Togo : L’échec du système autocratique Gnassingbé- Debbasch [ Par Jacob ATA-AYI ]

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Depuis 2005, la nouvelle ligne politique de Faure Gnassingbé et de Charles DEBBASCH se situe sur l’accentuation de l’apartheid territorial, de l’inégalité sociale et ethnique, de Gerrymandering dans le découpage électoral.

En Europe quand on crée des grandes régions en France, en Allemagne, au Togo de Gnassingbé, on balkanise, pour mieux régner dans la pauvreté.

De RPT-UNIR, aux autorités de fait à la présidence et à tous les organes illégitimes du pouvoir, nous assistons de nouveau à la prise en otage du peuple togolais, à un esclavage à ciel ouvert avec un arbitraire chronique, sous la houlette des fondés de pouvoir du clan, impunis, à tous les niveaux de crimes, dans notre pays le Togo.

Le Togo est la risée en Afrique.

Les Togolais sont intelligents à l’extérieur et stupides à l’intérieur, ne sachant même plus réclamer leurs droits élémentaires.

Tout se passe effectivement comme s’il n’y a pas eu une révolte sanglante en 2005, une grève illimitée de peuple togolais en 1990, source d’une prise de conscience politique, de la jeunesse du peuple togolais, sous Eyadema Gnassingbé

Depuis 2005, lors de la prise sanglante du pouvoir par le fils Faure Gnassingbé et son clan, une révolte intermittente de différentes couches sociales de la population jusqu’au bâillonnement des étudiants qui réclament un meilleur moyen pour étudier et à la fâcheuse décoration de commandant Kouloum homme lugubre par ses forfaits sur la population de l’OGOU.
Tous ces actes et ces comportements nous démontrent clairement le refus de tout changement, voire la dénégation des révoltes et leur fait générateur.

Le clan Eyadema, a cru bon d’instituer la dynastie des fausses promesses, Le reniement pur et simple de la signature de l’accord global politique, l’abandon des promesses de campagne de Faure Gnassingbé de « plus jamais cela » au Togo, en parlant des crimes crapuleux de sang.
Sous le Togo de Gnassingbé, vaut mieux être Kabyé de Pya , ou être un militant zélé, un extrémiste, un ayatollah de la pensée unique et régionaliste du nord que d’être un citoyen paisible, honnête, les jugements de cour vous rendront puissants ou misérables.

Les révoltes de 1990 et de 2005 s’inscrivent dans l’histoire multiséculaire de protestations contre le pouvoir Gnassingbé, contre ses symboles, contre ses représentants.

Il y a autant de brutalités policières et de violences institutionnelles de tribaliste, contre la population. Plus que jamais il appartient à la société civile de s’organiser, de taper du poing sur la table pour obtenir la dignité, le respect de ses droits et afin que la justice s’impose.

Le pays du grand mensonge.

Une ambiance paranoïaque, un empire de mensonge et de la propagande bref un « Jurassic park » de méchanceté inouïe, de l’apologie de prostitution officielle, de rumeurs et de pseudo coups d’état.

Une dynastie d’Eyadema, dissimulant la paupérisation organisée du peuple togolais, dans une misère noire, le manque de progrès social, économique, scientifique depuis 50 ans.

Aucune institution digne ne fonctionne correctement dans le pays.
Tout est dévoyé, instrumentalisé, en plus la commission contre la corruption comporte un membre à qui le passé au Ghana nous témoigne de la plus grande bêtise humaine de trafic de l’or sous le père Eyadema.

Le Togo ressemble à une autre dictature familiale comme la Corée du nord, sauf que la Corée du nord en 50 ans a formé des scientifiques militaires et a construit des industries militaires, développe en plus des médicaments pour les maladies de foie « koryo liquor », la boisson anti-oxydante, (extraits de 30 espèces de plantes) l’alcool sans gueule de bois (Hangover) et fabrique des armes de destruction massive.

La propagande politique :

L’élève, le régime rpt-unir dépasse le maître allemand du régime nazi Paul Joseph Goebbels.
Au Togo il n’y a pas de crimes économiques, prenez n’importe quelle autorité du régime rpt-unir, y compris celles de la Diaspora, regardez leur train de vie, le niveau social avant la prise de fonction et à la fin de la fonction.

La plupart est issue de famille très modeste, enfants de paysans, ou de fonctionnaires (militaire, instituteur).

