BERLIN LA HONTE

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Les portes de Brandebourg ont été ouverte
Elles ont été ouvertes
Comme elles l’avaient été pour Obama
Elles ont été ouvertes
Comme elles l’avaient été pour le Dalaï Lama
Les portes bordelles de Berlin se sont ouvertes
Pour un hôte pas vraiment comme les autres
Pour le vulgaire, le banal et le désagréable :
Le sisnassa togolais dans les rues de Berlin
Frappé de ses médailles de crânes
Les macarons d’horreur répugnants
C’est l’histoire macabre de l’homme Foire
L’homme d’un Avril rouge de sang
Le concepteur inspiré des urnes olympiques.

Berlin peut-elle brusquement tomber aussi bas
En prêtant oreille aux bourreaux du peuple ?
Berlin peut-elle donc faire la sourde-muette
En faisant des meurtriers des as fréquentables ?

Ô, Berlin ! Berlin, la fausse ! Berlin, la honte !
Au seuil de tes portes que garde l’Aigle fédéral
Grouillent silencieusement tous nos martyrs.
Ouvre-les ! Ouvre donc toutes ces portes
Pour laisser passer aussi le souffle de nos morts !

Nous portons en nous le cri d’un peuple opprimé.
Sous la coupole de ton agora où l’on fait la loi
Nous traînons notre mal dans les recoins de ton âme
Et sur tes murs effondrés de la honte. La honte !
Nous portons notre rage dans tes labyrinthes secrets
Où se sont tramés en notre nom de douteux
conciliabules.
Notre pays ne doit jamais se vendre aux enchères
Ni par de véreux sociétaires d’une dynastie
Ni à des toubabs même les plus offrants.

Arrête s’il te plaît d’honorer nos Pinocchio
En vadrouilleurs sur tes terres bâties de dur labeur.
Dis aux pieds nickelés ; oui dis à ceux-là
D’aller s’occuper de nos rues sauvages
Qui avalent comme eux nos concitoyens.
Apprends-leur à respecter le choix du peuple
Lorsque lui vient le temps d’élire ses dirigeants.
La botte et la baïonnette, tu le sais bien
Ne triompheront guère de la volonté populaire.

Les hommes font l’histoire. L’histoire marque le temps
Mais le temps balaie les hommes pour en faire d’autres.
Notre temps vient. Celui qui créera nos hommes de demain
Ceux qui avec courage rebâtiront la Terre de nos Aïeux.

Brême, Allemagne, le 24 Juin 2009.

Ali Akondoh

 

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