Côte d’Ivoire—Décès de Abi Chône Anne-Marie, patriote-résistante humaniste [ Par Feumba Samen]

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A peine les militants-résistants-patriotes Ivoiriens peinent à essuyer leurs larmes suite à la disparition de Sansan Kouao, grand planteur-ami-personnel du Président Gbagbo, que le destin arrache aux Ivoiriens, Anne-Marie Chône Abi, une patriote-résistante très discrète. Abi Chone est décédée le 9 Octobre 2020 à Daoukro d’un arrêt cardiaque. Victime du système hospitalier de Ouattara Alassane. Un assemblage de briques recouvert de peinture sans plateau technique. Elle s’en est allée dans la souffrance. Les yeux nappés d’un voile de souvenirs. Mais aussi de la vision d’une Côte d’Ivoire nouvelle débarrassée des Ouattara. Son dernier sourire témoignait de son entrée dans le Royaume de son Seigneur Jésus Christ qu’elle a servi.

Un ouvrage pour la postérité et l’Histoire

Anne ne verra pas Ouattara et Dominique tombés. Ni le retour triomphal du Président Gbagbo qu’elle a soutenu discrètement. Cependant, en collaboration avec cette ‘plume,’ Abi Chône a publié « Asseyons-nous et Discutons: Citations, Analyses, Réflexions, et Paroles Fortes du Président Gbagbo.’«  Un ouvrage qui révèle ‘la pensée philosophique et politique’ de Laurent Gbagbo, et qui ‘a des allures d’une biographie.’ Commente Nadine Orego, éditrice à La Doxa. ‘Asseyons-nous et Discutons,’ est le ‘fruit de la pensée’ du président Gbagbo. Analyse Dr. Ahoué Djié. Poursuivant, il explique. Ce livre « éclaire le lecteur sur la vision, les convictions et les ambitions de Laurent Gbagbo pour la Côte d’Ivoire et pour l’Afrique autour des sujets majeurs que sont la santé, l’éducation, la solidarité et la démocratie.« 

Œuvre poignante, on y découvre « le parcours d’un homme aux mains nues mais au cœur armé de courage et de conviction, un homme qui, depuis sa jeunesse, a mené sans jamais faillir, la lutte pour l’instauration de l’état de droit en Côte d’Ivoire et sur le Continent noir; un homme qui a largement aidé son pays à entrer dans la modernité démocratique, mais aussi et surtout, un homme qui une fois élu et installé au pouvoir comme Président de la République, a été en bute à des forces rebelles appuyées par des intérêts étrangers. » Précise Me. Joseph Kokou Koffigoh, Avocat, ancien Bâtonnier, Ancien Premier Ministre du Togo.

Une figure discrète de la résistance

Discrète, effacée, Abi Anne-Marie était sur les traces, voire héritière des grandes figures féminines de la résistance Ivoirienne. Patiente et pondérée, elle n’hésitait pas à dire le vrai et la vérité dès qu’il s’agissait de l’intérêt de la Côte d’Ivoire. La masse des résistants ne pourra jamais dire que Anne Chône était une figure majeure de la résistance dans la diaspora Française. Néanmoins, un noyau de cette résistance sait qu’elle a inlassablement servi son pays derrière les rideaux dans des moments exceptionnels. Elle était l’expertise et la ténacité déployée sur la recherche documentaire pour ceux qui se plaçaient au-devant de la scène pour dénoncer, critiquer, expliquer, dire ce qui était, devrait et ne devrait pas être.

La Côte d’Ivoire chevillée au cœur, elle s’est battue sans jamais occulter ses valeurs fondamentales. Par la sincérité de son engagement et son action, elle a apporté sa petite pierre dans l’édification de la Côte d’Ivoire de demain, qu’elle a rêvée réellement Indépendante et souveraine. Œuvre engagée par le Président Gbagbo.

Un tout dans un

Abi Chône dont le départ semble si soudain et injuste pour ceux qui l’ont côtoyée, était une femme vertueuse, droite, posée, qui n’avait jamais plié sa langue pour ne pas dire ce qu’elle n’aimait pas—ou qui selon son entendement semblait juste.  

