Camus Ali répond à Edem Kodjo

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Savoir News : Ancien Secrétaire Général de l’OUA, vous avez été deux fois Premier Ministre du Togo. Vous êtes aujourd’hui considéré comme l’une des grandes figures de l’histoire politique de l’Afrique. Etes-vous fier de votre continent en général et de votre pays en particulier, après cinquante années d’indépendance?

Edem Kodjo : Pas tout à fait, parce que le continent n’a pas répondu aux aspirations dont je rêvais pour elle. J’ai toujours considéré que l’Afrique de par ses dotations naturelles, de par ses ressources naturelles, de par sa position centrale sur une carte du monde, devait avoir un rôle prépondérant. Cinquante ans sont passés et nous ne pouvons pas être tellement fiers. Il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Tout n’a pas été négatif. Il y a des pays quand même, qui font honneur au continent africain.

Camus Ali : Et pourquoi pas le Togo votre pays ne serait-il pas de cette liste quand on se souvient que ce fut la Suisse d’Afrique à un moment dans son passé récent? Mr Kodjo, à votre place je ne parlerais plus quand il s’agit de l’Afrique. Aucun Togolais n’a eu dans sa carrière  comme vous la chance et l’opportunité de sortir votre pays le Togo du gouffre. Quand le Ghana se battait pour plus de démocratie, vous étiez avec 4 députés de votre parti entrain de peaufiner des plans pour évincer Me Agboyibor avec ses 36 députés. La démocratie, c’est la loi du nombre. Et l’ancien étudiant de l’ENA que vous êtes ne pouvait ne pas savoir que vous étiez entrain de faire du mal à votre pays. Votre coup de gueule relève d’un cynisme politique ! Apprenez à la fermer cela vous grandirait davantage!

Savoir News : Par exemple ?

Edem Kodjo : Le Ghana, et d’autres. Mais il faut voir d’où nous sommes partis et où nous sommes arrivés. Les pays comme la Corée du Sud, la Chine même en 1960 n’étaient pas plus avancés que nous. Si nous nous en tenons aux statistiques officielles des institutions internationales, nous étions pratiquement au même niveau. Remarquez cinquante ans plus tard, la Chine est devenue une super puissance. Elle n’a pas totalement élagué la pauvreté de son sol. Tous les Chinois ne sont pas devenus riches tout d’un coup. Mais la Chine est une puissance considérable dans le monde d’aujourd’hui, parce qu’elle a réussi son industrialisation. Elle a réussi à avoir une agriculture remarquablement bien organisée; elle a un commerce international très actif. La Chine est devenue une puissance géopolitique.

Camus Ali :
Quand vous écriviez avec tout votre talent le « Livre vert du RPT » quelque part les Chinois aussi étaient avec la même idéologie du parti unique, parti Etat que vous. Contrairement à vous, l’élite africaine, les Chinois n’ont pas ouvert des comptes à l’étranger, et ne sont pas acharnés à dilapider le patrimoine chinois à l’étranger. Aucun chinois n’a trahit son frère chinois pour une parcelle du pouvoir. Si tel était le cas, il aurait d’ailleurs été pendu. Et comment auriez-vous pu faire avancer le Togo quand vous étiez encore occupé  au sommet de de l’Etat  à faire des histoires de dessous de  jupes avec Gilchrist Olympio une affaire d’Etat  comme le signal Jean Dégli dans son livre Togo : la tragédie africaine.

Savoir News : Qu’est ce qui explique, le fait que votre pays n’arrive pas à s’inscrire dans cette dynamique des pays modèles comme le Ghana, la Corée du Sud, etc..?