Ils n’ont pas été héritiers, n’ont pas créé d’industries, de commerces, mais ils sont millionnaires avec des maisons en occident, au Togo, en Afrique, des femmes et des maitresses partout, leurs enfants sont scolarisés en occident, alors que les écoles au Togo n’ont pas de classes dignes de ce nom, des bibliothèques, des professeurs bien payés pour transmettre le savoir.
Un excité propagandiste, militant réactionnaire (partisan d’un conservatisme étroit ou d’un retour vers un état social ou politique antérieur) ministre de Faure, est connu sur les médias pour son proxénétisme de la violence verbale et de l’arbitraire, de l’injustice, au coup de force en permanent.

Qualifiant d’extrême clémence une sentence arbitraire contre les étudiants qui réclament les conditions normales pour étudier.

C’est comme un mauvais père, violent, volage, infidèle, alcoolique, joueur drogué de loto qui dépense l’argent du ménage en maltraitant sa femme et ses enfants, leur privant de leur avenir et le rayonnement de sa famille.

En privant les enfants de leur avenir, vous sacrifier l’avenir du Togo.

S’ils deviennent des voyous, vous serez les premières victimes de leur braquage, de leurs horreurs.
L’autre propagande du temps du père au fils, les routes sont biens bitumées, après 50 ans de gestion, le Togo n’a pas une seule autoroute, le seul pays de la sous région.
Le Ghana avait depuis l’indépendance son « motoway » le Sénégal, la cote d’ivoire, le Nigéria leurs routes bien bitumées, et les autoroutes etc.

Allez regarder l’aéroport Blaise Diagne à Dakar avant de crier l’aéroport de Lomé.
En 50 ans, la capitale, Lomé à chaque saison de pluie, les habitants deviennent des batraciens, pour sauter d’une marée à une autre.
Les maisons sont inondées, les routes inexistantes, les ponts artificiels bricolés par les habitants apparaissent dans les quartiers.

Voilà l’appel lancé arrogamment par Nicolas BABINA le zélé thuriféraire à Ayivi Raimond, Ayité CREPPY et Martin AMOUZOU lors du congrès de CMDT à Paris à rejoindre officiellement le navire en perdition, le malheur de tous les togolais.
Dans quelle civilisation, peut-on permettre à un personnage sans état d’âme, qui salit la mémoire de vos familles assassinées par le régime, sans présentation d’aucune excuse publique et lui dresser le tapis rouge pour venir débiter ces provocations, ayant pour seules excuses pour justifier cette pantalonnade, « il est le représentant du pouvoir ».

Les explications des actes sont aussi farfelues, nous ne sommes pas politiques, mais le seul politique présent était bien Babina Nicolas de RPT-UNIR.

Evitons cette Farce pitoyable, cette bouffonnerie, cette pitrerie afin de gagner l’estime de la diaspora, de la population et leur présenter un projet de société acceptable.

L’esprit de BONN ce n’est pas accepter n’importe quoi, se mettre à plat ventre devant le pouvoir qui manque de respect à tout le monde, et s’sacrifier la jeunesse, nos hôpitaux et nos meilleurs spécialistes qui meurent dans des conditions pitoyables, faute de scanner et des médicaments.
Réconciliation et Pardon :

En Afrique du sud, ce sont les assassins qui ont demandé pardon, pour la réconciliation nationale, ce sont les familles qui ont accordé le pardon, et non l’état institution.
Au Togo, nous avons des morts, des familles endeuillées, mais pas d’assassins, pas de meurtriers, pas de prédateurs.

Même dans nos familles quand deux enfants se disputent, les parents pour avoir la paix, demande à celui qui a tort de présenter des excuses à l’autre devant tout le monde pour apaiser son cœur.
Tout est échec, ce qui démontre le niveau d’éducation familiale de ces personnages à la tête de notre pays.

Comment peut-on confier à une personne tristement célèbre dans la mémoire des togolais et des africains en 1998, de réparer un tort national, alors qu’elle est partie prenante de ce drame en refusant la proclamation de l’élection de Gilchrist Olympio comme choix légitime du peuple togolais.

Un crime imprescriptible, un Hold-up électoral.

Comment peut-on demander aux religions de faire des sacrifices rituels pour purifier le Togo, quand on envoie les militaires frapper les chrétiens dans les églises et aller profaner la forêt sacrée à Bè et à Glidji.

