CPI–1300 pages contre Gbagbo. Son avocat Me Norbert Tricaud rassure : «Il sera facile de démonter ces prétendues preuves… »

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Conformément aux exigences des juges de la CPI, la procureure Fatou Bensouda a communiqué ce lundi 13 janvier 2014 à la Défense de Gbagbo, ses preuves additionnelles. Selon nos sources, ce sont 1300 pages de documents qui seraient pour une grande partie, des témoignages divers. En réaction, Maître Norbert Tricaud, spécialiste des arcanes de la CPI, annonce clairement que la Défense de Laurent Gbagbo pourra facilementdémonter la paperasse de Fatou Bensouda…

« Je suppose que c’est un document où elle doit réunir une masse de témoignages divers pour essayer enfin d’aggraver les charges contre le président Laurent Gbagbo. Comme je l’avais dit précédemment, le procès du sénateur Jean Pierre Bemba sert de laboratoire pour ensuite agir contre le président Laurent Gbagbo. Il va y avoir maintenant une bataille sur les témoignages. Donc là, tous les coups sont permis. 1300 pages, il faudra avoir le temps de les lire. Mais je pense, avec mon expérience de ce genre d’affaires que si elle a mis autant de pages, c’est bien parce qu’elle à conscience de la fragilité de sa position dans l’accusation. Donc elle est obligée d’en faire beaucoup trop. C’est-à-dire que là, elle passe de sa situation où il lui est reproché son insuffisance de preuves en disant : « Bon je vais en mettre un maximum. Plus c’est gros, plus ça pourra passer. » Mais ce n’est pas évident. Et il sera facile de démonter ces prétendues preuves. Donc je reste optimiste pour la défense du président Laurent Gbagbo. »

Notons que la Procureure de la CPI, Fatou Bensouda a communiqué ce lundi 13 janvier 2014, date butoir fixée par les juges de la Chambre préliminaire 1300 documents à la défense du président Laurent Gbagbo. La Défense a pour sa part jusqu’au 13 février 2014, c’est-à-dire dans un mois jour pour jour, pour apporter ses observations aux nouvelles preuves à charge de Bensouda. De leur côté, les conseils des victimes feront de même, concernant leurs observations, deux semaines après la Défense.

Augustin Djédjé [email protected]

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