Burkina Faso: La récupération militaro-françafricaine d’une insurrection populaire libératrice. [Par K. Kofi FOLIKPO [1]

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Le digne Peuple Burkinabè veut que le hideux assassin Blaise Compaoré s’éclipse enfin de la scène politique à l’expiration de son mandat qui était en cours, comme le veut l’article 37 de la Constitution du Faso!

Les Forces vives du Pays des Hommes intègres se sont massivement mobilisées le 31 octobre 2014 suite à l’appel des Forces citoyennes et politiques progressistes du pays pour aller donner dignement des leçons de bonne gouvernance, d’État de Droit, de démocratie et des Libertés citoyennes inaliénables à l’assassin hideux du digne Capitaine Feu Thomas Sankara.

L’assassin hideux Blaise Compaoré avait cru naïvement au départ qu’il pourrait rééditer son stratagème démoniaque durant ses deux coups d’État précédents: se replier sur la tristement célèbre garnison militaire de Pô au sud (à la frontière avec le Ghana) pour non seulement manipuler mentalement la population de cette région assez éloignée de la capitale afin de gagner leur soutien populaire, mais aussi et surtout pour mobiliser de grands moyens militaires afin de revenir en force à Ouagadougou la capitale et ravager tout sur son passage pour reconquérir dans le sang son pouvoir autocratique vacillant.

Les Forces Divines Ancestrales ainsi que les Mânes des nombreux Martyrs africains qu’il porte sur la conscience avaient décidé cette fois-ci de barrer irrémédiablement la route à l’assassin multirécidiviste en donnant un courage surhumain à l’ensemble des populations de Pô et de ses environs pour former un gigantesque rempart humain sur toutes les voies qui mènent à la tristement célèbre garnison.

Craignant de tomber publiquement cette fois-ci sous le coup de Crimes contre l’Humanité si la puissante armada de militaires togolais et ivoiriens qui l’escortait ouvrait bêtement le feu sur cette gigantesque marrée humaine aux mains nues, le criminel Compaoré s’enfuit lâchement dans la brousse environnante comme un vulgaire voleur de veau pour appeler au secours son complice assassin Faure Essozimna Kodzo GNASSINGBE qui n’était pas en mesure de le tirer du pétrin, puisqu’il est assis lui-même sur un volcan actuellement au TOGO.

Il ne dut son salut qu’à l’autre lugubre assassin ivoirien Alassane Dramane Ouattara qui lui dépêcha précipitamment un hélicoptère pour le convoyer avec son cortège funeste vers Yamoussokro.

C’est donc conformément à ce stratagème macabre de repli tactique sur la garnison de Pô au sud afin de revenir en force à Ouagadougou dans le sang que le Numéro 2 de sa tristement célèbre Garde Présidentielle le Lieutenant-Colonel Isaac Zida est resté sur place à Ouagadougou, tandis que le Numéro 1 de la Garde Présidentielle suivait leur lugubre mentor dans son repli tactique devenu fatal.

Et on peut également comprendre pourquoi Compaoré a premièrement annoncé le retrait immédiat du projet de loi scélérat et sa disposition au dialogue avec les Forces politiques de l’Opposition et les Organisations citoyennes, pour finalement envoyer plus tard le message de sa démission par média interposé quand le repli tactique sur Pô s’est définitivement révélé infructueux.

Un mérite qu’il faut quand même reconnaître honnêtement à Blaise Compaoré dans sa chute inattendue est d’avoir eu le courage de déclarer personnellement sa démission après avoir retiré son projet de loi scélérat, et de n’avoir pas suspendu la Constitution du Burkina Faso en démissionnant ou avant de démissionner.

C’est dire que Blaise Compaoré s’est quand même évertué de maintenir vaille que vaille l’Ordre Constitutionnel sans chercher à créer une situation encore plus explosive de Coup d’État constitutionnel à travers la suspension unilatérale de la Constitution débouchant logiquement sur un Vide juridique.

Il est donc totalement absurde et incompréhensible que le Général à la retraite Lougoué, le Chef d’Etat Major Traoré et l’Adjoint au Chef de Corps de la Garde Présidentielle Zida déclarent fallacieusement d’un côté que l’ensemble des Forces Armées Burkinabè s’est rangé du côté des Forces vives de la Nation dans leurs revendications citoyennes et politiques qui sont bien légitimes, pour se permettre d’un autre côté de suspendre unilatéralement la Constitution du pays et commencer à se bousculer de façon chaotique et puérile autour du poste du Chef de la Transition!

Ce trio d’Officiers douteux crée ainsi de façon consciente ou inconsciente un Vide juridique qui leur permettra de gouverner le pays simplement par Décrets et par Ordonnances sur une durée qui n’est même fixée par aucune Loi!
Et rien n’exclut que ce trio d’Officiers douteux ne décide quelques mois plus tard que quelqu’un parmi eux a des ambitions présidentielles et qu’il faudrait même réécrire entièrement une nouvelle Constitution parfaitement taillée sur mesure pour assouvir leur avidité morbide de pouvoir pour le pouvoir! Le cas récent de Dadis Camara en Guinée est encore vivace dans les esprits!

