Togo: La République des contradictions

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Les revoilà nos fameux « Zopposants ». Un an n’a pas encore écoulé depuis les élections du 4 mars 2010 et chacun semble revenir à la case départ. C’est tellement devenu un jeu d’enfants avec le peuple que la politique au Togo signifie : cupidité, méchanceté, rapine, injure au peuple, malhonnêteté, barbouze, vol,… Et chose bizarre, c’est au Togo qu’on retrouve tous les ingrédients dévastateurs qui empêchent le peuple de sortir de la mendicité, voire de la fatalité. Ici l’armée veut dire « mater la population et la gazéifier ». Ici le pouvoir veut dire dévaliser le peuple au profit d’un clan ou d’une famille. Ici la politique veut dire humilier ces concitoyens. Ici le droit veut dire lire les textes de la République à l’envers….

Des partis politiques bidon. Des leaders politiques vautours

Au RPT, depuis que la Conférence Nationale Souveraine (CNS) a tancé de remettre aux fonctionnaires togolais l’argent que le parti les soutirait comme impôt obligatoire, la caisse du parti vieux de 43 ans est tombée dans les mains de la famille Gnassingbé. Aucun adhérent du parti ne cotise, mieux le RPT, pendant 43 ans, n’est pas en mesure de dire combien sont ces Togolais qui détiennent la carte du parti à l’épi de maïs. Les autres partis fonctionneraient à la limite aussi comme le RPT. Le patron est en même temps le banquier, le caissier, le donateur. Si les Gnassingbé venaient à fermer le robinet, adieu le parti RPT. Tous les caciques tenus au courant ont mis la pression et déjà avisé Faure. « A ta place, on n’aurait pu placer un autre Gnassingbé ! ». Le jeune, a tout de suite compris le message. Il faut aussi faire comme papa. On pille « Faurtement la République et on laisse la population dans la misère totale mais on n’oublie pas le parti. Quand une élection se pointe à l’horizon on ouvre le robinet et la masse vient en abondance dégouliner sa faim sur des sacs de riz qu’on peut estampiller cyniquement « Riz Faure ». Les intellectuels ne sont pas du reste. On les embastille comme des mouches à l’aide du miel « Faure ». Incapables d’innovations, ces Togolais venus  d’Europe et ceux restés en Europe seraient devenus le fer de lance de la dictature naissante. Il se murmure dans la diaspora que Faure a volé tellement d’argent qu’il ne sait quoi en faire. Nicolas Lawson qui jongle entre commerce et politique a aussi compris ce message. Et son cas en est l’exemple vivant. Incapable de payer une caution de 10.000 dollars pour avoir escroqué une femme et dont le cas est encore pendant devant les tribunaux ghanéens, il paye 20 millions F CFA pour être aussi président si les Togolais le veulent bien. Le Lynx vous épargne les frais de campagne et les noms des contributeurs  à ce désordre. Regardez la mamie de la CDPA. Regardez Agbéyomé (OBUTS), et Agboyibor (CAR). Que pouvaient-ils apporter de neuf pour tympaniser les Togolais et la Communauté Internationale sur leur popularité qu’eux-mêmes disent incontestée et incontestable?

Et pourtant tout le monde dans l’échec savait de facto qu’il échouerait en allant aux élections sans les autres, sans une union. En recoupant, le Lynx est tombé sur des choses abominables. Tous les leaders qui vont aux élections au Togo sortent plus riches qu’ils n’y sont allés. La preuve, personne ne se plaint des millions jetés dans la poubelle. Le RPT jouerait à l’assureur tous risques de cette pagaille. Tu montes les enchères après une élection, le parti quarantenaire te propose un deal. Tu passes au guichet et tu te la boucles. Les deux qui ont fait des élections un fonds de commerce s’avèrent être Me Agbeyibor et le Pr. Léopold Gnininvi depuis que Faure est arrivé au pouvoir. Depuis que Gilchrist a compris et appris que le scénario était possible sous les tropiques, il veut même les frais de dédommagement de toutes les élections passées et perdues plus les intérêts actualisés. Avec des imbéciles de leaders politiques togolais de cet acabit, la libération du Togo se conjuguera toujours au futur.

Cas du PDP de Bassabi Kagbara

Bassabi Kagbara, c’est l’autre boiteux de la politique togolaise. Son électorat se situerait entre les hameaux de la Binah sa préfecture d’origine, et la petite ville de Kétao. Entre la CDPA et le PDP on ne connait exactement le nombre de Togolais qui se reconnaissent dans leurs idéaux. Mais, et curieusement, les chiffres lors des élections présidentielles donnaient le parti de Kagbara encore plus davantage. Au sortir des élections du 4 mars 2010 dernier, si la CDPA n’a pas voulu se prononcer sur la mascarade, Kagbara a reconnu tout de suite que les élections s’étaient passées dans un climat bon enfant. La victoire de Faure incontestée et incontestable selon ses mots avec une interview avec republicoftogo.com comme preuve pour la postérité.

Après 8 mois, relisons ce que Kagbara dit au micro du confrère Savoir News : « Pour la deuxième dimension de cette crise relative au manque de confiance entre le peuple et la classe politique, la vraie solution passe par des élections transparentes, crédibles, justes et équitables. Tant que le problème des élections ne sera pas résolu, le reste du problème se compliquera parce que, ce sont les élections qui permettent de savoir qui est vraiment élu, qui est légitime et qui de ce fait, va gérer librement le pays en mobilisant autour de lui les forces vives de la nation. Je vais toujours le répéter: nous allons difficilement sortir de cette crise, si les élections ne sont pas bien organisées« .

Sa sortie, n’est pas anodine. Comme les autres ventrocates qui s’époumonnent depuis quelques semaines, ils savent tous que Abass Bonfoh va finir par jeter l’éponge. Les élections anticipées sont aux portes. Les vautours apprêtent leur savoir-faire et se musclent les ailes. Il faut déjà faire monter les enchères, le chantage, les menaces sur une certaine popularité qui au fait n’existerait que dans leurs petites poches et dans leurs petits pantalons. Les leaders politiques au Togo fonctionnent comme des marchands d’esclaves, des négriers d’un autre temps et le peuple togolais en est la marchandise. Et qui dit qu’ils n’en veulent  pas  toujours aux abolitionnistes de l’esclavage !

Camus Ali Lynx.info

 

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