Attaques à répétition: Et si Ouattara se remettait en cause?

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Attaques de commissariats à Yopougon, d’une caserne militaire à Abengourou, du camp d’Akouédo, du corridor de la ville d’Agboville, de Grand-Bassam, ville balnéaire et aujourd’hui de Toulépleu, dans le grand ouest. La liste des villes attaquées est en train de s’allonger, irrémédiablement, dangereusement. Quelle sera la prochaine destination de ces individus venus d’on ne sait où ? A dessein, nous posons cette question. Tant l’inquiétude est palpable au sein de la population ivoirienne.

Malgré les menaces du régime de monsieur Ouattara, les mises en garde, les injonctions. Après les propos tenus par les caciques du régime en place, dont le but recherché était, bien évidemment, de « décourager » les assaillants, les attaques brèves et inopinées, d’individus « identifiés » comme pro-Gbagbo, selon le régime ouattariste, continuent. Ces mystérieux individus armés, à travers ces attaques à répétition, semblent se moquer royalement des gesticulations du régime ouattariste, qui visiblement est en alerte maximum mais surtout en plein doute, au regard de la confusion et du désordre occasionnés par ses hommes déployés aux quatre coins de la capitale abidjanaise. Contrôles, perquisitions à domicile, fouilles, corporelles, arrestations, enlèvements puis interrogatoires… Les hommes de Ouattara s’en prennent à toutes les personnes qui ont le malheur de croiser leurs chemins. Des témoignages concordants font état de rafles généralisées au cours desquelles, des personnes, sur la base de leur appartenance ethnique seraient systématiquement arrêtés, notamment dans la commune de Yopougon. Ces témoignages rapportent aussi que certains citoyens ivoiriens, dans ces jours troubles, ont été enlevés pour des destinations inconnues, alors que d’autres sont portés disparus. Une situation pire qu’un d’Etat d’urgence qui nous rappelle du coup, que nous sommes, en plein, dans une république bananière. Pas de quoi s’en étonner, outre mesure.

Pourquoi ces individus, ont-ils subitement choisi d’attaquer, à un moment où les actuels tenants du pouvoir, disaient à qui veut l’entendre « que la paix est de retour » ? Que « la réconciliation est en marche en Côte d’Ivoire » ? Qu’ils ont « réussi en dix mois ce que Gbagbo n’a pas pu faire en dix ans » ? Pourquoi ces attaques persistent-elles ? Mais diantre, pourquoi donc ?

Les stratèges du régime de monsieur Ouattara, eux, pensent qu’il s’agit – pour les assaillants – « de semer la psychose au sein de la population et un sentiment d’insécurité dans le pays », ou encore « d’occuper tout l’ouest montagneux jusqu’au port de San-Pédro. (…) contraindre le pouvoir en place à des négociations en vue de lui arracher des concessions (…) ».

Oui, tout ce bla bla bla, on le sait tous. Les ivoiriens connaissent bien cette chanson. Des allégations qui restent d’ailleurs à être prouvées, certes. Mais encore ?

La sagesse commande aussi, dans ce genre de situation de s’interroger. Soi-même. De se remettre en question, ou du moins, de se remettre en cause.

Pour ce régime en proie à son pire cauchemar, la question devrait être celle du premier président de cette république, feu-Félix Houphouët Boigny: « Ai-je fais, bien fais pour mon pays ce que je dois ? ».

Monsieur Alassane Ouattara pense-t-il faire ou avoir fait pour ce pays, ce qui se doit ? N’a-t-il pas une grosse part de responsabilité dans ce qui arrive aujourd’hui à son régime et à la Côte d’Ivoire ? Est-il innocent dans ces attaques qui malheureusement causent de nombreuses pertes en vies humaines et suscitent, à nouveau, l’angoisse des populations ivoiriennes ?

C’est aussi et surtout là que monsieur Ouattara et ses acolytes trouveront un début de solutions, à leurs problèmes. Aux problèmes qu’ils ont contribués à créer dans ce pays. Au lieu de s’en prendre à des citoyens sans défense en les torturant pour leur arracher des aveux qui, d’ailleurs ne valent pas même un clou. Des aveux, qui ne résistent  pas longtemps quand ils sont soumis à de simples questions de bon sens et de logique et qui, au lieu de les aider à s’en sortir, au contraire, les confortent dans leurs errements ?

Ainsi, au regard du scénario rocambolesque et des manœuvres obscures, dignes d’une cérémonie de sorcellerie qui ont précédés la prise du pouvoir par monsieur Ouattara et sa bande armée, une remise en cause s’impose à lui. Tout naturellement et ce, depuis toujours. Pas seulement à la faveur de ces attaques à répétition. A-t-il fait, en arrivant de la sorte au pouvoir, pour les ivoiriens, pour ce pays ce qui se doit ?

Marc Micael La Riposte

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