Comment faire tomber Faure et son régime

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Ben Ali et Moubarak sont tombés par la volonté des peuples tunisiens et égyptiens. Kadhafi est en passe de l’être. Les peuples sont souverains et viennent toujours à bout des dictateurs cruels et inhumains quelque soient la durée et la férocité de la machine de répression qui les maintient au pouvoir. Ce qui se passe en Tunisie et en Égypte fait frémir les Togolais. Et pour cause ! Il y’a plus de vingt ans que le peuple togolais se bat pour se débarrasser du système de dictature, de pillage systématique et d’oppression des Gnassingbé.

Le peuple a tout donné pour venir pacifiquement à bout d’une des plus abjectes dictatures que l’Afrique dite indépendance ait connue. À la mort du dictateur Eyadema , son fils, nourri au lait du pillage, du crime, de la facilité, du non respect de la vie de ces concitoyens, de la violation de la constitution et du braquage de la chose publique, s’est permis de commettre un triple coup d’État constitutionnel, institutionnel et militaire pour prendre le pouvoir qu’il croit appartenir à son père. Il déclara publiquement que« papa m’a dit de ne jamais abandonner le pouvoir au risque de ne jamais le reprendre ». Devant la levée de bouclier du peuple togolais, il n’hésita pas à massacrer plus d’un millier de togolais en 2005 avec la bénédiction de Jacques Chirac, ancien président français et du silence coupable de la communauté internationale. Le rapport de l’ONU établissant un décompte macabre de 500 togolais massacrés gît au fond d’un placard. Pis, Jacques Chirac a fait convoquer à la coloniale des officiers supérieurs l’armée togolaise pour les féliciter et leur intimer l’ordre de tout faire pour maintenir le fils de son ami Eyadema au pouvoir selon le pacte diabolique et la dernière volonté de ce dernier après de longs et loyaux services rendus à la France au mépris de son propre pays, le Togo.
C’est le lieu pour nous de nous incliner devant la mémoire de tous ceux et toutes celles qui ont donné leur vie pour un Togo libre, démocratique et prospère. Leur sacrifice ne sera pas vain. Nous ferrons tomber le régime des Gnassingbé au Togo. Faure Gnassingbé doit être chassé du pouvoir qu’il a usurpé par la fraude en versant cruellement le sang de ces concitoyens. Il doit partir aujourd’hui et non demain. Pas en 2015 mais aujourd’hui.

Pour y arriver nous devons comprendre les raisons essentielles de l’échec de ces 20 ans de lutte et y remédier : La terreur du régime militaro fasciste qui baigne dans un océan d’impunité crapuleuse, la médiocrité des leaders de l’opposition , leurs ambitions égoïstes et luttes intestines, leurs méthodes et stratégies inefficaces ,la trahison, le manque de moyens et les matrices structurelles et juridiques dans lesquelles s’organise la lutte politique au Togo constituent les éléments endogènes d’un échec planifié. Les forces exogènes d’intérêts très hostiles à l’avènement d’un Togo libre démocratique et prospère conjuguent avec les éléments nocifs endogènes l’écharpe de plomb qui asphyxie toute velléité du peuple pour le changement.

Pour faire tomber le régime de Faure Gnassingbé, les Togolais doivent puiser en eux-mêmes et dans leur génie collectif, les forces, l’intelligence, et les moyens appropriés.

Le premier écueil qu’il va falloir résoudre est le problème de la terreur, pilier essentiel de la stratégie de conservation Ad vitam aeternam du pourvoir par le régime militaro fasciste avec son cache sexe politique qu’est le RPT. Pour illustrer cette stratégie de terreur encline aux sacrifices humains consistant à massacrer 10 togolais pour que 100 soient tétanisés et soumis à un pouvoir de dictature, donnons la parole à Koffi Sama, cacique brutal du régime et premier ministre à la mort d’Eyadema. Il affirma en maître stratège cruel à la réunion de planification du massacre de 2005, ceci : Ce monsieur n’est pas à son premier essai. Vétérinaire de son état, il a toujours tendance à confondre la charcuterie des animaux au massacre des êtres humains. Je me rappelle lorsqu’il a été parachuté à la tête de l’Éducation nationale pour mater la contestation estudiantine, le Conseil des Étudiants de l’Université du Bénin (CEUB) dont j’étais le président, lui avait réservé un accueil bien chaleureux. Énervé, il déclara alors aux étudiants ceci : Allez-y comprendre quelque chose….La suite désastreuse pour les étudiants est connue de tous.

Nous avons à faire à des gens brutaux et violents qui sont prêts à tout pour conserver le pouvoir.

Pour faire tomber Faure Gnassingbé, nous devons identifier ces gens et leur miliciens de mains, rassembler les preuves juridiques contre eux, les sortir de leur impunité et de leur abris et retraites dorées. Nous devons réactiver le dossier des 500 Togolais massacrés en 2005 auprès du TPI. Porter plainte contre les criminels nommément. L’objectif est de faire réfléchir ceux qui seront tentés de massacrer encore une fois impunément les Togolais lorsque la révolution pour le départ de Faure Gnassingbé sera amorcée. Le crime gratuit se nourrit de l’impunité.

