En finir avec les a peu près en Afrique

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Pour dix bulletins de vote c’est une élection qui a été reprise dans une ville allemande. Quand une élection se passe, un seul bulletin peut faire la différence. C’est aussi cela la démocratie. Les a peu près doivent finir aussi en Afrique. On ne peu dire qu’il y a eu des violences, des intimidations et dire en même temps que le scrutin est apaisé, donc libre. Togolais, j’ai entendu cette hypocrisie de la communauté internationale pendant 40 ans sur mon pays. Le Lynx voudrait par le truchement des élections en Côte d’Ivoire dire aux européens que ce qui est bon chez eux est aussi bon en Afrique. On ne peut humilier tout le temps un continent par le biais des élections mi-bancales, mi-bonnes. Et les sorties des Occidentaux et des suppôts africains qui veulent détruire la Côte d’Ivoire en présentant les choses au goût de leurs médias ne seraient être la logique pour une Afrique qu’on décrit comme ayant un avenir. Quand une élection ne se passe pas bien dans certains bureaux de vote, on recommence par voter. C’est ce qu’on appelle DEMOCRATIE.

Camus Ali Lynx.info

Lire ce que Joseph Kokou Koffigoh a vu

L’Union africaine dénonce de graves irrégularités

Joseph Kokou Koffigoh, chef de la mission d’observation électorale de l’Union africaine (UA), a fait connaître mardi, à l’hôtel Ivotel au Plateau, les observations de la mission d’observation qu’il dirige. Selon lui, la mission de l’UA qui a déployé ses observateurs dans les régions de l’Agnéby, du Bas-Sassandra, des Montagnes, du Fromager, du Haut-Sassandra, des Lacs, des Lagunes, du Moyen-Comoé et des Savanes avait pour mission principale de veiller à la régularité, à la transparence, à l’équité et au bon déroulement du scrutin. Sur tous ces points, le constat de la mission de l’UA est amer. Koffigoh et ses camarades ont vu “des actes de violences graves notamment des pertes en vies en humaines, des atteintes à l’intégrité physique, des séquestrations, des intimidations, des tentatives d’enlèvement et de dégradation du matériel électoral”. Pour l’ancien Premier ministre togolais, c’est autant d’irrégularités «qui devraient faire l’objet d’une appréciation minutieuse de la part des organes compétents afin de déterminer leur impact sur le scrutin».

 Koffigoh n’a pas manqué de rappeler que deux de ses observateurs ont été séquestrés et libérés par la suite par l’ONUCI. Si l’envoyé spécial de l’UA n’a pas voulu donner les noms des zones où ont eu lieu ces graves irrégularités, on devine aisément qu’il s’agit des zones CNO et de quelques régions au sud où les militants du RDR se sont attaqués aux représentants du candidat LMP et aux Forces de l’ordre. L’UA a regretté aussi l’ouverture tardive des bureaux de vote, le manque de stickers dans certains bureaux de vote et le climat relativement lourd aux alentours des lieux de vote. Cela dit, Koffigoh s’est réjoui que “ce second tour a été caractérisé par une ambiance calme dans les différentes localités” avant de constater la participation massive des électeurs aux premières heures du scrutin, la présence remarquée des forces de l’ordre sur les lieux de vote, la disponibilité des agents électoraux, la disponibilité du matériel électoral dans la plupart des BV et le déroulement du scrutin dans la discipline et la sérénité dans la majorité des BV. Pour toutes ces raisons et pour bien d’autres, le chef de la mission de l’UA exhorte les acteurs politiques ivoiriens et particulièrement les deux candidats au second tour à utiliser, s’il y a lieu, les moyens pacifiques et légaux de réclamation, en vue de consolider la démocratie et promouvoir l’Etat de droit pour une paix et un développement qui s’inscrivent dans la durée. Aussi encourage-t-elle le vainqueur et le vaincu à se donner mutuellement la main afin de sauvegarder la cohésion sociale et l’unité du pays.

Marie Désirée Ading

 

 

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