Toc Toc, Agooo lo, Gafaraaaa : Il y a quelqu’un à la primature?

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S’il y a un commis de l’Etat togolais qui n’est pas content de son rôle, c’est bien sieur Gilbert Fossoun Houngbo. Fait premier ministre au moment où les Togolais cherchaient une bouffée d’oxygène, Gilbert qui disait donner de la nourriture à ses compatriotes endéans les six premiers mois de son investiture, se révèle être le plus nul, sinon le piètre des premiers ministres dans l’histoire du Togo. Les « oui, oui Mr le président » auraient envahi la primature. Dans son pays, la notion de démission, quand on ne maîtrise pas l’appareil de l’Etat, n’existe pas. Et le politologue Comi Toulabor explique au Lynx ce que veut dire démissionner au Togo: « Avez-vous déjà vu un ministre togolais démissionner de son poste pour mauvaise gestion d’une question relevant de son département ? La devise des ministres togolais semble être : on me démissionne sinon je fais un malheur, je ne démissionne pas« .

Un proche de Houngbo raconte au Lynx qui est son patron : « Il est faible de caractère. Il donne l’impression d’être intelligent mais son bilan ne reflète pas les heures qu’il perd à la primature pour travailler. A la fin des comptes, on remarque qu’il est là pour un but bien précis. Aussi, c’est quand on touche à Faure qu’il vient avec une mine bizarre au boulot. Notre patron, n’est pas ce que les Togolais attendent ». Tout est dit ! Dans son carnet, deux inondations dont il n’a pu montrer qu’il pouvait faire montre d’un génie pour sauver les Togolais des eaux. Dans son palmarès, on y inscrit aussi une élection présidentielle truquée. Et son biographe pourrait y ajouter qu’il n’a pu empêcher le pillage de son pays au moment où chaque centime comptait le plus. Bref, Gilbert Houngbo et toute l’expérience exhibés par Faure et comparses n’étaient que du pipeau!

Mais Gilbert Houngbo pouvait-il faire vraiment mieux que ce qu’il fait? La réponse est non ! Pour le faire marcher à quatre pattes, on lui a fait miroiter un budget de la primature et on lui promet une mainlevée sur les fonds quand il le veut. Dans les recoupements du Lynx, Gilbert n’a pas pu faire trois mois avec le budget de fonctionnement de la primature. Très malin, les têtes pensantes de Faure, ont vite greffé le budget de la primature sur celui de la présidence. Houngbo, devenu un parasite contre son gré, devrait pour l’achat d’un stylo ou d’un crayon attendre que la présidence lui en donne l’autorisation. « Au lieu de vouloir des budgets pour ta feuille de route, fait comme nous » lui susurre-t-on dans l’entourage proche du pouvoir. On semble lui filer à l’oreille au final de se servir que de servir le peuple… Aussi part-il à dans son village natal à Blitta laisser une bâtisse en plein cœur de la Blitta qui parle d’elle même. Ce que le fonctionnaire du PNUD n’a pu faire avec son salaire de fonctionnaire international pendant des années de dur travail, il le fait avec Faure d’un clic, en moins de six mois. « C’est comme sur des roulettes, c’est une alchimie que les héritiers de Gnassingbé, seuls détiennent le secret au Togo » assène à un professeur de l’université de Kara.

Gilbert Houngbo tourne dos au PNUD

Il sait que la politique n’est pas son « Faure ». Et il le dit : « je n’ai pas de couleur politique », comprenez « je n’appartiens à aucun parti politique ». Bien que bénéficiaire d’une certaine bourse pour étudier au Canada, offerte par le RPT par le truchement de la SOTOCO (société que les Gnassingbé père et fils et subalternes ont siphonné de font en comble). Quand le journaliste Camus Ali le rencontre lors d’un petit cocktail à Bruxelles en 2008 pour lui faire comprendre qu’au RPT, tout le monde fuyait le micro des journalistes togolais, il rassure : « Appelez mon attaché de presse. Je vous donnerez les interviews comme il le faut, et je partagerai avec vous l’actualité togolaise ». Il venait en quelques jours d’être contaminé par le mensonge, la plus grande maladie incurable de tous les membres au sommet du Rassemblement du Peuple Togolais (RPT). Devenu amorphe, voire inexistant, Houngbo est depuis lors relégué au travail d’un sous-fifre. Mieux, il est une charge pour le contribuable togolais. Et la nouvelle formule du tandem Gilchrist-Faure sur un régime « tempéré » n’est pas pour donner un peu de dignité à un fonctionnaire international qui sait ce que sait que diriger une équipe, faire une réunion et implémenter les actions retenues. Regrettable ! D’ailleurs, l’homme se fera ridicule en pleine élection présidentielle de mars 2010. Sans couleurs politiques, les populations de Lomé se sont réveillées avec un Houngbo vêtu de blanc, casquette à l’effigie de Faure et au dos un gros épi de maïs. Il ne fallait plus que ça! Son homonyme Gilbert Bawara qui disait aussi en son temps « ne pas être du RPT, mais se reconnaissait dans l’action de Faure » sera dans le même bloc des contaminés. Quand Gilbert le premier ministre louvoie dans les mégaphones dans le tout Lomé sur un bilan positif de Faure, Gilbert le ministre met le cap sur Jean-Pierre Fabre et le FRAC sur des radios internationales. Du haut de ce fanatisme des deux néophytes  du RPT, il n’en était rien. Tous ont pillé la République dans laquelle personne ne veut rendre des comptes au peuple avec l’arrivée d’un nouveau gouvernement, d’un nouveau pouvoir.

Le Togo est assis sur tellement de monstruosités qui donneraient à chaque citoyen, s’il le savait, de la chair de poule. Et on ne le dirait jamais assez. La contribution d’une certaine élite venue tout droit de la diaspora est patente dans l’échec du pouvoir de Faure. Son voyage en Israël où il était question que les Juifs viennent avec des expertises d’une part ainsi que la création de sociétés s’est aussi révélé être un gros canular. Son grand ballet à Paris et avec une cohorte de plus de 100 Togolais pour attirer les patrons français du Medef a été un autre cauchemar apporté aux pauvres Togolais. Comme si tout cela ne suffisait pas, les Juifs tant attendus, aux dernières nouvelles, ne veulent pas d’un pays où le droit est piétiné. Faure voulait faire de lui le nouveau patron des industries juives au Togo et le dégager de la primature. Peine perdue ! Le sous-patron Afrique du Pnud qui avait laissé une mise en disponibilité avant de quitter pour de vaines aventures au Togo, vient de tourner dos à l’Institution onusienne. Qui a dit que les fonctionnaires internationaux étaient mieux payés que les satrapes qui grugent autour de Faure? En tout cas si tel était le cas alors Gilbert vient de nous en prouver le contraire !

Et aux dernières nouvelles, on se plaît dans l’entourage de Faure à se concurrencer sur les villas in et hors du Togo et les avoirs que chacun a dans son compte à l’extérieur… Tout ceci se passe sous les yeux d’une opposition, et d’un peuple qui dit vouloir lutter contre la misère, le sous-développement, l’Etat de droit, la délinquance au sommet de l’Etat… Est-ce à dire que c’est la fatalité qui s’acharne sur le Togo ?

Camus Ali Lynx.info

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