Et pourtant le digne Peuple du Burkina Faso ne s’est pas massivement mobilisé pour demander l’abrogation de la Constitution du pays!

Le digne Peuple du Burkina Faso ne s’est pas massivement mobilisé pour demander un Coup d’État constitutionnel ou militaire!
Le digne Peuple du Burkina Faso ne s’est pas massivement mobilisé pour faire remplacer Blaise Compaoré par l’un de ses pions corrompus et accomplissant pour la plupart les basses besognes des réseaux mafieux françafricains dans de nombreux pays de l’Afrique de l’Ouest et de l’Afrique Centrale!

Le digne Peuple Burkinabè s’est plutôt levé comme un seul Homme pour que personne ne touche à sa Constitution afin d’empêcher le lugubre assassin Blaise Compaoré ou toute autre personne malintentionnée de régner ad vitam eternae dans le sang et par le fer!

Le digne Peuple Burkinabè veut que le hideux assassin Blaise Compaoré s’éclipse enfin de la scène politique à l’expiration de son mandat qui était en cours, comme le veut l’article 37 de la Constitution du Faso!
Et cette Constitution prévoit par ailleurs que c’est le Président de l’Assemblée Nationale en exercice qui assume l’intérim pendant 90 jours en cas de vacance inattendue du poste de Président de la République jusqu’à l’organisation de nouvelles élections présidentielles!

Le saccage du siège de l’Assemblée Nationale ne signifie nullement que celle-ci ne peut plus siéger provisoirement ailleurs pour légiférer et pour que son Président en exercice assume légalement l’intérim conformément à la Constitution!
Il est clair donc que l’accaparement brutal et inattendu du Pouvoir d’Etat par le Lieutenant-Colonel Zida sous l’argument fallacieux et démagogique d’être aux côtés du Peuple est bel et bien un Coup d’État militaire!

L’approbation sournoise, hypocrite et tacite que les gouvernements français et américain semblent apporter à cette grave forfaiture commise par la nouvelle junte militaire du Lieutenant-Colonel Zida qu’ils veulent considérer comme un fait accompli ou le moindre mal éveille naturellement les soupçons de connivence entre le trio d’Officiers douteux de cette junte et les milieux politico-mafieux occidentaux dont les intérêts voraces et prédateurs pourraient être placés au-dessus des revendications légitimes du digne Peuple Burkinabè par cette nouvelle junte dont les membres ont déjà sans doute des liens avec ces réseaux de trafic d’influence et de prédation.

Si l’on ajoute à ce constat la lettre de «mise en garde» adressée par François Hollande à Blaise Compaoré quelques mois plus tôt, on comprend aisément que Blaise Compaoré est devenu pour les Occidentaux le sale bon nègre périmé et usé par le système démoniaque de prédation occidentale qu’il a servi aveuglément pendant 27 ans au grand détriment des intérêts vitaux du Peuple Burkinabè et des autres Peuples africains, en bref un sale bon nègre usé qu’il faut remplacer par d’autres sales bons nègres du même acabit afin de pérenniser l’hégémonie prédatrice occidentale en Afrique.

Il serait vraiment regrettable que les Organisations citoyennes Burkinabè et les Forces politiques progressistes Burkinabè acceptent avec résignation cette situation de fait accompli et ne relancent pas la Mobilisation populaire pour le rétablissement rapide de la Constitution du Faso.

Rien n’exclut par ailleurs que ce scénario surréaliste Burkinabè ne soit transposé plus tard sur le Togo, sur le Bénin, sur la Côte d’Ivoire, sur la Mauritanie, sur le Burundi, sur le Congo et sur bien d’autres pays africains où l’hégémonie prédatrice française a réussi à trouver à travers les pseudo-loges maçonniques d’origine française des adeptes nègres domptés, dociles , intellectuellement indolents et incapables de prouver qu’ils sont des êtres humains dignes capables de réfléchir et d’agir par eux-mêmes lorsqu’il s’agit des intérêts vitaux de leurs Peuples et même de leurs propres intérêts vitaux!

Il urge donc que les Forces progressistes citoyennes et politiques en lutte pour la libération et l’émancipation des Peuples dans tous les autres pays africains tirent déjà les leçons nécessaires de cette nouvelle forfaiture indécente et apportent leur Soutien et Solidarité au Forces citoyennes et politiques progressistes du Burkina Faso afin que la pieuvre françafricaine soit définitivement éradiquée.

Lenzburg (SUISSE), le 3 Novembre 2014.

[1] Contacts:

PYRAMID OF YEƲE
CH-5400 Baden (SUISSE)
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Téléphone: +41′ (0)78′ 754′ 57′ 86
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