Ellen Sirleaf : Elle a financé la rébellion au Libéria et obtient le prix Nobel

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Ça fait un peu désordre avec le prix Nobel de la paix. Et ça fait mal de savoir que quelqu’un qui a reconnu publiquement son rôle dans le financement de l’effroyable guerre qui a ravagé le Libéria pendant 14 ans et fait plus de 200.000 morts, pas encore dépoussiéré du sang qui dégouline de ses robes, soit du coup fait héroïne des causes justes. Bien que Sirleaf ait reconnu avoir aidé financièrement les rebelles du National Patriotic Front of Liberia (NPFL) de Charles Taylor, élu président en 1997, il semble que les juifs tapis en Suède et qui partagent le prix avec qui ils veulent n’aient pas la même lecture des crimes de guerre et les valeurs humaines que véhiculent les hommes sur cette terre.

Il y a moins de 10 ans, c’est Kofi Annan, pourtant impliqué, lui aussi dans le génocide rwandais qui passât chercher ce prix. Comme par hasard, ce sont ceux qui aident à tuer qui sont faits aussi « humanistes ». Faut-il encore parler de Barack Obama qui a aussi reçu ce prix sans que personne ne sache ce qu’il avait fait concrètement pour le mériter. Le mulâtre comme par hasard fera aussi ses guerres en Côte d’Ivoire comme en Libye et obtiendra le titre du « prix Nobel des guerres justes » par les journalistes. L’Afghanistan restera sa chasse gardée d’autant plus que, quand il retire les soldats américains de l’Irak, il les fait convoyer non pas vers la maison mais bien sous d’autres cieux. Objectif, tuer des peuples lointains et innocents!

Prix Nobel ou prix de domination

De tous en Afrique, il faut reconnaître que Nelson Mandela est le seul à l’avoir mérité. Les Occidentaux ont désormais compris qu’il faut distribuer ce sésame aux nègres dont les pays sont riches. Et qui peut nous dire si demain, Alassane Ouattara encore avec des pieds et des mains puants de sang des habitants de Duekoué et environs ne partagera pas aussi ce prix avec Guillaume Soro ? De son vivant, c’est après avoir largué des Togolais en haute mer que le généralissime Eyadema avait aussi diligenté ses hommes de mains du côté de la ville allemande de Francfort afin qu’on avance son nom dans le jardin du prix Alfred Nobel, désormais conscient que l’objectif des donateurs est de donner le prix à ceux qui ont soit aidé à tuer ou soit tué eux-mêmes.

Bien que dans son rapport final publié en 2009, la « Truth and Reconciliation Commission » (TRC) ait listé des personnes accusées notamment de crimes de guerre, elle recommande que 49 personnes, dont Ellen Sirealef, soient interdites d’exercer une fonction publique pendant 30 ans, pour s’être rendues responsables de violation des droits de l’homme et crimes de guerre par leur conduite, pouvoir, soutien, action, inaction ou leurs financements. Nous assistons tout de même à une nième injure faite aux morts sur le continent africain. Mais ici, il ne faut pas aller loin pour chercher ce qui se cache derrière un prix dont on ne sait si dame présidente du Libéria a mérité, acheté ou volé. Ce qu’on sait est que le Libéria est un pays riche et est le premier producteur d’hévéa au monde… en plus du fer et du diamant que le pays regorge. Avec les Occidentaux, quand ces critères sont réunis, on peut aussi se laver les mains avec du sang humain. Le prix Alfred Nobel, on peut l’avoir sur le continent noir si on a eu la sagesse de dire haut et fort qu’on a financé et aidé à tuer . Comme si pour le développement du continent, les Africains avaient besoin des prix qu’on ne connait les tenants et les aboutissants de ceux qui se font les donateurs !

Camus Ali Lynx.info

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