Côte d’Ivoire : le Ghana veut une libération immédiate !

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En Afrique, un adage dit : « Vas chez toi n’est pas injure ». Nous le croyons fermement. Les nouvelles Autorités ghanéennes prient les exilés ivoiriens de rentrer chez eux. Il n’y a pas mille façons de le leur dire.

Mais soyez en paix. Ce n’est pas par méchanceté que Monsieur Dramani met la pression sur les exilés ivoiriens afin qu’ils rentrent chez eux. Non. Notre intime conviction sur la question, après plusieurs analyses et recoupes d’informations, est que le Président Dramani est un homme pragmatique, efficace, concret.

C’est pourquoi, il traite les exilés ivoiriens comme des tortues qui avancent plus vite seulement si on leur met la braise sur la carapace. Alors, le Ghana vous prie de prendre vos responsabilités pour rentrer maintenant. Messieurs les « théoriciens ».

Ce n’est pas une injure. Cela s’appelle la franchise. Et la franchise est la base de toutes relations durables et harmonieuses. Donc, on va se parler franchement dans les lignes qui vont suivre.

Nous entendons des Résistants parler de tentative d’enlèvement du Ministre Katinan par la DST ghanéenne et aujourd’hui, par Interpole Ghana. Non. Il ne s’agit pas de tentatives d’enlèvements. IL Y A BEL ET BIEN UNE MAIN POLITIQUE ghanéenne derrière toutes les arrestations du Ministre Katinan.

Premièrement, le Ministre Katinan en tant que Porte-parole du Président GBAGBO n’est pas n’importe qui parmi les exilés au Ghana. Il est le Président GBAGBO transformé en Parole. Pour qu’un fonctionnaire de Police procède à son arrestation, il doit toujours au moins informer la plus haute hiérarchie ou prendre des instructions au plus haut niveau. Parce que l’arrestation du représentant et Porte-parole du Président  GBAGBO est un acte politique majeur et dans le contexte actuel, elle prend la forme d’un acte historique.

Or, les fonctionnaires de Police ne sont pas des entrepreneurs indépendants agissant dans le seul intérêt de leur business. Ils incarnent l’Autorité publique ; ils représentent le Chef Supérieur des Forces Armées en mission régalienne de sécurité. Nous sommes donc en droit de conclure que Monsieur Dramani est informé de toutes actions contre le Ministre Katinan, toujours à l’avance. Et il les autorise.

Deuxièmement, le Ghana subit des pressions de toutes parts. Il n’y a qu’à écouter les déclarations des mercenaires onusiens à Abidjan et les jérémiades du régime génocidaire et agonisant du sieur Dramane Ouattara pour imaginer que tous les cancres qui l’ont installé au pouvoir en Côte d’Ivoire, contre la volonté et les intérêts du peuple souverain de ce pays, fondent en pressions diplomatiques et économiques sur Monsieur Dramani en lui promettant monts et merveilles, mais aussi, en le menaçant.

C’est vrai. Ce monsieur aime ses frères ivoiriens en exil. Son père a connu l’exil et il en garde le souvenir amer. Mais, ne lui demandons pas de s’offrir en holocauste. Il veut bien aider les exilés ivoiriens. Mais il faut qu’eux-mêmes comprennent qu’il y a les intérêts du Ghana à protéger et aussi son avenir politique à construire. Alors, c’est normal qu’il accepte que la pression soit mise sur les exilés afin qu’ils prennent leurs responsabilités.

Enfin. Le Ghana sait que les exilés politiques, tous ceux qui ont fui la mort en Côte d’Ivoire sont attendus par des criminels sans âme qui ont posé leurs mains sur la gâchette de leurs fusils pour tuer le premier qui sera livré entre leurs mains. Le Ghana le sait très bien. Alors, si malgré cela, le Ghana nous met la pression de rentrer, cela veut dire que le Ghana nous invite à désarmer les criminels qui nous attendent afin de rentrer au pays en toute sécurité.

Or, ce désarmement ne pourra se faire par le dialogue ou « la lutte aux mains nues », ce slogan endormeur qui envoie tous les jeunes gens qui y croient au cimetière, cette destination promise par le RDR à tous ceux qui s’attaquent à son poltron de chef. Donc nous voici face à la réalité.

La Révolution Permanente a toujours été très claire sur la question. Certains exilés politiques ont voulu choisir de jouer les bons rôles, les démocrates hypocrites cherchant à soigner leur image plutôt qu’à tenir un langage clair de résistance.

Mais ne vous y trompez pas. Il y a deux catégories d’exilés ivoiriens. Il y a nous autres, combattants et résistants. Et il y a les autres. Politiciens et opportunistes.

Le Ghana invite les uns et les autres à rentrer chez eux en Côte d’Ivoire. Alors on fait quoi ?

Allez-vous arrêter vos discours inopportuns de lutte aux mains nues, face à des tueurs enragés, pour prendre votre destin en main ou allez-vous laisser les jeunes combattants et leur hiérarchie faire le « sale boulot » pour ensuite venir vous la couler douce, les mains faussement propres ?

Comme nous l’avons déjà dit : après avoir nettoyé le pays, il y a fort à parier qu’il y aura une deuxième libération.

Que ceux qui ont des oreilles entendent le message qui annonce les grands jours à venir !

A Très bientôt.

Hassane Magued

 

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