Alors mon P’tit Gerry, Comment voudrais-tu qu’on te prenne au sérieux ?

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Militaire et intellectuel de ton état, comment t’es-tu rabaissé autant dans cette affaire d’élection présidentielle… 

« On ne me prend pas au sérieux ». La phrase n’est pas du journaliste de Lynx.info. Elle est bien du candidat à la présidentielle togolaise du 15 avril 2015, le Nawda Gerry Komandega Taama (NET). Son parti aussi dit sinon se dit être de l’opposition du moins par la philosophie de la gestion de la cité donc aux antipodes d’UNIR, parti quinquagénaire . Les raisons évoquées pour sortir ses gongs ne sont pas inconnues : Gerry dit qu’il est un candidat de seconde zone. De sa gueule on retient : « Nous avons l’impression qu’il y a deux types de candidats, ceux qui ont des relations privilégiées avec la Ceni et ceux que l’on prend de haut ». Pour ceux qui ont encore des oreilles pour entendre qu’ils entendent. Dans la compétition qui lie le militaire en treillis d’homme politique avec les autres petits amis, il faut noter le chantage qu’ils se sont décidés à mener sans merci. Ici, les mêmes qui disent lutter contre Faure Gnassingbé sont les mêmes qui ont bénéficié du soutien financier massif de ce dernier. Cette stratégie est connue au Togo tous les cinq ans. Nous avions vu les Adani Ifé en 1993. En 1998, on a vu défiler les Zarifou Ayeva et Nicolas Lawson. En 2010 on a vu Nicolas Lawson « re-faire » le remake suivis cette fois-ci de Kodjo Agbeyomé et de Yaovi Agboyibor…. et de tous les apparatchiks qui ont fait de la « chose politique » leur fonds de commerce. Résultat, pas plus de 2 % pour toutes ces logorrhées qui pensent être plus malins que les Togolais et curieusement à toutes ces joutes électorales. Sincèrement mon p’tit Gerry, quel travail de terrain as-tu fait pour mériter la confiance des Togolais ? Où as-tu trouvé vingt millions de nos francs de caution pour narguer tes propres concitoyens sur une élection, là, où, ils auraient pu compter sur ton courage de militaire et ton intelligence juvénile ? Gerry, Thomas Sankara n’avait pas étudié à St- Cyr comme toi et n’avait pas aussi ton âge pour poser des actes qui sont devenus des références de probité. Tu vois que le capitaine Sankara est resté immortel par ses idées et pour ce qu’il a fait d’un pays aride comme le Burkina-Faso ? Militaire et intellectuel de ton état, comment t’es-tu rabaissé autant dans cette affaire d’élection présidentielle quand tu sais que, les dés sont déjà pipés ? Comment voudrais-tu que, ceux qui te poussent à accompagner leur forfaiture te prenne au sérieux quand ils savent que, mêmes les élections législatives tu n’avais pas eu la confiance des Togolais ? Mon p’tit Gerry, ce n’est pas ceux qui savent arrêter dans la filouterie qui sont des perdants mais ceux qui y persistent et signent à y rester.

Comme tu l’as bien dit que tu quitteras dans « ça » dans ces conditions en te retirant de la compétition, vivement que la sagesse te visite ! De un comme de mille, et jusqu’à la fin de ce processus électoral, personne, je dis personne ne te prendra au sérieux. Pour la simple raison que tu ne t’es jamais pris toi-même au sérieux. Quitte mon p’tit Gerry dans ça !

Camus Ali Lynx. Info
 

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