FAT : Des éléments s’apprêtent à lancer l’offensive du siècle

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Tout est fin prêt pour que la grande muette passe à l’offensive au Togo. Tout bouge et il y a une athmosphère de grogne. Des sources au sein des FAT qui ont contacté le Lynx disent que ca va barder. Faure et conseillers l’ont compris en glissant à sa caisse de raisonnance www.republicoftogo.com que des proches du député Kpatcha seront bien libérés. Mais par quels juges? Puisque personne n’a jamais été entendu. De sources proches des garnisons, d’ici peu, une action sera visible pour réclamer l’amélioration des conditions de vie et la libération pure et simple de 11 militaires mis en tôle pour cause de revendication de droits.  Comme leurs frères d’arme du Burkina voisin, les militaires togolais se préparent ainsi à une vaste offensive jamais observée jusque-là au sein des Forces Armées Togolaises (FAT).

 Les onze pauvres infortunés qui ont écopé de sanctions disciplinaires, s’étaient rebellés contre la manière dont ils sont traités en général et surtout à propos des indemnités de missions dans le cadre des forces d’interposition onusienne.  La plupart des militaires reconnaissent qu’au retour des missions, leurs indemnités sont sérieusement amputées pour des raisons qu’ils ignorent. Où va donc l’argent ainsi prélevé ? En rappel, environ 1150 agents des forces de l’ordre et de sécurité togolais sont à l’heure actuelle en mission pour le compte des forces onusiennes notamment, en Haïti, au Tchad, en Côte d’Ivoire et en RD Congo.  « Nos patrons ne font que nous tricher nous militaires. Pour une mission de 6 mois pour le compte de l’ONU, nous nous en sortons au retour avec  entre 2,5 à 3 millions de F CFA. Or, en principe, le règlement est de l’ordre de 5 à 6 millions. Concernant le reste, nos supérieurs ne font que parler de l’ordinaire. Et cette situation dure depuis des années », confie un militaire sous couvert de l’anonymat. Un autre plus révolté lâche ceci : « Cette affaire doit prendre fin. Nous partons en mission avec des policiers et gendarmes qui ne sont pas lésés comme nous. Chez nous, les supérieurs prennent ce qu’ils veulent et nous jettent les miettes. Quand tu veux réclamer, ils te disent que, c’est pour assurer les frais de l’ordinaire (habillement, nourriture et autres). Tout ceci est faux, les sous vont dans les poches de certains supérieurs qui en ont fait leur raison de vie ».

S’achemine-t-on ainsi vers une véritable révolution au sein des Forces Armées Togolaises ou s’agit-il d’un simple remue-ménage de quelques soldatesques en mal de sensation forte comme les FAT en ont connu jusqu’ici ? Les jours à venir édifieront les uns et les autres.

N’Paka Gnakou Z. Lynx.info

 

 

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