De Chirac à Hollande en passant par Sarkozy : comment l’Etat français a destitué Laurent Gbagbo (vidéos)

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Nous avons de plus en plus d’éléments de preuve sur la manière dont les gouvernements français successifs ont conduit une politique néocoloniale en Côte d’Ivoire pour évincer le Président Laurent Gbagbo le seul président ivoirien à avoir été élu démocratiquement et qui gênait donc les ambitions économiques françaises en Côte d’Ivoire. Après avoir soutenue la rébellion en l’armant à partir du Burkina Faso du dictateur ami françafricain, la France a comploté contre Gbagbo en instrumentalisant les bombardements de Bouaké pour empêcher Laurent Gbagbo d’utiliser son aéronef pour mettre un terme à la rébellion installée au nord et soutenue par la France et la néocolonie françafricaine du Burkina Faso. Sarkozy achèvera le travail que Chirac n’était pas parvenu à effectuer tandis que le nouveau « chef de guerre » Hollande s’assurera du maintien du héros panafricain dans les geôles coloniales du Tribunal pénal international de la Haye où l’on ne juge quasiment que les Africains.

Mais effectuons un retour sur la tentative de coup d’état organisée par l’Etat français sous Chirac contre le président Gbagbo en novembre 2004. Cela a commencé par les bombardements de Bouaké dont l’Etat français porte une lourde responsabilité au point que la justice française ait cessé d’enquêter sur Gbagbo faute de preuves et surtout ait interrompu son enquête mettant en cause les plus hauts responsables du gouvernement français comme le montre ce documentaire qui fut diffusé sur France 3 il y a quelques années (voir la vidéo).


2/3 Cote d’Ivoire, PAC #57 (2e partie) von peace4all

Si l’on résume, les pilotes biélorusses ayant bombardé le camp de Bouaké ont été exfiltrés avec le soutien de la France, les Sukkhoi qui ont bombardé les militaires français ont été fournis par un ancien gendarme de l’Elysée Robert Montoya tandis que l’Etat français a refusé toute interpellation des pilotes biélorusses, du gendarme Montoya comme il a refusé l’autopsie des militaires français tués par les pilotes.

Le bombardement a permis à Paris de bombarder toute la flotte aérienne ivoirienne empêchant le pouvoir de Gbagbo de reconquérir le nord du pays alors que les rebelles étaient en train de fuir au Burkina Faso face aux bombardements ivoiriens. L’armée française face aux mouvements de foule décidera de marcher sur le palais présidentiel mais sera arrêtée par la foule qui l’en empêchera au prix d’un terrible massacre devant l’hôtel ivoire où l’armée française tirera à balles réelles sur une foule non armée faisant des dizaines de morts, un crime contre l’humanité passible des Tribunaux internationaux (voir le documentaire de Paul Moreira diffusé sur Canal PLus en novembre 2005).


3/3 Cote d’Ivoire, PAC #57 (2e partie) von peace4all

La prochaine étape sera réalisée par le nouveau « chef de guerre » Sarkozy qui enverra l’armée française cueillir Gbagbo après des élections truquées pour l’enfermer à La Haye (voir la vidéo de la RAI 3) tandis que son successeur Hollande soutiendra l’instruction à charge contre ce président panafricain socialiste.

A noter que lundi 8 février 2016, l’émission spécial investigation reviendra sur le bombardement de Bouaké avec un documentaire intitulé :

 

 

 


Cote d ‘Ivoire la France dans la tourmente von zeentv

Bombardement de Bouaké : une affaire d’Etat

 

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