Au PDCI-RDA l’alliance « nationaliste » avec le FPI a le vent en poupe

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Qui va succéder à Henri Konan Bédié ? Une question qui trottine encore dans les esprits des dignitaires actuels du Parti Démocratique de Côte-d’Ivoire (PDCI). Henri Konan Bédié semble s’être donné pour obligation, de tenir tous les sujets en laisse, comme l’aurait fait tout bon chef Akan. Là où le chef parle, sa parole ne doit pas rencontrer de contradictions.

Dans le cas de l’après Bédié, si tout va bien, le «neveu » de Daoukro, l’ex-ministre de l’Economie et des Finances, l’actuel Inspecteur Général d’Etat (IGE), Niamien N’goran sera le futur président du vieux parti. Un secret de polichinelle, qui ne rencontre pas encore l’adhésion de la majorité des militants, mais qui fait son petit bout de chemin. Toute chose qui explique le rejet systématique du nom de Niamien N’goran de la liste des premiers-ministrables à chaque fois que l’occasion se présente. Bédié reste sans ignorer que, s’il veut placer son «neveu» à la tête du parti, il est important que celui-ci occupe un poste de prestige. D’où ses nombreuses tractations pour bombarder ce dernier à la Primature. Pour l’instant, Ouattara a su parer avec Ahoussou et Duncan.

Les NIET successifs de Ouattara à Niamien N’goran, les nombreux abus des droits de l’hommme des FRCI, la politique de rattrapage du RDR, la problématique du foncier…, ont eu pour conséquences de progressivement pousser le PDCI dans les bras du FPI de Laurent Gbagbo. Le Rhdp est désormais pour Bédié et ses fidèles, une erreur politique, une alliance morte. Certains hauts cadres du PDCI ne le cachent plus en privé et l’expriment de vives voix à Konan Bédié: «Si c’était à recommencer pour rien au monde, nous n’appellerons nos militants à voter pour le RDR car ce parti que nous considérions comme allié semble avoir remonté le temps jusqu’en 1947, année de la rupture entre la basse et la haute Côte-d’Ivoire (1933/1947). Le PDCI ne peut pas accepter que des Ivoiriens, se sentent étrangers dans leur propre pays ou que des promesses d’élections ne soient pas tenues ». Banny out ! Certains des «anti-Niamien» songeraient à une passe de générations, en positionnant Kouadio Konan Bertin, KKB. Les «anti-dictature des Baoulé » menacent ouvertement de créer une dissidence comme le fit un certain RDR en 1994. Créer donc une sorte de dissidence interne au parti, avec la bénédiction du parti «allié», le Rassemblement des Républicains (RDR). Selon plusieurs sources, Alassane Ouattara serait d’ailleurs au parfum de ce qui se trame. Tout comme son prédécesseur Laurent Gbagbo, qui ne ménageait aucun effort pour acheter les consciences des cadres des partis adverses, Alassane Ouattara investit tous les moyens pour déstabiliser son allié-adversaire. Ce, pour éviter une éventuelle alliance avec les opposants du Front Populaire Ivoirien (FPI).

Entre le PDCI et le RDR, le ver est désormais dans le fruit, sur le chemin de la présidentielle de 2015.

Hervé d’Anvers

 

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