Accueilli comme une rock star : Qui sont ces « curieux » fans de Pascal Akoussoulelou Bodjona ?

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« Mes remerciements vont à tous les leaders politiques, à toutes les confessions religieuses, à tous les Togolais illustres et inconnus, bref à tous mes concitoyens du nord au sud et de l’est à l’ouest. Si j’avais des mots plus appropriés que merci, je les aurai utilisé à l’endroit de vous tous » L’homme qui lance ces mots est bien l’ex ministre de l’Administration, du Territoire et des Collectivités Locales. Hier, homme de tous les barbouzes de Faure Gnassingbé. Libéré contre toute attente, il est accueilli dans les rues de Lomé comme une star de rock. Ces premiers mots, il les lance à Dieu, aux journalistes et aux hommes politiques et aux religieux. Pas un seul mot de remerciement à l’endroit du prince Faure Essozimna Gnassingbé comme il est de coutume pour tous les enfants du parti RPT-UNIR qui recouvrent la liberté après une séance au goulag. Donc acte ! Désormais libre de ses mouvements, Pascal Bodjona sait que c’est maintenant que, commencera les pires ennuis, ses ennuis. Il sait comment fonctionne la cour. Il sait aussi que, Faure n’a pas oublié cette phrase au procureur qui lui posait des questions farfelues sur sa complicité d’escroquerie avec l’ ‘Emiratie Abbas al-Youssef : « Je ne reconnais pas des faits…..Mais je sais une chose, j’ai volé les élections alors que j’étais au ministère de l’Administration pour le compte de Faure Gnassingbé » lance-t-il placide. Bien que l’opposition dans son ensemble ait eu cet aveu de première main, personne n’a pris sur lui de porter plainte, ne serait-ce que, symboliquement. Entre un pouvoir voyou et une opposition alimentaire, la loi du silence a pris les devants. Les misères de Pascal Bodjona commencent quand il s’oppose ouvertement à la création du parti UNIR, [actuel parti au pouvoir, Ndlr]. Bien que, ce même pouvoir l’utilise pour barrer la route au franco-togolais Koffi Yamgnane avec une histoire à pâlir de honte pour cause de certificat de nationalité douteux, l’homme se retrouvera seul devant la horde des caciques de Faure Gnassingbé dans une affaire d’escroquerie qu’il a fini par payer un prix lourd plus que les véritables accusés. 525 jours pour arriver à cette pagaille judiciaire semblent être trop ! Du coup, le parti Union pour la République (Unir) s’est vite scindé en deux. Désormais Faure Gnassingbé devrait se rendre à l’évidence que, Pascal Bodjona a bien une meute de jeunes, comme de vieillards de son parti UNIR qui lui est acquise. Ce sont ses jeunes qui ont battu le pavé sous un soleil de plomb pour le lui signifier que, sans argent, et les privilèges de l’Etat à sa disposition, Pascal Bodjona est bien plus populaire que lui.

Cependant, l’enfant de Koumea n’est pas con. Dans une phrase qui lui serait attribué il dit à peu près ceci : « Je demande pardon aux Togolais que j’ai offensés. Pour être sincère, je vous direz que je veux bien changer, mais je ne suis pas certain d’y arriver car un cacique du pouvoir reste toujours un toujours un cacique du pouvoir. Il ne peut pas changer d’un coup de baguette magique. Les cas de Péré, Agbéyomé et Kaboua sont là pour vous édifier. Ils n’ont pas réussi à se transformer définitivement. Presque tous roulent déjà pour le pouvoir qui les a fabriqués. Je vais essayer quand même. ». Oui ! Bodj tu devras essayer. Et personne au Togo ne te reprochera d’avoir essayé….je dis personne !

Djima Matapari

Lynx.info

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