Tchassona Mohammed : Le dernier « Samouraï» dans le septentrion !

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Me Tchass pour les intimes. Me Tchassona pour les clients. Mohammed pour les vieux de Sokodé et amis du Lycée. Connu comme un cadre et du PDR, le notaire laissera le parti dirigé par Ayeva Zarifou pour  créer le Mouvement Citoyen pour la Démocratie et le Développement (MCD). Son départ à lui seul  aura causé ou mieux aura contribué à dénuder et casser les pattes au chancelant parti qui n’existait au fait que de nom. Pour les caciques du PDR, Me Tchassona est un traître. Mais quand on voit comment le parti s’était lui-même tiré la balle dans le pied en allant à la table « mano in mano »  avec ceux qui ont tué les Togolais en 2005, il y a lieu de se demander si le notaire n’avait pas eu raison de prendre ses distances vis-à-vis de Zarifou qui avait fini par jouer avec l’avenir de ses partisans…de tout un peuple. Pis, c’est dans cette cacophonie que le cousin Ayeva Bassirou président du PDR- Europe va abandonner le cousin Ayeva Zarifou président national du PDR. Raison donnée par le journaliste dans une effrayante lettre : « Il ne se retrouvait plus dans la ligne du parti ». On se souvient  que le PDR s’était muré dans un silence révoltant quand le Togo basculait par pans entiers et que le monde entier criait haro sur les trois putschs de Faure effectué dans la seule journée du 5 février 2005. Depuis l’eau a coulé sous le pont et Me Tchass a compris qu’il faille faire un travail de terrain. Voyage dans son fief de Sokodé.

Me Tchassona : le petit loup politique !

Quand il quitte le PDR, il sait que les têtes pensantes de  son nouveau parti se trouvent indubitablement en exil. Il y a une pile d’intellectuels Tem et de Togolais qui ont fui les bruits de bottes de la dictature aux premières heures de la démocratisation du pays. Il tient à avoir ses « Têtes » pour lui, pas contre lui. Une pluie de courriers et de courriels comportant  l’organigramme de son nouveau parti tombe dans les boîtes aux lettres avec une notification. Lire et amender ce qui est à amender. Comme pour dire, je n’ai pas la science infuse. Je veux votre aide. L’homme s’humanise.  L’étudiant et notaire connu dans les premiers jours de sa prise de fonction comme un arrogant selon ses frères qui l’ont côtoyé devient un homme du public. Il sait parler. Il argumente et écoute tout le monde, surtout les voix venant de la diaspora. Pour dire que je veux de votre collaboration, il profite de la très médiatisée fête Adossa des Tems pour venir en Allemagne. D’ailleurs, quand ses frères Tem en Allemagne s’entredéchirent, il est le seul cadre Tem à venir écouter les uns et les autres en Allemagne. L’homme marque des points et oublie qu’un parti ne se crée pas avec des sentiments pour sa seule ethnie. Il laisse la cellule MCD Europe commencer un travail de terrain. Celle-ci se fait ridicule en listant son premier bureau composé de parents, cousins et  frères. L’injure faite aux Togolais par les dirigeants en Europe est vite relayée par le Lynx qui en a parlé abondamment. De nos recoupements, le politique et notaire aurait été triste de voir son parti débuté dans le tribalisme. Il se remet au travail et fini par faire entendre aux uns et aux autres de casser cette cellule et de faire un creuset dans lequel se retrouveront tous les fils du Togo. Seul hic, Tchassona n’est pas en Allemagne et ses frères qui tiennent le parti en Allemagne n’ont rien non plus de braves combattants qui veulent l’aider à éteindre la dictature par le travail et la discipline. Ferment de tout parti civilisé.
 
Le dernier « Samouraï » dans le septentrion !

Il sait qu’en face dans le septentrion, c’est « maïs » comme disait les partisans de Laurent Gbagbo. Et pour cause. Après la politique du « manger ici et tout de suite » d’Ayeva Zarifou, c’est dans le Grand nord que la voix du Pr Aimé Gogué se fait entendre. De Kara à Bassar ou le bangelois et breton Kofi Yamgnane est venu et est repartit comme il est arrivé, la route est waa pour faire germer la philosophie de son parti. Il n’y a rien qui puisse lui faire ombrage pour qu’il mette tous les hameaux, villes et village  au rang dans son parti. Et Me Tchass qui n’est pas un novice politique sait qu’il peut compter sur ses relations avec les chefs de villages avec lesquels il entretient un lien de pères à fils pour étendre ses tentacules. Il se raconte qu’à Sokodé, l’homme serait entrain de tisser un réseau qui travaille de sorte qu’on ne parle plus de l’UFC moins d’Unir de Faure Gnassingbé et de l’ANC de Jean-Pierre Fabre. Les vieux tems se seraient concertés pour dit-on aider aussi le dernier survivants des politicards du septentrion à faire entendre leurs voix. Ces vieux savent que des politiciens sont venus, ont menti depuis 22 ans et non plus rien à proposer, à part menacer la paisible population de Sokodé s’il ne votait pas les Gnassingbé. On se rappelle encore de ce coup de gueule de l’autre natif Tem Foly-Basi Katari peu avant les élections de mars 2010 : « Si vous ne voulez pas qu’on casse vos maisons, votez Faure ». Comme s’il était à sa première menace ! Toute une population trompée et traumatisée par la brutalité des godillots de Kara qui viennent les tabasser toutes fois qu’il y a une élection. Sokodé humilié par ses propres fils. Il fallait un pour reprendre le flambeau et « peut être » lavé l’affront. Dans le cercle très fermé du notaire en Allemagne on dit entre lui et son ex patron Ayeva Zarifou ce n’est pas du kif-kif. Mais pour l’instant, les Togolais disent le voir à l’œuvre pour apprécier. Et il semble être conscient que la tâche est immense et…

Djima  Matapari Lynx.info

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