Les écoles de Faure. L‘éducation, le maillon faible du faux « nouveau » leader togolais ! [Camus Ali]

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Les écoles de Faure. L‘éducation, le maillon faible du  faux « nouveau » leader togolais ! [Camus Ali]

Qu’à cela ne tienne ! Son père avait régné sur le Togo pendant trente huit ans avec un français approximatif. Pourquoi le fils Faure Gnassingbé s’empresserait-il à rendre l’école togolaise moderne ? Pourquoi se bousculerait-il pour diminuer le budget de l’armée au profit de celui de l’éducation ? Pourquoi se ferait-il violence pour hisser l’école togolaise au profit d’une armée totalement budgétivore et sans valeur ajoutée pour le Togo ?  Même si c’est un quarteron de généraux qui ont pris sur eux de le mettre au pouvoir en 2005 au prix de mille vies. Quand même ! Et pourtant, il suffisait d’une volonté pour que celui qui s’est assis au prix de mille souffrances de ses concitoyens fasse de l’école togolaise la première de ses préoccupations. Que nenni ! Alors que les deux universités que possède le Togo ressemblent « Faure » à des bidonvilles où cohabitent rats, serpents et étudiants. Il y a encore ceux qui croient que le seul fait de bitumer deux voies  dans la ville de Lomé est déjà un signe que le pays va de l’avant et est en chantier.

Comme toujours, votre journal préféré est allé loin. Dans le Togo profond, où l’homme vit encore à l’âge de la pierre taillée, nous sommes allés regarder dans les bourgs, villages, hameaux… ce que l’école togolaise représente aux yeux du prince de la nation. D’ailleurs, le patron de l’UFC Gilchrist Olympio lors d’une ballade à des fins politiques dans le septentrion décrivait l’image du Togo profond après cinquante ans d’indépendance : «  J’ai vu des enfants maigrichons avec des ventres enflés, j’ai vu des animaux très chétifs, des vaches, des bœufs. Le seul animal que j’ai vu qui soit en bon état, ce sont les bourricots, les petits ânes que j’ai vu qui tiraient des charrettes ». Vraiment !

Ce Togo à la base si cher à Victoire Dogbé Tomegah, cette voleuse venue droit des rets du Pnud ( les mots sont du politique Nicolas Lawson) où chaque politique vient mentir et tourner de pauvres « paysans » en dérision. Alors que, Lynx.info comptait dans la seule préfecture des Plateaux 159 écoles qui avaient les mêmes standards comme les photos que nous vous présentons, du côté de la préfecture de Bassar et environnant, notre pigiste comptait 213 écoles que le pouvoir de Gnassingbé père et fils a laissé pendant cinquante ans dans le délitement le plus total. Fin de partie et aveu d’impuissance à continuer nos investigations faute de moyens financiers !

Ici, il n’est plus question d’être un pro Faure Gnassingbé ou un opposant à Faure Gnassingbé. Il faut faire la part des choses en se demandant comment un parti qui a dirigé un pays pendant cinquante années et le dirige encore puisse laisser ses propres enfants à la merci du soleil, des serpents, des scorpions et des feux de brousse…

Les deux faces de la même médaille de l’école togolaise

 

Côte pile, on a des marchands d’illusion, des « journalistes tordus » et surtout des universitaires devenus totalement inutiles dans la cité pour vanter le prince. Et pour cause. Pour fêter le dixième universitaire de l’Université de Kara, je dirai de la « poudrière » de Kara, tous les journaux se sont dressés sur leurs ergots comme un seul coq. Avec pour hymne du jour : « Faure Gnassingbé a assisté mardi à Kara aux cérémonies marquant la rentrée universitaire qui, cette année, coïncident avec le 10e anniversaire de l’Université de Kara (nord du Togo)». Thème de la foire aux cahiers : « Enseignement supérieur en Afrique, quelles perspectives, quels espoirs ? ». Les Lynxionautes remarqueront ici, que pour faire gros, le thème ne porte pas sur l’enseignement supérieur au Togo mais en Afrique. Quand on sait que l’enseignement primaire (Voire photo ci dessus) n’a aucun sens pour le locataire de la Marina ; on se demande où va le Togo ?

Côté face, on a un président en smalto ; allure dandy  venu comme un voleur écouter à la sauvette de « minables petits messieurs » qui disent  vouloir marquer la journée par une rentrée universitaire. Un seul bout d’article ne serait-ce que pour éclairer le peuple semble être trop long pour eux. Un article de presse comme cela se fait dans tous les pays du monde , ne demandez pas à nos soit- disant universitaires qui n’ont bûché que les imbécilités des autres nations pour être là où ils sont. Il n’est pas un hasard de les retrouver dans un coin du quartier entrain de courir derrière de petites midinettes à la recherche de leur libido journalier. Chez nous au Togo, est universitaire celui qui avale chaque jour que Dieu fait la sauce aux épinards de l’eternel parti Rpt aujourd’hui Unir. Les rares comme le Pr Apedoh AmahTogoata qui sont sur tous les fronts, sont traités de drogués, de fous et voués aux gémonies. Quel est ce pays dont la jeunesse a une fascination pour les nuls, les voleurs de la république et des journalistes véreux ?

Dites-nous, quel Togo de demain voudrions-nous bâtir en faisait de l’école togolaise le nain de la république ? Comme toujours, en 2015, on assistera à la même kermesse avec bruits et fanfares. Faure a travaillé. Faure Gnassingbé a beaucoup travaillé…il mérite un troisième mandat. Le Togo se meurt…et sous nos yeux !

Camus Ali Lynx.info

 

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