Faure, Pekemsi Kudjow Kum, Assih Banafey, Walla Kadanga Koffi… Ces kabyè qui tirent le Togo vers le bas !

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« D’aucuns ne peuvent pas tout prendre dans le pays et venir nous demander de franchir ensemble avec eux les pas de la réconciliation. Ce n’est quand même pas possible surtout que ceux-ci sapent au quotidien les bases du pardon et de la cohésion nationale. Ils n’ont qu’à changer de comportement avant de vouloir la réconciliation avec les autres » Ces mots du vieux Kpanté, 75 ans et demeurant à Sokodé, localité située à 350 km au nord de Lomé, sonnent comme une vérité pour qui connaît les réalités du Togo.

A l’heure où nous écrivons les lignes-ci, le Togo est sur une pente glissante et si les Togolais n’y prennent garde, tout sera remis en cause. Eh oui, le Togo peut basculer à tout moment vu que certains ne veulent pas entendre raison et foncent tout droit dans le mur avec leur logique suicidaire. Ces pyromanes d’un rare genre croient être encore au néolithique supérieur où l’on vit en vase clos et se permet des choses incroyables. Pour tous ceux qui veulent embraser le pays en faisant croire que c’est plutôt les autres, le Togo est une propriété exclusive à ne point partager. Chaque jour que Dieu fait, ces Togolais à part, suivez très bien nos regards, sont à l’affût de tout ce qui est bon et ressemble de près ou de loin au miel.

Des exemples vivants et vérifiables pour illustrer nos propos. Il y a vingt et un (21) ans que le sieur Pekemsi Kudjow-Kum est scotché avec ce genre de colle connue sous le nom de « super glue » à la tête de la Loterie Nationale Togolaise (LONATO). Faure ne pense pas le remplacer. Il semble qu’il gère bien et sait aussi faire les comptes. Ne dit-on pas que les bons comptes font les bons amis ? La liste blanche n’est pas terminée. Koffi Kadanga Walla est admis à la retraite depuis douze bonnes années mais il reste toujours DG de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS). Le comble, le retraité Walla Koffi a réussi à rallier à sa cause d’autres retraités notamment son adjoint Bariki. Supposons que ces deux, Walla et Bariki meurent aujourd’hui, aucun autre Togolais n’est-il pas capable de gérer la CNSS ? Assih Rémy Banafey aussi à la retraite depuis plus de dix ans, reste maintenu à la tête du quotidien national Togo-Presse comme si l’on a affaire à une entreprise privée. Par contre, quand certains compatriotes atteignent l’âge d’admission à la retraite, l’on pourvoit vite et bien à leur remplacement. Les mesures de l’administration publique sont-elles établies seulement pour une catégorie de Togolais?  Ceux qui sont admis à la retraite depuis des années et sont maintenus à leurs postes ont-ils le titre foncier du Togo ou quoi ? Sont-ils les plus intelligents, les meilleurs ou les indispensables sans lesquels, le Togo n’existerait pas ? Au fait, c’est eux et tous ceux qui jouent le disque de l’exclusion, le problème au Togo. Ils se comportent comme si Dieu les avait vus au départ avant de créer la terre togolaise. Et dans ces conditions, on vient claironner réconciliation, réconciliation et encore réconciliation comme si c’était un prêt à porter. La réconciliation ne se décrète pas et n’est pas une obligation surtout que d’aucuns s’entêtent à en briser les fondements. Un homme ne se réconcilie qu’avec son prochain qui fait amende honorable et sait demander pardon. Au fait, qui va se réconcilier avec qui au Togo  vu que personne au jour d’aujourd’hui ne sait exactement la vérité?

Comment peut-on se réconcilier avec un fantôme, un homme qu’on ne connaît pas ? Ceci nous renvoie aux travaux de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR). Des travaux incomplets sur toute la ligne qui n’ont pas permis aux Togolais de connaître la vérité. Les Togolais en tout cas sont restés sur leur soif. La vérité n’a pas du tout jailli et la justice n’a pas été au rendez-vous. En conclusion, l’amorce de la réconciliation sera difficile. Pour se réconcilier, les familles endeuillées de chaque côté (du pouvoir, de l’opposition et du reste des Togolais) doivent connaître la vérité et faire le deuil. Sans cela, une autre démarche ne serait qu’une diversion, une farce et une perte de temps inutile. Pendant que nous y sommes, pourquoi certains ont-ils peur de la vérité au Togo ? Or, la vérité viendra amoindrir le poids psychologique et apaiser les cœurs même si d’aucuns  continuent à croire dur comme fer qu’elle va raviver les tensions.

En Afrique du sud pour ne citer que cet exemple, le processus de réconciliation a démarré sans langue de bois et la peur de la vérité. Les témoignages des Sud africains avaient été retransmis en direct à la télé permettant à l’opinion de savoir ce qui s’était réellement passé. Des individus étaient apparus à l’écran et avaient décrit jusque dans les moindres détails comment ils avaient procédé pour tuer, étrangler ou suicider leurs semblables êtres humains. Une thérapie choc qui a eu le mérite de faire jaillir la vérité et d’apaiser les cœurs. Aujourd’hui, l’Afrique du sud n’est certes pas totalement réconciliée avec elle-même mais au moins, elle a pu marquer des pas positifs. L’accalmie s’y est installée par rapport au passé récent où les Sud africains passaient la majeure partie de leur temps à s’entretuer.

Au Togo, nous sommes encore loin du compte. La réconciliation, ce n’est ni pour demain matin, ni après demain. C’est pour quand alors au moment où les autres dans la sous région ouest et en Afrique avancent sur le long chemin du développement ?

Taffa Biassi Lynfo.info

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