Bongo succède à Bongo

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A Quoi servent les élections en Afrique? Si ce n’est légitimer les présidents sortants ,morts ou leurs fils. Sous l’œil vigilant  de la France la Cenap á validé le dernier des trois candidats á la magistrature suprême .Un officiel français ironise «  C’est l’Afrique, pas l’Afghanistan moins les pays arabes. Les gabonais qui manifestent n’iront pas au bout de leur logique.Demain ou après demain tout devrait rentrer dans l’ordre » Le ministre des affaires étrangères Bernard Kouchner avec les confrères de la radio RTL « les troubles au Gabon sont les voies pour atteindre á la démocratie »

Qui est Ali Bongo ?

Quand, en 1973, le chef de l’Etat gabonais, Albert-Bernard Bongo, embrasse l’islam, il renonce à son prénom chrétien pour celui d’Omar, tandis qu’Alain-Bernard, l’aîné d’une fratrie pléthorique, devient Ali Ben. Le pré-ado fraîchement converti rêve-t-il alors de sceptre et de couronne ? Sans doute pas. Et ça vaut mieux pour lui. «Il n’y a pas de dauphin! tonnait encore Papa Bongo trois décennies plus tard, au lendemain de sa énième réélection. Qui dit que la succession est ouverte? Je serai candidat en 2012 si Dieu m’en donne encore la force.» Il n’empêche. Libreville s’enivre de mille rumeurs. L’une d’elles, récurrente et relayée en mai à la Une par l’hebdomadaire Jeune Afrique, élève Ali, ministre de la Défense, au grade inconfortable de favori. Trapu, massif, l’ancien élève du collège Sainte-Croix de Neuilly-sur-Seine vaut mieux que son allure et son image. Si sa passion pour les Ferrari défie le temps, l’homme semble s’être assagi.

Il paraît loin le temps où Ali le noceur cueillait Jean-Christophe Mitterrand au pied de l’avion pour l’emmener dans d’ébouriffantes virées, au volant d’une Cadillac rose ou bleue selon les versions… C’est que le fêtard repenti, marié à une Française, fille d’un assureur très en cour au Palais du bord de mer, a beaucoup appris dans l’ombre d’un père madré et goguenard. Plus à coup sûr que sur les bancs de la Sorbonne : sa thèse de droit, jure un témoin, lui parvint par fax la veille de la soutenance. La suite sera moins insouciante.

La Grande Victoire de Robert Bourgi

L’avocat qui appelait Omar  Bongo « papa » va t-il aussi appelé le fils Ali « papa ».Nous disons oui ! les cabinets d’avocats ne rapportent rien á  ces marchands d’illusion.Seuls les palais des tyrans africains sont fécond. Après avoir expliqué á Sarkozy le bien fondé de maintenir la Franceafrique Bourgis le franco-libanais suit de prêt les pillages sur les biens français au Gabon il sait que la victoire de Ali Bongo est aussi la sienne .

Port Gentils et Libreville en flamme

Bien que l’opposition (qui compte des membres au sein de la Cénap) ait refusé de valider les résultats présentés, René Aboghé Ella a proclamé l’ancien ministre de la Défense et candidat du parti au pouvoir (PDG), Ali Bongo Ondimba, vainqueur. Ali Bongo a recueilli 41,73% des suffrages exprimés à l’issue  de l’élection qui s’était déroulée le 30 août dernier, suivi de l’ancien ministre André Mba Obame avec 25,88% et de l’opposant historique  Pierre Mamboundou, crédité de  25,22% des suffrages.

Jeudi matin, peu après la proclamation des résultats, le consulat général de France à Port-Gentil a été incendié par des partisans de l’opposition.

« On en a marre de ces Français, il faut les chasser, les tuer ! », auraient déclaré des Gabonais, selon Ouest France. A Nkembo, quartier populaire de l’est de Libreville, « des gens cassent ce qu’ils peuvent. Ils ont cassé des kiosques. Il y a du désordre », a affirmé par téléphone à l’AFP, un habitant.

Une injure au peuple gabonais

Selon un décompte effectué par Reuters sur la base des résultats officiels dans les neuf provinces du pays, Ben Bongo aurait obtenu quelque 140.000 voix, Mba Obamé 87.000 et Mamboundou un peu plus de 50.000. Pour dire que même une union sacrée des deux opposants n’auront eu aucun effet sur leur candidat le nommé Ali  Bongo. Au Togo une opposition unie derrière Bob Akitani n’avait pas aussi vaincue l’autre fils infeste de la Franceafrique  Faure Gnassingbé.On croyait le cas du Togo être une pandémie aujourd’hui c’est une épidémie qui frappe toute l’Afrique.

Camus Ali  Lynx.info

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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