Marchés brûlés : l’honneur perdu, et la dignité bafouée des femmes togolaises

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Discrimination positive en leur faveur, refus de s’assumer et de se battre, enclines à la facilité, les femmes ont choisi la voie la plus courte et la plus facile à emprunter de la vie. Ce qui n’est pas sans conséquences dans un monde où baisser les armes et avoir peur d’aller au front est synonyme de la mort. La vie est un combat, il faut lutter pour vaincre et vaincre pour vivre. Aussi, à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire.

Si la plupart des hommes ont déjà fait leurs ces maximes ci-dessus, ce n’est pas le cas du côté de l’autre moitié de l’humanité, les femmes. En tout cas, en Occident, le combat a été long et les femmes ont réussi à conquérir du terrain allant jusqu’à traiter d’égal à égal avec leurs homologues du sexe masculin. Mais en Afrique, l’on est encore loin de ce tableau. Les femmes africaines refusent toujours de s’assumer, de se faire valoir et semblent avoir abdiqué devant les difficultés de la vie. Pas toutes mais la majorité d’entre elles.

Sous les tropiques, peu sont celles qui se battent et revendiquent une place au soleil aux côtés de leurs collègues du sexe masculin. Si elles ne déposent très tôt les armes, elles sont là à courir derrière les raccourcis. Trop peu à aller au bout,  les femmes en général ne supportent pas trop tout ce qui s’avère dur et difficile. A l’école et à l’université, les filles sont plus enclines à user de leur charme pour obtenir des notes faciles et réussir au moment où les garçons se défoncent sans compter pour ce faire.

Dans les services publics, le phénomène est d’acuité. Les femmes séduisent leur chef hiérarchique et leur offrent volontiers leurs corps pour avoir des promotions. Les cas de promotions canapés sont très fréquents sous les tropiques en général et particulièrement au Togo. Au Togo, nous avons encore en mémoire comme si c’était hier seulement, l’exemple de cette dame dont nous taisons le nom et qui avait réussi grâce à ses relations intimes avec un baron du régime RPT à décrocher le poste de directrice régionale de l’Education. La dame était mariée et vivait sous un toit avec mari et enfants mais ses ambitions ne l’avaient pas empêchée de nouer des relations sexuelles avec l’un des hommes forts du pouvoir. Et cette ministre célibataire en fonction avec à charge une fille qui n’avait pas refusé les avances de cet autre homme puissant du régime pour se taper une santé financière.

Nous étions là à penser aux comportements de ces femmes aimant le gain facile lorsque le prince Faure, celui-là même qui collectionne les femmes comme un philatéliste, est venu parler de la parité entre hommes et femmes lors des compétitions électorales. Une occasion en or pour des femmes « bitosardes » maisons de bondir tout d’un coup et de se mettre en selle. C’est le cas de l’ex ministre de l’Action sociale Ibrahima Mémounatou qui a retrouvé du coup sa vigueur et son entrain dès l’annonce faite par le chef de l’Etat sur la parité entre hommes et femmes lors des compétitions électorales. A croire que l’ex femme du colonel Télou n’attendait que cette occasion en or pour faire son retour sur la scène médiatique. Elle a retrouvé son énergie de jeune fille non pas pour la cause de la femme togolaise mais pour taper dans l’œil de qui l’on sait. Au Togo, l’on peut être rappelé à tout moment au poste vu que l’alternance est vœu pieux et ce sont les mêmes qui vont et qui reviennent au gouvernement. Ibrahima Mémounatou  en a profité en tout cas pour faire parler d’elle un tant soit peu mais l’ancienne ministre et trésorière générale du RPT et son patron de président ont oublié de dire la vérité aux femmes. Le Lynx rectifie et sonne l’alarme du langage de la vérité pour permettre aux femmes, à nos mamans à tous, nos sœurs, nos épouses de s’assumer, de se faire respecter et surtout de retrouver leur dignité perdue.

Nous sommes au Togo où nous nous connaissons plus que trop bien. Nous craignons très, très « Faure » que cette affaire de parité qui enthousiasme tant le prince et ses amis ne soit vite récupérée si elle ne l’est pas déjà, par les gardiens du système. Au nom de la parité, ces derniers feront feu de tout bois pour placer et propulser leurs protégées, leurs femmes, copines, maîtresses au détriment des vaillantes femmes des profondeurs du Togo. Ainsi, l’on pourrait voir surgir des épouses et maîtresses de ministres, généraux, colonels, DG pour ne citer que ceux-là.  Vivement que la parité annoncée tambours battants par le pouvoir Faure ne se transforme pas en promotion canapé et en une autre course à la prostitution.

Les femmes togolaises doivent cesser de pleurnicher et de courir derrière les portes dérobées pour se frayer un chemin dans la vie. Il n’y a pas de traitement de faveur, elles ont l’obligation de se battre pour mériter respect et considération. Sans cela, qu’elles ne croient pas du tout aux mirages des hommes politiques qui, à chaque fois qu’ils ouvrent la bouche pour lancer une opinion, ont déjà connu les fruits qu’ils devraient y récolter.

Pour le reste, quel respect veulent mériter les femmes au Togo lorsqu’elles beaucoup d’entre elles échangent leur charme, leur corps contre de l’argent, des postes de secrétaires ou ministres. Quelle dignité quand elles se ruent toutes vers les ors et les richesses ? Si ce n’est pas pour de l’argent, les femmes n’accepteraient pas se marier avec des hommes déjà plusieurs fois occupé. Qu’on ne nous parle surtout pas d’amour. Quel amour lorsqu’une petite fille accepte de convoler en noces avec son grand père avec sous la main plusieurs épouses ? Par exemple, la petite Tchotcho épouse Mémène qui était au collège à l’époque des faits, peut-elle nous dire la main sur la conscience, qu’elle a aimé son grand père de mari polygame ? Non, elle est allée tout simplement se mettre à l’abri du besoin. Avant elle, il y a le cas de Lami Agbèrè épouse Gnassingbé. Le nombre d’épouses de feu président Eyadema n’a pas dissuadé la fille de Tchamba moins âgée que la plupart des filles du général, à accepter la demande de ce dernier. Feu Eyadema n’était-il pas puissant et riche. La fille Lami a vite été attirée par les deux plus forts aphrodisiaques que sont la puissance et la richesse. Que le général ait cent ou mille épouses, elle s’en fout. Les exemples de ce genre, nous ne finirons pas de les énumérer.

Pendant que l’on y est, où sont les braves femmes dignes, toujours debout et la tête haute? Et celles qui veulent mériter leur existence en étant actrices et non otages de la vie?

En tout cas, au Lynx, nous voulons des femmes qui s’assument et luttent au même titre que les hommes. Des femmes qui n’empruntent pas les raccourcis de la vie pour finir indignes et non respectées. Des femmes dignes, respectées et qui vivent toujours la tête haute, fières. Bref, les femmes d’honneur. Ceci étant,  nous serons intraitables avec celles qui échangent leur corps, leur dignité contre un franc symbolique ou pour être nommées ministres, DG, pour être présentatrices à la télé, pour obtenir un job.

Malika Igomzikpé Lynx.info

 

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