Edem Kodjo : Il y a trop de divisions au Togo. C’est triste;  ça me fend le cœur parce que dès 1990, ayant vu tout ce qui s’était passé depuis l’indépendance, j’avais préconisé le grand pardon. Mais personne n’a voulu m’entendre, personne n’a voulu me suivre et m’accompagner dans cette voie. Mais aujourd’hui, c’est clair que sans ce pardon, nous ne ferons rien. Il y a des frustrations qui sont logées au cœur des togolais. Ces frustrations, il faut les lever par des politiques appropriées. Il y a des actes de réconciliation qu’il faut poser,  et il y a un effort commun à faire pour qu’ensemble nous retrouvions la voie d’une action communautaire, solide qui va propulser le pays vers l’avant. Aucun pays ne peut aller de l’avant,  s’il était si divisé comme nous l’avons été. Il y a les bons d’un côté, les mauvais de l’autre. C’est ce qui fait que le Togo a considérablement pris du retard.

Camus Ali : Et depuis quand aviez-vous pensé que le Togo était un pays où il y’a trop de divisions? Serait-ce depuis que vous occupiez des postes de premier ministre,  ou des postes de ministres d’Etat sans portefeuille ou fort heureusement depuis que vous êtes à la maison?
Quand je vous lis, à mon âge, à l’aube de souffler mes 40 bougies, c’est un sentiment de dégout, de dédain et de révolte. Comprenez-moi c’est rien de personnel, car je ne vous connais pas personnellement. Vous m’avez déçu. Mon ressentiment en est incommensurable. Je rumine ma rage contre vous et j’en suis inconsolable. Pendant 20 années de lutte, née et grandie avec le parti unique, je suis de ces 70 % qui composent la pauvre population togolaise et dont vous avez bradé l’avenir, sans aucun état d’âme, pour des intérêts personnels. En aviez-vous encore quelques capacités intellectuelles pour comprendre ce coup de colère et de douleur? Et quelles politiques appropriées voulez-vous après un exercice de pouvoir total et absolu d’au moins 25 ans au Togo, Mr Kodjo? Apprenez donc à vous taire, car j’avais envie de dégueuler en vous lisant.

Savoir News : Vous le regrettez beaucoup ?

Edem Kodjo : Je le regrette beaucoup, parce que le Togo est mon pays. Moi je suis un panafricaniste acharné, donc je considère d’abord le destin du continent africain, et enfin, je suis de quelque part, je suis donc du Togo et c’est ce Togo qui m’a donné des chances d’être aujourd’hui ce que je suis. Je ne vais pas me désintéresser de son sort. Je voudrais que les Togolais se ressaisissent. Il est temps parce que tout ce que nous faisons, vu avec un peu de hauteur, c’est une pure perte de temps.

Camus Ali :
Quand vous écriviez votre livre : « Et demain l’Afrique », ceux qui vous connaissent disent que vous aviez tout fait pour rester encore sur le marché politique, une manière « d’être » et de vous « vendre ». La preuve, s’il en fallait une, est qu’avec votre livre vous n’avez réussi à influencer nullement le cours de l’histoire africaine. A votre panafricanisme, moi je voudrais qu’on parle d’arrivisme de l’intellectuel africain. C’est affligeant, ne le trouvez-vous pas?

Savoir News : D’aucuns estiment que René Dumont a raison quand il écrivait son livre intitulé: « l’Afrique Noire est mal partie ».  Etes-vous de l’avis de ceux-là ?

Edem Kodjo : Vous savez, j’ai bien connu René Dumont, nous avons souvent parlé ensemble. Il avait une grande estime pour moi. Je suis navré de constater qu’il a eu raison sur moi et qu’en fait, quand il avait écrit son livre, nous avions tous poussé des grands cris, nous qui étions ses amis, et qui le connaissaient. Nous lui avions reproché amicalement tout cela. Mais René Dumont en partant de l’Agriculture – car spécialiste des questions agricoles –  a démontré que l’Afrique ne prenait pas la bonne voie. Il y a un autre qui a fait un peu de René Dumont dans un certain sens, c’est Samir Hamid. Ce dernier dénonçait également ces stratégies de développement, qu’il trouvait beaucoup trop extraverties. René Dumont trouvait qu’on ne s’occupait pas suffisamment des paysans et de l’agriculture, et qu’aucun développement ne pouvait être réussi si véritablement ce problème de l’agriculture n’était pas résolu. Samir Hamid pensait que cette stratégie de développement était trop extravertie et il n’avait pas tort non plus. Les évènements donnaient raison aussi bien à l’un qu’à l’autre.

