Coincé entre l’enclume de Faure Gnassingbé et le marteau du système Unir, Pascal Bodjona choisi l’omerta ! [Par Camus Ali]

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Ce n’est plus un secret. Le monstre de Frankenstein appelé hier RPT et aujourd’hui Unir que Pascal Akoussoulelou Bodjona, alors loubard à l’université ensuite ambassadeur puis ministre avait aidé de toutes ses forces à fabriquer peut le dévorer et froidement s’il l’ouvre grandement. Le natif de Kouméa le sait plus que tous au Togo. Il sait bien que, Faure Gnassingbé l’attend au carrefour pour l’écraser définitivement. Ici, il est question du pouvoir. Et, pour un Gnassingbé, le pouvoir, on le conserve même au prix de vies humaines. L’arrivée de Faure Gnassingbé au pouvoir en 2005 est dans toutes les mémoires ! Ainsi, ceux qui avaient parié un petit morceau de pain que, l’homme sera une boîte à idées pour l’opposition peuvent se raviser. De nos informations, plusieurs caciques et pas des moindres ont pris attache avec Pascal Bodjona. Le mot final est à peu près celui-ci : « Tu te tais, tu manges ce que tu as pu voler et tu es tranquille ». Le message semble être reçu cinq sur cinq. Désormais entre sa facienda sise à Cacaveli (Banlieu nord de Lomé) et les rares coups de fils, Pascal Bodjona ne se serait pas encore remis de l’injustice qui lui a été faite. On se rappelle que, le ministre avait été jeté en prison comme un vulgaire bandit de grand chemin pour une affaire d’escroquerie alors que, le principal concerné Bertin Agba hume le bel air et saute entre avions bien qu’un « vrai-faux » mandat international ait été lancé contre lui. Trois ans dans le Guantanamo local si nous reprenons le terme si cher d’Agbéyomé Kodjo,  président d’OBUT, c’est trop pour un témoin. D’ailleurs, un tout proche de Faure Gnassingbé a bien tenu à nous le signifier à Lynx.info : « Pascal a été injustement mis en prison ». Avant de continuer. Son seul tort, aura été de dire devant le procureur qui l’interrogeait sur cette affaire d’escroquerie cette phrase : « Je suis étranger à cette affaire d’escroquerie. Je ne m’y reconnais pas. Par contre, si on me demandait comment j’ai truqué aux élections présidentielles de 2010 en faveur de Faure quand j’étais ministre de l’Administration du Territoire et des Collectivités Locales, je saurais donner les détails ». La phrase qui a fait trembler le pouvoir, n’a jamais été reprise par un parti d’opposition. Une simple plainte devant les instances nationales comme internationales, ne serait-ce que symboliquement aurait eu son mérite d’être. Nous sommes au Togo et peu importe que le père défunt ait volé et ensuite le fils. Pour l’heure, Pascal Bodjona semble avoir opté pour l’omerta. Il sait que, Dahuku Péré pour avoir trop parlé a failli crever par une diète alimentaire. Il sait qu’Agbeyomé Kodjo pour avoir aussi trop parlé a fini par tendre la main pour sa pitance chez Kpatcha Gnassingbé, son bourreau. Il sait aussi que, Faure Gnassingbé, c’est du « blaguer-tuer ». L’homme que certains Togolais appellent le « XXL » de la république pour son poids, ne voudrait pas connaitre le même destin que Kpatcha Gnassingbé…….Mieux vaut humer l’air frais dans la pauvreté que d’avoir en prison ces bruits de bottes terrifiants de Yotrefeï Massina. Une chose aussi est claire, Faure Gnassingbé ne quittera pas le pouvoir sans avoir goûté ne serait-ce qu’une minute, ce qu’il a fait enduré à tous ceux qui l’ont fait Prince. Les principes de dame Nature l’attendent au tournant !

Camus Ali

Lynx.info 

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