Claude Ameganvi: Il donne un ultimatum de 16 jours à Faure pour liberer tous les militants de l’opposition !

0

Dans les 16 jours, le régime UNIR/RPT doit publiquement avouer avoir fait incendier les marchés au Togo et libérer immédiatement, sans condition, les militants et responsables arbitrairement arrêtés !

 

Le mardi 29 janvier 2012, le Parti des travailleurs a rendu publique une déclaration intitulée : « Nous accusons le régime UNIR/RPT d’être, lui-même, responsable de la vague d’incendies des marchés qui déferle sur le Togo ! »

En effet, il est aujourd’hui clair pour tous que, pour commettre cette ignominieuse machination, le régime UNIR/RPT a copié le précédent historique de l’incendie du Reichstag, siège du parlement allemand, par le régime nazi d’Adolf HITLER, incendie survenu à Berlin dans la nuit du 27 au 28 février 1933, il ya de cela exactement 80 ans.

En effet, les archives de la Gestapo conservées à Moscou et accessibles aux chercheurs depuis 1990, ont confirmé que le feu a été mis au Reichstag par un groupe de Section d’Assaut (SA) agissant sous les ordres directs de Hermann GÖRING, ministre de l’Intérieur de Prusse et président du Reichstag. Ce dernier, qui était présent à Berlin le 27 février 1933 au soir, commandait la police, était le seul à détenir les clés du Reichstag dont il était le seul à pouvoir activer ou arrêter la surveillance et était le seul à détenir la clé du souterrain par lequel les incendiaires ont pénétré dans le bâtiment.

Immédiatement exploité à des fins politiques par les nazis qui le présentèrent comme le signe avant-coureur d’un vaste « complot communiste », l’incendie du Reichstag a été utilisé par Adolf HITLER pour accéder au pouvoir en se faisant nommer chancelier du Reich, deux jours après, le 30 janvier 1933.

Dès sa nomination, HITLER exigea que de nouvelles élections législatives soient organisées et, par le décret présidentiel du 4 février 1933 « pour la protection du peuple allemand », donna les pleins pouvoirs au gouvernement qui suspendit sine die les libertés individuelles, interdit les réunions et publications et organisa la répression contre les militants communistes et socialistes.

4 000 militants du Parti communiste d’Allemagne (KPD) dont le président Ernst Thälmann, plusieurs dirigeants socialistes et intellectuels de gauche soit au total plusieurs dizaines de milliers de personnes ont alors été arrêtés et internés dans les premiers camps de concentration nazis, essentiellement à Dachau. La peine de mort fut introduite avec effet rétroactif.

Alors que Faure Essozimna GNASSINGBE prépare, pour ce mois de mars 2013, une mascarade d’élections législatives qu’il voudrait manipuler pour se maintenir indéfiniment au pouvoir, chacun peut constater la frappante similitude entre l’incendie du Reichstag en 1933 en Allemagne et l’incendie des marchés qui déferle en ce début 2013 sur le Togo.

C’est pourquoi, suite à sa déclaration du mardi 29 janvier 2012, le Parti des travailleurs tient à adresser le présent Ultimatum au régime de Faure Essozimna GNASSINGBE pour que, dans les 16 jours à venir :

— il avoue publiquement avoir délibérément prémédité, planifié et exécuté l’incendie criminelle les marchés de Kara, Lomé, Aklakou ainsi que la tentative d’incendie criminelle des marchés d’Atakpamé, Kpalimé, et de bien d’autres villes et localités pour en imputer faussement la responsabilité aux responsables et militants du Collectif « SAUVONS LE TOGO » qu’il a fait arrêter ;

— il libère immédiatement et sans condition tous les responsables et militants arbitrairement arrêtés et fallacieusement accusés d’avoir incendié les marchés sur tout le territoire du Togo notamment :

ARRETES ET ILLEGALEMENT DETENUS A LOME :

