Droits de l’Homme au Togo : Apologie du ganstérisme d’Etat ?

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La fuite annoncée ce jour par RFI du Président de la CNDH, Koffi KOUNTE, et la controverse actuelle relative au rapport de la CNDH sur les allégations de torture, de traitements cruels, inhumains et dégradants dont seraient victimes le Député KPATCHA Gnassingbé et co- accusés dans l’affaire d’atteinte à la sureté de l’Etat préoccupent au plus haut point le Bureau Politique de OBUTS.
Le Bureau Politique de OBUTS après analyse de la situation constate une fois de plus la légèreté et la perversion avec lesquelles Faure GNASSINGBE et son Gouvernement traitent le grave problème de violation des droits humains au Togo. Il déplore la poursuite des graves manquements qui n’honorent pas la République, et qui ont abouti à la publication de deux rapports aux conclusions contradictoires sur l’épineux problème de torture à l’ANR qui relève directement de Faure GNASSINGBE.
Le Bureau Politique de OBUTS estime que dans le contexte actuel de grave crise politique, il est inadmissible que la publication d’un rapport d’enquête diligentée par l’Etat lui-même débouche sur de graves accusations de faux et d’usage de faux au sommet de l’Etat avec des menaces et la fuite du premier responsable de l’enquête.

Les dénégations du Pouvoir RPT/AGO qui cherche à travers son communiqué du 20 février 2012 à faire porter la responsabilité du faux rapport au Président de la CNDH, sont loin d’être convaincantes à voir le déroulement des événements depuis le 15 février 2012, date de l’adoption par la CNDH de son rapport final sur l’enquête impartiale diligentée par l’Etat le 16 septembre 2011 au lendemain de l’arrêt du 15 septembre 2011 de la Cour Suprême.  Rien ne peut expliquer une telle nouvelle forfaiture, si ce n’est une volonté délibérée  de faire l’apologie du gangstérisme d’Etat pour réduire au silence toute voix discordante au sein des institutions nationales !

Une fois de plus,  violence  est faite à l’éthique et à la morale républicaine dans le mépris total du droit à la vérité du Peuple togolais pour que justice soit faite aux victimes et à leur famille.

Face à la gravité de la situation, OBUTS prend à témoin la communauté internationale et rend comptable personnellement Faure GNASSINGBE de tout ce qui adviendra au Président de la CNDH, Koffi KOUNTE, dont elle salue le courage et le sens du devoir de vérité.

OBUTS invite expressément les Organisations de Défense des droits de l’Homme à assurer la protection du Président de la CNDH, et faire aux côtés des partis politiques et de la société civile tout ce qui est en leur pouvoir pour faire éclater la vérité sur les allégations de torture et d’escroquerie à l’ANR.
OBUTS  demande aux organisations de défense des droits de l’Homme, notamment  la Cour Pénale Internationale,  la FIDH, Amnesty International, la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU de tirer toutes les conséquences qui découlent de cette imposture au plus haut sommet de l’Etat, afin de  décourager la persistance de ces abus, et à sanctionner les auteurs de ces crimes à la rigueur des dispositions pénales internationales en vigueur.
OBUTS demande au Chef du Gouvernement et son équipe de tirer les conclusions qui s’imposent face à la gravité des faits et l’imposture dont ils se sont rendus coupables.
OBUTS réitère ses compassions aux victimes des actes de torture à l’ANR ainsi qu’à leurs proches, et demande la démission sans délai du premier responsable de cette institution, le Colonel Yotroféi Massina.
OBUTS demande aux populations togolaises de rester mobilisées et attentives aux indications qu’elle donnera si aucune mesure exemplaire n’est prise par Faure GNASSINGBE pour sanctionner les auteurs de ces crimes imprescriptibles. Plus jamais ça sur la Terre de nos Aïeux, tel doit être le crédo de toutes les filles et de tous les fils du Togo tout entier !

ENSEMBLE UNIS ET SOLIDAIRES, NOUS VAINCRONS !
Le Président National,
Agbéyomé KODJO

 

 

 

 

 

 

 

 

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