Femme audacieuse. Libre dans ses convictions. Passionnée et entière dans ses amitiés. Chaleureuse et charitable dans ses relations. Animée d’une fibre sociale authentique, Anne voulait que la justice sociale puisse inspirer tous les actes politique de la Côte d’Ivoire à laquelle, elle est liée. En clair, elle voulait voir son pays conduit par quelqu’un qui l’engagerait dans une ère de juste progrès politico-socio-économique.  

Fine. Drôle. Humaine. Elle avait le don de donner et la volonté d’aider les autres. Maternelle, elle consolait les autres même si elle aussi avait mal. Anne était une femme bien. Un tout dans un qui inspirait le respect de tous.

Torture du bistouri

Abi Chône a prouvé qu’être résistante c’est aussi dans la maladie. Elle a subi la torture du bistouri d’un gang de médecins-pilleurs Français. Hésitants dans leurs diagnostics. Inexperts. Incompétents. Mais aussi l’escroquerie d’une caste de tradipraticiens. Dans les mains de ces braconniers-tortionnaires, elle n’a cessé de lever la tête et continuer de marcher au milieu de la tourmente sans gémir.  

Ces charlatans de la médecine conventionnelle et alternative n’ont pas réussi à lui arracher une de ses valeurs—sa bonne humeur dans la foi. Courtoise, humble, de même qu’elle apprenait de ses erreurs et reconnaissait qu’elle n’est pas non plus parfaite, elle a appris de la roublardise de ces charognards qui campent au chevet des malades à plumer.

Anne, Amour incarné

En paix avec elle-même sans avoir besoin de faire ses preuves auprès de personne, Anne est l’Amour incarné. Du plus profond de son âme, elle a toujours su dire, je te pardonne.’ Dans la tourmente, certains lui ont tourné le dos. Elle est restée imperturbable. Sûre de savoir qui elle est. Déterminée à être la meilleure personne qu’elle puisse être, elle n’a jamais parlé avec excès. Mais avec des mots de sagesse et non de malice.

Forte de caractère. Constante dans son amour. Jamais particulièrement exubérante ou abattue. Anne-Marie a néanmoins eu ses moments de faiblesse. Mais elle n’a jamais été trop fière de dire ‘j’ai besoin de toi.’ Cependant, à cette ‘plume’ qui lui rend hommage, elle l’a dit chaque fois qu’elle cherchait à distance une épaule pour poser sa tête et se décharger. Toujours la même, s’il arrivait—chose très rare—, qu’elle parle durement—à son avis—, a quelqu’un, elle venait à bras ouverts pour s’excuser humblement—bien que ce soit probablement la faute des autres.

A ses enfants, elle leur a appris à être hospitalier. D’avoir un cœur prêt à partager et un esprit ouvert à la flexibilité.  

Une argile dans les mains du potier

Anne n’était pas seulement une patriote-résistante. Elle était de l’argile dont le potier est Christ. Mère pieuse et priante, chaque fois qu’elle a coulé les larmes c’était pour prier Dieu en qui, elle se réjouissait avec un cœur reconnaissant et un esprit joyeux. Elle lisait quotidiennement la Bible. C’était un moment évident pour méditer sur son Sauveur. Chanter et écrire à son sujet. Lui parler dans la prière. Cette Chrétienne-résistante, était très sérieuse pour son âme, de celles de ses enfants et proches.

En toute chose, elle s’est humiliée devant le Dieu de toute grâce. Ainsi, dans les pires moments de la maladie qui l’emportera, Anne n’a jamais contesté le droit de Dieu de faire pour elle et en elle ce qu’Il jugeait le mieux, même en permettant que la maladie la détruise. 

Abi Chone, une œuvre humaniste

On pourrait condamner Abi Chône, quelqu’une de profondément humaine, pour deux crimes(?). Sa foi inébranlable en Christ,’ et son amour profond pour la Côte d’Ivoire.’

Anne-Marie partie, c’est une camarade, une amie, une patriote-résistante, qui disparaît. C’est une mère qui quitte la scène, avec pour indication de ne jamais l’appeler défunte. Mais plutôt par son nom—Abi Chône Anne-Marie, une œuvre humaniste, qui vit auprès de son Seigneur Jésus Christ, dans toutes les victoires à venir.

Feumba Samen

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