1°) Gérard ADJA, vice-président de l’Organisation pour bâtir dans l’union un Togo solidaire (OBUTS), arrêté le dimanche 20 janvier 2013 par des gendarmes du Service de renseignement et d’investigation (SRI) alors qu’il sortait de la messe, détenu en toute illégalité depuis lors à la Gendarmerie nationale, au mépris de la réglementation sur la détention préventive ;

2°) Agbéyomé Gabriel KODJO, président de l’OBUTS, arrêté le lundi 21 janvier 2013 par des gendarmes du SRI à son domicile où des membres de sa famille ont été violentés, détenu en toute illégalité depuis lors à la Gendarmerie nationale, au mépris de la réglementation sur la détention préventive ;

3°) Suzanne Kafui Nukafu DOGBEVI, militante de l’Alliance nationale pour le changement (ANC), arrêtée à son domicile dans l’après-midi du lundi 21 janvier 2013 par des gendarmes du SRI, détenue en toute illégalité depuis lors à la Gendarmerie nationale, au mépris de la réglementation sur la détention préventive ;

4°) Christophe Komlan AGBEGNEZI, militant de l’OBUTS ;

5°) Alphonse KPOGO, vice-président de l’Alliance des démocrates pour le développement intégral (ADDI), arrêté à son domicile le mercredi 23 janvier 2013, à 5 heures du matin, par des gendarmes du SRI, détenu en toute illégalité depuis lors à la Gendarmerie nationale, au mépris de la réglementation sur la détention préventive ;

6°) Jean EKLOU, responsable de l’ANC et Président de la Jeunesse nationale pour le changement (JNC), arrêté par des gendarmes du SRI devant le siège de l’ANC, le …janvier 2013, détenu en toute illégalité d’abord à la Réserve de la Gendarmerie à Agoè-Nyivé avant d’être transféré au Camp de la Gendarmerie Nationale à Lomé où il est détenu depuis lors au mépris de la réglementation sur la détention préventive ;

7°) Maurice Kossivi EKLOU, militant de l’ANC ;

8°) Fofo Kokou MIGAN, militant de l’ANC ;

9°) Ayéwa Mathieu ASSOGBA ;

10°) Etienne YAKANOU, militant de l’ANC, arrêté à son domicile, détenu depuis lors à la Brigade de Gendarmerie du Port autonome de Lomé ;

11°) Simon AWOKOU, militant de l’ANC ;

12°) Appolinaire ATHILEY, président de la sous-section ANC de Kodjoviakopé, chauffeur et garde du corps du Président national de l’ANC, Jean-Pierre FABRE, , arrêté par des gendarmes du SRI devant le domicile de ce dernier le jeudi 24 (ou vendredi 25) janvier 2013, détenu d’abord à la Gendarmerie nationale avant d’être transféré à la Réserve de la Gendarmerie à Agoè-Nyivé où il est détenu depuis lors en toute illégalité car au mépris de la réglementation sur la détention préventive ;

13°) Taïrou AKPOVI, vice-président de la fédération de l’ANC-Ogou, arrêté par des gendarmes du SRI le dimanche 27 janvier 2013 à Atakpamé, transféré le lundi 28 janvier 2013 à Lomé où il est détenu en toute illégalité depuis lors à la Gendarmerie nationale ;

14°) Tchagnaou OURO-AKPO, député de l’ANC, arrêté à son domicile par des gendarmes du SRI dans l’après-midi du lundi 28 janvier 2013, détenu en toute illégalité d’abord à la Réserve de la Gendarmerie à Agoè-Nyivé avant d’être transféré au Camp de la Gendarmerie Nationale à Lomé où il est détenu depuis lors, au mépris de la réglementation sur la détention préventive ;

15°) Koffi LABANE, chef vigile au Marché de Hédjranawoé, arrêté à son domicile par des gendarmes du SRI le vendredi 18 janvier 2013, détenu en toute illégalité au secret depuis lors à la Gendarmerie sans que sa famille ou un avocat puisse le voir ;