Camus Ali : Il ne vous vient pas à l’idée d’arrêter de nous rabattre cet carnet d’adresse épais que vous vous êtes toujours vanté d’avoir depuis 1990? Réné Dumont, les africains l’ont lu comme vous. Si René Dumont devrait encore vivre, sûrement il aurait refusé de vous serrer la main. Faut-il vous rappeler que vous aviez les leviers de l’Etat pour mettre en application tout son travail sur l’Afrique et en particulier le Togo? Votre aveu d’impuissance et d’échec est pathétique. C’est bien le reflet même de l’échec patent de l’intellectuel africain de votre génération.

Savoir News : Certains n’hésitent pas à accuser l’élite africaine d’avoir participé à la « ruine » du continent noir, bon nombre d’intellectuels ayant participé à la gestion de la cité aux côtés de nos dirigeants, de nos présidents. Qu’en dites-vous ?

Edem Kodjo : Ne mélangeons pas tout. L’élite, c’est aussi parfois les dirigeants eux-mêmes. Ils sont l’élite. L’élite a une mission et un rôle historique à jouer. L’élite ne peut pas toujours se croiser les doigts en disant, ce qui se fait là, moi je me mets de côté, j’attends mon heure, je vais venir après. Il y a des élites qui ont fait ce calcul et qui après cinquante ans sont toujours là où elles sont. Et les élites, il y en a de bonnes et des moins bonnes. Toutes les élites ne sont pas comparables. Ce ne sont pas toutes les élites qui ont évacué tous les principes qu’ils avaient. Ce ne sont pas toutes les élites qui ont jeté l’Afrique par terre. Il y a des élites qui étaient venues participer avec le sens d’un dévouement et le sens d’un amour profond pour le continent. Mais il y a aussi des élites qui n’avaient qu’une seule ambition, accéder à une certaine position du pouvoir pour se remplir les poches. Et ça malheureusement, serait également invisible. Ce sujet des élites ne peut pas être globalisé. Il y a des élites qui sont allées de bonne foi dans les systèmes qui ont prévalu dans nos pays, qui ont travaillé de bonne foi, qui ont réussi même, à impressionner la communauté internationale et à faire avancer les choses dans leurs domaines, là où elles sont compétentes.

Camus Ali : « Mais il y a aussi des élites qui n’avaient qu’une seule ambition, accéder à une certaine position du pouvoir pour se remplir les poches » Et si cette élite était bien  un certain nommé Edem Kodjo !  Il se rapporte qu’après votre départ de la primature, qui au passage ne bénéficiait pas d’un budget digne de ce nom, vous aviez aussi pensé pour vous remplir les poches accepté  un poste de conseiller à la présidence.  De votre nouveau rôle, tout le monde reconnaît que vous êtes parti financièrement soulagé ! Intellectuellement, il serait intéressant de le reconnaître. Pour moins que ça les Chinois ont pendu leurs plus hauts représentants. Tant qu’à faire, continuons à comparer les méthodes de gestion africaines à celle de nos amis les Chinois.

Savoir News : Un homme de Dieu Togolais a publié très récemment un livre intitulé: « Une autre Afrique est possible, selon le plan de Dieu ». L’auteur du livre a vivement critiqué l’Occident, notamment la France pour sa politique en Afrique. Pensez-vous  que l’échec est total et qu’il faille aujourd’hui s’en remettre à l’Eternel?

Edem Kodjo : Oui, en tant que Chrétien, je vais répondre qu’il faut toujours s’en remettre à l’Eternel d’une manière ou d’une autre. Mais je voudrais connaître cet homme de Dieu pour m’assurer qu’il est véritablement un homme de Dieu. Deuxièmement, je considère que les Africains sont matures désormais et je ne peux pas supporter qu’on nous impose quelque chose, que tel pays nous impose quelque chose. Est ce que nous sommes des enfants ? Vous voyez quelqu’un venir imposer quelque chose à moi Edem Kodjo? Il faut que nous les Africains décidons définitivement de rompre les amarres  pour que nous prenions notre liberté à l’égard de tout le monde.

