l’hôtel du 2 Février aussi disparaissent par le même canal et  les mêmes hommes. Pascal Bodjona sert d’agent mieux de manager sous le regard bienveillant des chancelleries, des services secrets, d’Eyadema… D’ailleurs, quand ce dernier meurt, alors que tous les ambassadeurs en Occident cherchent à ouvrir une ligne pour les Togolais de la diaspora afin que ces derniers aient des nouvelles de leurs parents et amis dans un Togo qui bouillait déjà, Pascal saute dans le premier avion pour Lomé. Il aide de tout son poids à installer Faure au pouvoir. Et entreprend la construction de sa maison à la hauteur de son format. Le terrain, une source contactée nous dit qu’il a d’un coup de tête brassé séance tenante 25 millions de Franc CFA. De quoi faire rêver les Togolais qui ne sont pas encore à la disposition de Faure ! Dépité en 2005, lors d’un coup de fil, François Boko me dira qu’on ne le pousse pas au point de mettre tous les secrets à la disposition des  services secrets américains.  Aussi, c’est Pascal Bodjona qui convainc Faure de ne pas céder aux revendications de l’opposition lors des élections législatives de 2007. Il les connaît [ ndlr, l’opposition togolaise] et sait aussi qu’ils n’ont rien d‘opposants. Pis, il arrive à pousser Gilchrist  Olympio à jouer dans leur ligue et fait de lui le parrain de ses enfants comme de sa femme Togolo-libanaise,  Nadim Zeina. Le tour est joué.

Depuis, c’est un Pascal Bodjona qu’on cite dans tous les coups foirés et fourrés sans qu’aucune menace judiciaire, policière et militaire ne l’atteigne. On a vu son nom dans l’affaire de vole de centaines de millions à l’Emiratie Youssef sans que cela ne bouscule les juges togolais, moins le procureur de la république. On a cité au Lynx toutes les formes de prédations installées par Bodjona dans la seule ville de Lomé, les Togolais nous ont même écrit à la rédaction Lynx.info qu’on était jaloux d’un voleur, d’un escroc… Un très proche de Kpatcha Gnassingbé nous lançais à Lynx.info que Pascal c’est comme un canard : «  L’eau que vous du Lynx jetiez sur son corps, lui coule dessus  comme sur les plumes d’un canard « . Tout est dit !
Mais faut-il arrêter de crier qu’un couple de fauves, d’enfants gâtés de la république  est entrain d’humilier et d’avilir le Togo? La question reste de taille, et la bataille pour leur arrestation doit être plus qu’un impératif !

Djima Matapari, Anicet Moutouari Lynx.info

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