Chronique de Kodjo Epou : Que des bonimenteurs à l’UNIR des Babina !

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Décidément on aura tout vu et tout entendu! Que des crétineries à profusion ! Les dernières en date émanent de deux bonimenteurs : Nicolas Babina et Georges Aïdam. Le second, un brumeux personnage qui répand de la fumée depuis qu’il a changé de veste en plein marché de « Gnagna » pour aller piloter l’arrière train d’UNIR. Il a appris à remuer Rome avec St Jacques : “Faure veut faire les réformes mais c’est l’opposition qui le bloque”. Un langage, s’il n’est pas d’un sot complet, est, à tout le moins, d’un retors parfait. Pour l’avoir tenu sans aucune pudeur, AIDAM, avec zèle, revendique sa place parmi les Poukontem BABINA, ces “intellectuels tarés” qui ont pignon sur rue au Togo.

 Les sentiments sont partagés, oscillent entre colère et lassitude, révolte et soumission aux faits accomplis. Mais le dénominateur commun est là, omniprésent, accablant : un écœurement général, une répulsion incontrôlable qui équivaut au pire des désaveux dont peuvent être frappés les dirigeants d’une nation, un mépris souverain que les Togolais, majoritairement, manifestent désormais à l’égard d’un pouvoir démonétisé qui l’asservit à ses folles ambitions et l’entraîne dans une violente spirale d’élections frauduleuses. En dernière analyse on va dire que les bradeurs de la République, en multipliant les déclarations à l’emporte pièce, expriment en réalité un état d’esprit, celui des gens à bout de nerfs, en phase terminus, le refuge extrême où l’on se retranche quand on a perdu la force d’aller plus loin.

 Il va donc sans dire que les propos d’Aïdam ne valent pas un clou. Aux yeux de tous, il ne s’agit là que d’une de ces sorties dénuées d’intelligence, guidées par des besoins alimentaires, et qui font partie des habitudes provocatrices d’un régime totalement démodé. Là où le bas blesse, c’est qu’un écart pareil tient aussi lieu d’une insulte supplémentaire jetée en pleine figure de notre peuple. Cette même semaine, depuis Paris, un certain Dr Nicolas POUKONTEM BABINA, l’autre troubadour moyenâgeux sans âme, a eu le toupet de déclarer que les massacres de 2005 étaient l’œuvre de l’opposition. Quelle frasque, quelle offense ! POUKONTEM n’a rien perdu de ses instincts d’ancien milicien du RPT. Même reconverti en chirurgien viscéral en occident après avoir réussi à abandonner les flèches assassines d’Adéwui, le praticien de l’hôpital Robert Ballanger n’est toujours pas capable de savoir que l’exercice de certains métiers comme le sien recommande de la retenue et de la discrétion, surtout lorsqu’il s’agit de questions qui se rapportent à une destruction massive de vies humaines. Il y a de quoi plaindre les patients qui vont consulter, à l’hôpital du boulevard Robert Ballanger à Aulnay Sous Bois, ce médecin togolais qui vient de dévoiler, par un éloge déguisé du bain de sang, qu’il est de moralité douteuse.

Il est vrai qu’à l’approche de la présidentielle au Togo, les incartades les plus extrémistes vont aller bon train. A loisir. UNIR fera feu de tout bois. Notre cher président bien aimé, l’élu du peuple qui a fait, depuis, le choix de ne pas choisir une politique tournée vers la réconciliation pour son pays, va rester terré dans son silence habituel. Comme pour dire: “j’approuve ces messages”. Ça fait beaucoup trop pour laisser impassible. Même le dernier des Togolais ne manquera pas de poser une question aux champions du dilatoire : Comment peut-il être possible qu’un parti au pouvoir, ayant entre ses mains tous les leviers de l’état, et qui en plus, détient la majorité dans tous les organes, exécutif, législatif et judiciaire confondus, peut il être empêché par la minorité d’opérer des réformes qui font partie du programme de son propre gouvernement? C’est à faire tomber à la renverse. Nos branquignols et leurs thuriféraires, ces laids spécimens gredins et piètres super héros des coups tordus, en dehors des âneries qu’ils débitent sur les médias, ne peuvent avoir aucune réponse sérieuse et satisfaisante à cette question pourtant très simple.

N’est-ce pas qu’il s’agit d’un pays où le sacré n’existe pas, où la morale a foutu le camp ! N’est-ce pas que sous le RPT la nation togolaise a perdu son âme ! Un pays qui s’est retrouvé avec un douloureux héritage pour n’avoir produit qu’une piteuse camarilla composée d’hommes et de femmes sans aucun sens de l’honneur qui le dirigent par l’intrigue ou la cabale. Au final, une terre abandonnée par ses élites et où l’on ne trouve dans les plus hautes sphères de l’état que des hâbleurs, des incapables imbéciles et d’heureux farceurs traitant les autres Togolais en pieds de chaises de brocanteurs. Naturellement, ils n’ont de solution à aucun des problèmes de la nation. Dans leur camp, les turpitudes s’égrènent sans fin, celles-ci faisant partie des pratiques redondantes, ignominieuses et criminelles, que ces “craked” (fêlés) à l’image des Aïdam, Babina et consort savent manier à souhait dans le seul but d’opposer à la volonté du peuple les ambitions démesurées de leur vénéré « algonquin Manitou » assimilé à un dieu unique et irremplaçable.
Difficile de se taire tant que le Togo sera un bien commun lorsque les génocidaires, ceux qui ont semé la mort et la désolation dans de nombreuses familles en 2005, qui trônent à la place du déshonneur, arborant avec ostentation leur sombre légende des crimes politiques, veulent une fois encore remettre tous les leviers en mouvement pour s’accrocher au pouvoir, au lieu de négocier une sortie et laisser le Togo en paix. Assez donc de mensonges et de tromperies, assez de rengaines lassantes, assez de fanfaronnades et d’anathèmes : le pays se disloque, se divise. Nos sauveteurs autoproclamés,  installés dans leur tour d’ivoire, continuent à claironner que le salut passe inévitablement par eux. On en viendrait presque à souhaiter qu’un gros cataclysme survienne pour les ramener à la raison, un « big bang » qui les secouerait comme fétu de paille et réveillerait leur conscience, un tsunami ravageur qui aurait un effet purificateur.

Mais ne rêvons pas trop. Si l’opposition ne resserre pas ses rangs, si elle n’ameute pas le ciel et le terre, en communion avec une société civile redynamisée, ces gens seraient encore là, fulminant au-dessus des ruines et tombes des martyrs, lançant leurs imprécations et accusant sauvagement leurs adversaires de la chaotique situation morale et sociale qu’eux seuls sont responsables d’avoir provoquée.

Quoi d’autre un peuple peut-il EXIGER des individus se réclamant de la majorité mais qui s’avouent incapables de rassembler le peuple, de faire les lois et de gouverner le pays prétextant d’en être empêchés par l’opposition, si ce n’est leur demander simplement de DEGAGER! Il existe une raison qui peut faire dire que le Togo va rebondir. Car, tant que ce peuple sera maintenu au fond de l’abîme, par une bande d’abrupts dominateurs, il n’a d’autre choix que de remonter la pente.

Kodjo Epou
Washington DC
USA

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