2307 morts pour installer Ouattara comme président

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La France de Nicolas Sarkozy s’apprête à attaquer nuitamment l’armée loyaliste du Président Gbagbo au 2e jour de l’assaut final des rebelles d’Alassane Ouattara et de

leurs alliés sur Abidjan, a-t-on appris de source proche de la Présidence ivoirienne.
Les 2000 légionnaires et 100 chars français débarqués dimanche matin à Abidjan marcheront directement sur le palais présidentiel pour capturer le Président Laurent Gbagbo et le contraindre à l’exil.
C’est le sens du spasme communicationnel qui s’est emparé des dirigeants français mardi après-midi à l’assemblée nationale, où l’opinion a été abondamment abreuvée d’une prétendue reddition du Président Gbagbo.

« Deux généraux proches de l’ancien président Gbagbo sont en train de négocier les conditions d’une reddition », a déclaré le Premier ministre français François Fillon mardi à l’Assemblée nationale, sans donner l’identité des deux militaires concernés. Il a ajouté avoir participé dans la matinée à une conférence téléphonique avec le président français Nicolas Sarkozy et Alassane Ouattara.

« La France peut être aujourd’hui fière d’avoir participé à la défense et à l’expression de la démocratie en Côte d’Ivoire », a conclu le Premier ministre.
A l’Etat-major loyaliste à Abidjan, on dément catégoriquement que deux généraux seraient en train de négocier une quelconque reddition de Laurent Gbagbo.
Et Alcide Djédjé est toujours à son poste auprès du Président Laurent Gbagbo, selon la présidence ivoirienne.
Le ministre des Affaires étrangères français Alain Juppé a de son côté estimé que la France était « à deux doigts de convaincre M. Gbagbo de quitter le pouvoir et de laisser Alassane Ouattara l’exercer ». Démenti encore formel de la présidence ivoirienne.

Le ministre de la Défense Gérard Longuet a également estimé que tout « peut se dénouer dans les quelques heures qui viennent » en Côte d’Ivoire. Il a aussi justifié l’intervention française en estimant que l’arrivée des troupes d’Alassane Ouattara à Abidjan « risquait d’entraîne une apocalypse ».
Ce que ne dit pas Gérard Longuet c’est que les rebelles d’Alassane Ouattara ont subi lundi de lourdes pertes de la part des forces loyalistes lors de l’assaut final sur Abidjan, et ont dû battre en retraite dans le désordre le plus total. On dénombre plus de 400 morts et plusieurs blessés dans leurs rangs. Ils ne peuvent pas dans ces conditions marcher de nouveau sur Abidjan.

Globalement les frappes françaises sur les civils et l’armée lundi ont fait 2307 morts selon l’hôpital militaire d’Abidjan (HMA).

Christian Vabé

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