Camus Ali : Un chrétien ne magnifie pas le Christ en martyrisant les enfants de Dieu. Qu’avez-vous fait comme actes concrets pour que justice soit rendue aux familles des 400 à 1000 togolais morts en 2005 pour que vous soyez de nouveau premier ministre ? Votre cynisme légendaire tant décrié par vos proches vient d’atteindre le sommet culminant de l’abominable.

Savoir News : Est-ce qu’il est facile de rompre les amarres avec le pays qui vous a colonisé?

Edem Kodjo : Oui, mais rompre les amarres amicalement, c’est-à-dire, mener une politique de coopération naturelle et normale, mais ne pas être assujetti à quoi que ce soit. Tout assujettissement est selon moi, irrecevable. C’est pour ça que les critiques de l’Occident et de la France, sont des critiques qui sont bienvenues,  mais il faut regarder les choses en face. La France défend ses intérêts, l’Occident défend ses intérêts; à nous d’apprendre à défendre nos intérêts et ne pas se laisser marcher sur les pieds.

Camus Ali : Et comment vous le ferez quand vous vous sentez davantage français que togolais ? Comment le faites-vous quand vous liquidiez le patrimoine immobilier togolais au profit des libano-européens?  Ce ne sont pas ces amis français qui vous ont préféré en 1994 à Me Agboyibor, ce ne sont pas ces mêmes français qui vous ont rappelé en 2005. Mr Kodjo sous d’autres cieux, votre âge et votre nom attirent respect, au Togo votre nom à lui tout seul attire mépris !

Savoir News : Mais comment peut-on défendre ses intérêts, quand on n’a pas assez de force ?

Edem Kodjo : Quand on n’a pas assez de force, on en a suffisamment toujours pour savoir que 1+1=2. Et quand on vient nous raconter que 1+2=6, je dis non Monsieur.

Camus Ali : Votre argumentaire est plat sinon vide. Et combien de temps aviez vous mis vous pour savoir que 1+1= 2. On a beau vous remettre pendant 43 ans le Togo, comme les Togolais vous l’on confié avec le RPT, rien ne changera. Donc arrêtez votre charme.

Savoir News : L’Afrique est malade et votre pays, plus malade. Comment expliquez-vous la situation de précarité dans laquelle se trouve aujourd’hui le Togo après cinquante années d’indépendance ? La classe politique est divisée, l’économie peine à se redresser (environ 2,5% de croissance en 2009).

Edem Kodjo : Ce n’est pas l’économie togolaise seule qui peine à se redresser. Vous avez parlé d’un taux de croissance de 2,5%, mais j’ai entendu l’autre jour le Directeur Général du Fond Monétaire International déclarer que l’Afrique est entrain de sortir de la crise, parce que le taux de croissance pour l’année qui vient serait de 3%. Donc le Togo n’est pas si éloigné de la norme. Mais ces 3%, je ne peux pas m’en contenter. Les 2,5% du Togo, je ne peux pas m’en contenter, parce qu’il fut un temps – il n’y a pas si longtemps – , avant la fameuse crise financière,  les pays d’Afrique faisaient 6 à 7% de croissance. Mais, ce n’était pas encore satisfaisant pour moi. Il fallait qu’on atteigne, une croissance à deux chiffres.  Sur le plan intérieur, tant que nous n’aurons pas un Togo plus uni, avec des objectifs consensuellement adoptés et acceptés, comment voulez-vous que nous nous développions rapidement? Comment voulez-vous qu’on fasse? J’ajoute encore une fois que le mal du Togo se trouve surtout dans la division, pas seulement de sa classe politique mais aussi de sa société.