Mobilisation :
Permettez-moi de citer Frantz Fanon.
« Chaque fois qu’un homme a fait triompher la dignité de l’esprit, chaque fois qu’un homme a dit non à une tentative d’asservissement de son semblable, je me suis senti solidaire de son acte »

Le ras le bol de la population de la diaspora, des lycéens, des étudiants, des fonctionnaires, des commerçantes du grand marché, de la jeunesse au chômage depuis des années, se manifestent désormais par une haine bien établie, qui a pris réalité dans la population à l’extérieur et à l’intérieur du pays, sont des prémices d’une future révolution, par cinquante ans de pouvoir Gnassingbé avec sa cohorte de misère des structures de la domination tribaliste, de l’aliénation, de néocolonialisme, de privation de liberté, d’égalité des citoyens togolais.

Depuis la mort des élèves à Dapaong, d’Anselme Sinandaré, de Douti Sinanlengue, la violence policière et des forces de l’ordre continuent au Togo contre les manifestations pacifiques, de la jeunesse, des femmes, et de la population.

Cette nouvelle génération doit davantage se nourrir de la lutte des droits civiques, des actions de Malcom X, de Nelson Mandela pour jouir des principes de la vie.
La liberté qui est la quintessence de la condition humaine et la justice celle de la condition sociale de l’homme, de la vie en communauté des citoyens.
Combattre avec le dépérissement des lois que l’autorité de fait transgresse.
Camus analysait la révolte comme le sentiment qui assure la dignité de l’être humain.
Citoyennes, citoyens togolais, l’indignation est le premier acte contre l’injustice, allons sur le chemin de la justice en jouant aux actes citoyens, de l’indignation à l’action.
Aujourd’hui preuve est faite avec la révolution burkinabè, Tunisienne.
La propagation des souffrances sur les sites, les témoignages des actes et actions barbares.
N’importe quel citoyen devrait être une étincelle avec son extraordinaire propagation sur les réseaux sociaux, les médias acquis à la cause de la population, à ses souffrances latentes, diffuses, à son harcèlement quotidien des forces de l’ordre.

Ces témoignages de femmes et d’hommes, devraient suffire à déclencher des forces qui se répandent comme une trainée de poudre et réaliser ce que l’on croyait, la veille encore impossible.
Le Togo de Faure Gnassingbé et de Debbasch a fait un bon en arrière, au même mécontentement qu’en 1990.

Les peureux, doivent siffler la fin de leur couardise et s’armer de courage, les opportunistes rompent avec la routine de profiter de l’argent facile, des royalties de la trahison, des actions gratuites dans nos sociétés, au détriment du budget de développement de la nation, pour construire les hôpitaux, les lycées.

Les policiers et les douaniers devraient cesser les rackettes aux frontières pour donner une meilleure image du pays pour attirer les touristes.

Lançons la renaissance par l’action, témoignons par des images, des photos, des dessins, exploitons les solutions qui marchent réellement et agissons chacun à notre niveau.
Toutes ces initiatives locales se rencontreront sur les réseaux sociaux, elles vont se consolider mutuellement et la société va se transformer par une action de groupe en profondeur.

Aujourd’hui, au Togo, un consensus est fait sur les dérives du régime RPT-UNIR, ses pouvoirs de nuisances, de blocage systématique de la société togolaise, son clientélisme, sa gabegie, sa créativité de la pauvreté, de la misère intellectuelle, sociale, son apologie du mal, de la prostitution, du vol et l’injustice sous toutes ses formes.

Chacun de nous affronte à un moment de son histoire, son seuil mélancolique, sa phase d’épuisement et d’érosion de soi.

Cette épreuve est celle de la fin de courage.

Nous devons nous les citoyens togolais enjambés cette épreuve, celle de la fin du courage pour aller de l’avant et convertir le découragement en reconquête de l’avenir. Nous devons résister et combattre cet avilissement moral et politique pour retrouver le ressort du courage, de la témérité individuelle et collective.

Conjuguons, l’éthique collective du courage dans la durée pour relever
Le défi de l’alternance, du redressement du Togo, de l’avenir pour la jeunesse afin d’éviter des années plus sombre au Togo.

Nous devons remercier notamment Koffi Yamgname, Djimon Oré et Jean Pierre Fabre pour leur dénonciation abyssale du tribalisme comme gestion macroéconomique du Togo et leur prise de courage et de témérité pour dénoncer l’arbitraire de gestion du Togo.

Chacun de nous devons par notre action désormais, devrait conjuguer tous les efforts pour nous libérer de ces activistes prédateurs, de cette minorité polluante nos vies respectives par leurs actions nocives qui détruisent notre patrimoine commun, notre avenir en commun.

Jacob ATA-AYI 

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