Voici la liste des milliardaires qui ont pillé le Gabon

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Le dossier dit des « biens mal acquis » pourrait connaître de nouveaux rebondissements dans les tous prochains jours. Après l’acharnement de la Justice et de la Presse française contre une seule famille gabonaise (BONGO ONDIMBA), d’autres têtes, aussi bien de la majorité que de l’opposition, pourraient (ENFIN!)bien être indexées dans ce dossier. Parmi les politiques récemment cités dans cette affaire, les noms d’André Mba Obame et Pierre Claver Maganga Moussavou figurent en bonne place.

A ces quelques trois noms s’ajoute celui de Jean Eyéghé Ndong, ancien Premier Ministre sous l’ère Omar Bongo Ondimba. Il serait détenteur d’un appartement de luxe à l’avenue Jean Jaurès à Paris.

Sur la liste également, Jean François Ntoutoume Emane, l’actuel maire qui lui, possèderait une propriété au 37 rue Inkerman, à Neuilly sur Seine (France).

Paulette Missambo détiendrait, une propriété au 32, rue Victor Noir, toujours à Neuilly sur Seine.

Chantal Myboto épouse Gondjout, serait quant à elle propriétaire d’une luxueuse villa à Neuilly. Elle serait également propriétaire d’une quinzaine d’appartements déclarés au fisc français et de 5 pavillons disséminés à Maisons-Alfort, Champigny et Saint Quentin dans les Yvelines.

Pierre Claver Maganga Moussavou, serait lui, propriétaire d’un bien immobilier situé sur la rue Lauriston à Paris 16e.

Quant à André Mba Obame, il aurait un appartement dans la banlieue la plus huppée de Paris, résidence au 71 rue Chézy. Il serait également l’heureux propriétaire d’un hôtel particulier à Bobigny (93), de deux appartements à Cergy-pontoise (95), d’un pavillon à Chelles et d’une villa à Villeneuve Saint Georges.

Ces hommes et femmes auraient, durant leur passage au gouvernement sous Omar Bongo Ondimba, bénéficié des largesses du défunt Président selon une concitoyenne nommée Anne Marie Dworaczek Bendome, qui aurait saisi les autorités françaises, dont le Président François Hollande, afin qu’une enquête soit menée sur les conditions d’acquisition de ces biens immobiliers par les sus cités.

Cette liste non exhaustive de personnalités politiques du Gabon devrait s’allonger et voir d’autres milliardaires de la République être sérieusement secoués par ce dossier rouvert par cette jeune gabonaise.

« Les autorités françaises apportent une réponse à l’impunité dont jouissent tous ceux qui, durant des décennies ce sont servis de l’argent public du Gabon à des fins personnelles », déclare Anne Marie Dworaczek Bendome.

Dans son courrier adressé à Christiane Taubira, avocate et actuelle Garde des Sceaux française, la jeune gabonaise soutient que « ce n’est pas du goût à faire plaisir à Ali Bongo Ondimba ». Et d’ajouter que « la mort d’Omar Bongo Ondimba ne doit pas être l’occasion pour certains de s’absoudre de leurs méfaits envers le Gabon et son peuple ».

De l’avis de plusieurs observateurs, de cette requête introduite par Anne Marie Dworaczek Bendome, d’autres personnalités politiques, quoique étant toujours aux affaires, devraient également justifier leur opulence insolente qui ne saurait être le fruit de leurs seuls émoluments.

Tous ces richissimes passés dans l’opposition et criant à haute voix contre les BONGO ONDIMBA, devraient être entendus dans cette affaire.

De la même manière que ceux restés aux affaires devraient également se justifier devant la justice française et même interpellés par la Commission Nationale de Lutte Contre l’Enrichissement Illicite (CNLCECI) dont l’action encore dans les terroirs, tarde à être visible sur le terrain.

Dans le même ordre d’idée, la justice gabonaise devrait jouer son rôle en jugeant au même degré de culpabilité les riches et les pauvres du fait que selon la Charte Universelle des Droits de l’Homme, nous sommes tous égaux face à la loi.

Anicet Moutouari Lynx.info

 

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