16°) Mohamed LOUM alias Toussaint TOMETY, jeune sympathisant de l’ANC, arrêté et manipulé par la Gendarmerie pour faire de fausses déclarations accusant les responsables et militants arrêtés ;

17°) Hervé SENOU, militant de l’ANC, arrêté et manipulé par la Gendarmerie pour faire de fausses déclarations accusant les responsables et militants arrêtés ;

18°) Ayawo MIVEGBO, militant de l’ANC, arrêté et manipulé par la Gendarmerie pour faire de fausses déclarations accusant les responsables et militants arrêtés ;

19°) Sena AMAVI, jeune sympathisant de l’ANC, arrêté et manipulé par la Gendarmerie pour faire de fausses déclarations accusant les responsables et militants arrêtés ;

20°) Koffi Sika VONDJOGBE, féticheur ou prêtre traditionnel, arrêté et détenu d’abord à la Direction de la police judiciaire (DPJ) puis transféré à la Réserve de la Gendarmerie à Agoè-Nyivé, subit des pressions de la Gendarmerie pour déclarer faussement qu’il aurait été sollicité pour faire des « préparations mystiques » aux personnes arbitrairement arrêtés sous l’accusation d’avoir incendié le grand marché d’Adawlato, à Lomé ;

21°) Nicolas ;

22°) Maurice Kossivi ;

23°) Ignace.

PLUS DE 15 DEMOCRATES ARRETES ET ILLEGALEMENT DETENUS A KARA (420 KM AU NORD DE LOME) DONT :

24°) Pyabalo Aimé KAMING, arrêté à Kara dans la semaine du lundi 21 au dimanche 27 janvier 2013 et détenu en toute illégalité par les services de sécurité, libéré le mercredi 30 janvier 2013 et arrêté à nouveau le jeudi 31 janvier 2013 où il a été déféré à la Prison civile de Kara ;

25°) Birénam BITSIOUDI, dit « Colonel Bits », responsable l’Union nationale des élèves et étudiants (UNEET), arrêté à Kara dans la semaine du lundi 21 au dimanche 27 janvier 2013 et détenu en toute illégalité par les services de sécurité, libéré le mercredi 30 janvier 2013 et arrêté à nouveau le jeudi 31 janvier 2013 où il a été déféré à la Prison civile de Kara ;

26°) Massama Esso AGNITE dit « Guillaume Soro », responsable l’Union nationale des élèves et étudiants (UNEET), arrêté à Kara dans la semaine du lundi 21 au dimanche 27 janvier 2013 et détenu en toute illégalité par les services de sécurité, libéré le mercredi 30 janvier 2013 et arrêté à nouveau le jeudi 31 janvier 2013 où il a été déféré à la Prison civile de Kara ; ;

27°) Moukalawa ALINKI, responsable de l’Union nationale des élèves et étudiants (UNEET), arrêté à Kara dans la semaine du lundi 21 au dimanche 27 janvier 2013 et détenu en toute illégalité par les services de sécurité, libéré le mercredi 30 janvier 2013 et arrêté à nouveau le jeudi 31 janvier 2013 où il a été déféré à la Prison civile de Kara ;

28°) MASSAN, responsable l’Union nationale des élèves et étudiants (UNEET), arrêté à Kara dans la semaine du lundi 21 au dimanche 27 janvier 2013 et détenu en toute illégalité par les services de sécurité, libéré le mercredi 30 janvier 2013 et arrêté à nouveau le jeudi 31 janvier 2013 où il a été déféré à la Prison civile de Kara ;

29°) Naboudja NAPO, professeur à l’Université de Kara, arrêté à Kara dans la semaine du lundi 21 au dimanche 27 janvier 2013 et détenu en toute illégalité par les services de sécurité.

A bas le régime pyromane et pro nazi de Faure Essozimna GNASSINGBE !

Lomé, le 2 février 2013,

Pour le Parti des travailleurs,

La Secrétaire chargé de la coordination

Claude AMEGANVI

 

Laisser une réponse