Camus Ali : Cessez de mentir ! L’economiste Dr Yves Ekué Amaizo dans une interview avec Lynxtogo.info a la réponse à vos mensonges : « « D’après la Banque africaine de Développement, le solde de la balance courante en 2008 pour le Togo était négatif avec un record de -212 millions de $US soit -123 108 millions de FCFA. Pour 2010, le déficit serait autour de -6,7 % du PIB (Economist intelligence unit, avril 2010), ce qui veut dire que les revenus de l’Etat avec les dons reçus moins les dépenses et les arriérés de paiement demeurent négatifs. Faut-il rappeler qu’il n’était que de -77 million de $US soit -44 513 millions de FCFA en 2005 lors de la prise de pouvoir sans vérité des urnes de Faure Gnassingbé ? Depuis 2005, le Togo n’a jamais réussi à avoir un solde de la balance commerciale positif avec, en 2008, -578 millions de $ US soit -335 424 millions de FCFA. Alors la bonne nouvelle dont vous parlez relève plus de l’ignorance de la réalité des chiffres de l’endettement du Togo »

Savoir News : Vous appelez définitivement les Togolais à se mettre ensemble?

Edem Kodjo : Absolument, ça n’évacue pas la démocratie. Le fait de dire aux gens, mettons-nous ensemble, n’évacue pas la démocratie. Les principes démocratiques c’est-à-dire le multipartisme, les libertés d’expression, l’état de droit, ne sont  évacués par cela. Mais il y a dans tous les pays démocratiques du monde, des intérêts vitaux d’Etat à propos desquels il n’y a jamais aucune querelle.  Vous ne verrez jamais un pays européen remettre en cause un certain nombre de choses qui sont consubstantielles dans cet Etat. Qu’ils soient de gauche, de droite, d’extrême gauche, d’extrême droite, ils sont tous d’accords sur l’essentiel. C’est cet essentiel sur lequel je voudrais que nous togolais, nous soyons d’accord.  Et nous exercerons notre démocratie à partir de là.

Camus Ali : Le FRAC a trouvé la solution en mettant le bassar, le kabyè ,l’ewe, le losso dans un même creuset. Mr Kodjo, vos conseils sinon vos leçons de démocratie, ne sont d’aucune utilité pour le Togo actuel. Les intérêts vitaux d’Etat dont vous parlez ne sont-il pas ceux que vous avez avec le RPT rendus bancals ?

Savoir News : S’il vous était donné aujourd’hui de reprendre la tête de l’Union Africaine, que changeriez vous ?

Edem Kodjo : Vous savez, je ne ferai pas six mois parce que les Chefs d’Etat vont me chasser.

Camus Ali : Banco ! comme un malpropre on vous aurait chassé. Au moins vous êtes conscient que vous êtes d’une malhonnêteté intellectuelle notoire

Savoir News : Pourquoi ?

Edem Kodjo : Parce que, ce que j’entreprendrais comme réformes et la voie que je tracerais pour que nous y allions,  pour que l’Afrique trouve dans le monde la place qui lui convient, je ne suis pas sûr,  que et mes propos, et mes actions, seraient acceptés par le plus grand nombre. Et je serai chassé au bout de six mois.

Camus Ali  : Ce que Edem Kodjo n’a pas pu faire toute sa vie, à quelques mètres de sa tombe il aurait voulu une nouvelle chance. Heureusement que les fourbes aussi meurent!

Savoir News : Cela pourrait ressembler à un coup d’Etat envers votre personne. Est-ce que vous avez le sentiment qu’il y a de plus en plus de coups d’état en Afrique, qu’il y en avait lorsque vous étiez à la tête de l’OUA ?

Edem Kodjo : Je ne sais pas, je n’ai pas tenu de statistiques. Mais l’impression générale qui prévaut, c’est qu’il y en a de plus en plus, et ça c’est un peu dommage, cinquante ans après les indépendances.

Camus Ali : À quelques centaines de mètres  de votre maison croupis en prison un député qui bénéficie d’une  immunité. Les togolais se demandent encore si votre voix aussi n’a pas comptée dans l’arrêstation du député Kpatcha Gnassingbé. Quand on l’arrêtait, vous étiez encore conseiller et ministre d’Etat sans portefeuille à la présidence aux côtés de Faure. A prendre acte!

Propos recueillis par Erick KAGLAN

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