Pour faire tomber Faure Gnassingbé, nous devons faire en sorte que les grands média CNN, BBC, France 24, Africa24 …etc. puissent couvrir la révolution du peuple exigeant le départ de Faure Gnassingbé.

Pour faire tomber Faure Gnassingbé, nous devons utiliser massivement internet, les media sociaux et plus particulièrement les cameras pour témoigner des atrocités que le régime décadent serait tenté de commettre dans sa stratégie de terreur.

Pour faire tomber Faure Gnassingbé et faire échec à la stratégie de terreur, les citoyens togolais doivent faire un pacte entre eux. Si le régime militaro fasciste tue un manifestant, 100 000 autres doivent se lever. S’il tue 10, 1000 000 manifestants doivent se lever et partant tout le peuple doit être debout comme un seul homme. Le régime n’aura pas le temps d’en tuer plus. La stratégie de terreur se nourrit de la fuite, l’exil, la débandade, de la peur et de la résignation.

Pour faire tomber Faure Gnassingbé, nous devons développer un arsenal cohérent et efficace contre la stratégie de terreur.

Le deuxième écueil que nous devons surmonter est de cesser de croire que les matrices structurelles des partis politiques et leurs leaders sclérosés aux pieds nickelés à l’argile fossile, nous conduiront au changement. Suppliciés de Sisyphe, Ils nous vendent depuis vingt ans, l’illusion du changement par la méthode des négociations de dupes et des élections frauduleuses. Ils buteront la tête, l’un après l’autre. Combien se sont –ils déjà butés ?

Pour faite tomber Faure Gnassingbé, nous devons oublier le leadership politique actuel. La révolution qui doit faire partir l’enfant du dictateur doit s’organiser en dehors des structures léthargiques de partis politiques. Pour faire partir Faure Gnassingbé, le peuple n’a pas besoin de leaders mais des « organisateurs » selon le mot du professeur Moussa Issifou.

Pour faire partir Faure Gnassingbé, nous devons oublier tous nos politiciens carriéristes qui avaient court-circuiter l’action de révolte populaire du peuple depuis le 05 octobre 90 en servant des béquilles de négociations à Eyadema qui en a profité pour faire échec à toutes les velléités de changement du peuple togolais .Son fils continue allègement la tradition. Pour faire partir Faure, Il n’y aura pas une forme de négociation avec le régime, un seul mot d’ordre : Le départ de Faure Gnassingbé.

Pour faire tomber Faure, nous devons développer des alliances stratégiques avec des militaires togolais qui ont le sens devoir, du respect de la vie humaine et qui n’utiliseront pas leurs armes contre le peuple. L’armée togolaise en compte beaucoup d’officiers valeureux qui ont le sens de l’honneur, des valeurs morales et républicaines.

Pour faire tomber Faure Gnassingbé, nous devons renverser les préjugés tribalistes érigés en méthode de gouvernement par le RPT pour mieux diviser les Togolais. Nous devons renforcer dans le discours et dans les actes, la construction du fait et du consensus national et tenir compte des intérêts de toutes les régions du Togo.

Pour faire tomber Faure Gnassingbé, nous devons tous nous mobiliser pour la libération sans condition de Kpatcha Gnassingbé en vue de démonter que le Togo que nous voulons construire est un Togo de droit et de justice pour tous y compris pour les enfants d’Eyadema.

Pour faire tomber Faure Gnassingbé, nous devons faire un lobbying efficace auprès de la communauté internationale Pour faire tomber Faure Gnassingbé, nous devons développer un plan de communication intense et efficace par tous les moyens.

Pour faire tomber Faure Gnassingbé, nous devons cibler et traquer la fortune colossale mal acquise des Gnassingbé disséminés dans des paradis fiscaux à l’étranger.

Pour faire tomber Faure Gnassingbé, toutes les forces vives de la nation acquises au changement : les forces révolutionnaires, les jeunes , les syndicats, les étudiants, les femmes , les travailleurs, la société civile , les associations, les paysans, les militants des partis politiques , toutes les régions du Togo , les forces de l’ordre, les sages , les hommes de foi , la diaspora doivent se concerter rapidement pour se mettre en synergie avec le Conseil de la Révolution pour le départ immédiat de Faure Gnassingbé.

Mon frère togolais, ma sœur togolaise, ne veux-tu pas toi aussi déclarer, à l’instar de nos frères et sœurs tunisiens, égyptiens, et libyens ce qui suit :

« Pour la première fois je suis fier d’être Togolais » ?

Mobilisons nous tous pour le départ immédiat de Faure Gnassingbé.

‘‘ Vainquons ou mourrons mais dans la dignité’’.

Togolaise, Togolais : ‘‘que viennent les tyrans, ton cœur soupire vers la liberté’’.

Le départ de Faure Gnassingbé ou la mort, nous vaincrons.

Unis pour la même cause, la lutte continue Vive le Togo et vivement un Togo, libre, démocratique et prospère.

Pour le Mouvement pour un Togo Nouveau (MTN)

Le président

Che Alphonse Laté Héfume Lawson-Héllu

[email protected]

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