Sous Agbeyomé, Angèle Aguiga et Amoussou Quenou ont continué à « piocher » dans le compte de l’OUA

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Seul Dieu et le procureur de la République peuvent dire le nombre de tonnes de documents qu’on entasserait  dans les couloirs de la justice et  au bureau du juge à Lomé si un procès digne de ce nom devrait avoir lieu sur l’organisation de l’OUA et la construction des villas qui devraient servir de nids aux chefs d’Etat africains. Tout ce qu’on sait, est que l’argent récolté des privés était bien gros pour attiser les appétits et la gloutonnerie de tous ceux qui étaient dans la « loge cancéreuse » du RPT. Chacun a été arrosé et abondamment avec le compte ouvert par le comité d’organisation. Cap sur les deux têtes de pont qui ont continué à « piocher » dans le compte bien que l’initiateur du comité,qui n’était autre que l’ex-premier ministre, Eugène Adoboli était appelé à remettre les clés de la primature de la manière la plus humiliante . Aussi ,on se demande pourquoi le compte avait continué  par exister quand la messe de l’OUA avait plié les rideaux.

Agbeyomé Kodjo : Il a assisté impuissant au pillage

Le problème d’Agbeyomé est que le pouvoir l’a tellement sali au point, que tout ce qu’il dit, souffre de crédibilité. Pour le Togolais ordinaire, Agbeyomé a « bouffé » au même titre que les Gnassingbé. Le zèle et la rage de protéger et de défendre une famille aussi indéfendable comme les Gnassingbé à un moment de sa vie ont coulé l’homme. On se rappelle encore de ce zèle quand alors ministre, il menaçait de mettre dans les cachots le premier ministre Me Joseph Kokou Koffigoh. Pis, il va pousser sa tactique de grand zélateur au point d’amener les Gnassingbé à lui faire porter toutes leurs tares, dans la gestion de la chose publique. Homme de paille dans la chute d’Adoboli Eugène à la primature, Kodjo connait sa « Grandeur Nature »,quand il doit remplacer l’économiste et fonctionnaire international Eugène Adoboli comme premier ministre. Le Togo est à ses pieds et Eyadema voit même en lui un dauphin. Il reprendra les thèses de ce « dauphinat » qu’on lui aurait promis devant ses supporters lors de sa campagne électorale dans la préfecture de la Kozah. C’est le temps où Agbéyomé voit le Togo tout petit. Désormais saoûl par la gloire, il trouve que le rapport d’Amnesty international où les Togolais auraient été jetés en haute mer comme un mensonge. Quand Amnesty crie sur tous les toits sur le non respect des droits de l’homme, par médias interposés internationaux, Agbeyomé  se félicite du respect des  Droits de l’homme au Togo. Pierre Sané, le secrétaire international est prié de ne pas mettre pied au Togo alors qu’il est à la frontière du Ghana. Le ministre défunt Kofi Panou explique cet incivisme : «  Les esprits sont surchauffés, Mr Pierre Sané n’a pas sa place au Togo ».

Alors premier ministre, Agbeyomé initie une commission anti corruption dirigé par le « Frère Maçon » : Folivi. Eyadema et Agbéyomé se taclent les uns les autres par des chassés croisés entre la primature où trône le deuxième et Lomé II où trône le premier. Mais l’avantage est du côté  de celui qui aime les armes et à les ressources humaines, donc le général président. Alors que, Adoboli a regagné sa Suisse humilié et défait,  Eyadema tance de faire fonctionner le compte, sinon l’argent des privés logé à la UTB. La planche à billets doit continuer par fonctionner à plein temps selon nos recoupements. Les ministres Angèle Aguiga et Amoussou Assiba Quenou jetent leur dévolu avec l’œil bienveillant de Barry Moussa Barqué et de plusieurs barons sur le compte du comité de l’organisation de l’OUA. On invente des factures, on dilapide, on ratisse tout ce qu’on voit, et on pousse le peuple à regarder du côté de  ceux qui ne sont pas dans la fratrie maçonne, donc dans la grande loge des « Francs- Maçons ». On pille avec le regard approbateur des deux ministres ce qu’il y a pillé au point de vider ce qu’on peut encore vider.  On construit des villas pour maîtresses et les femmes pour amants avec les caisses du compte. Folivi devient même très méchant quand il braque les yeux de sa commission sur des innocents. Trop c’est trop ! Agbéyomé Kodjo n’en peut plus et enfonce le clou : «… Les ressources de la Caisse Nationale de sécurité sociale(CNSS) sont siphonnées par LOME II au mépris des intérêts des travailleurs qui attendent toujours le paiement des arriérés des allocations familiales et une liquidation rapide de leurs pensions. La privatisation en cours de la Société Togolaise de Coton ( SOTOCO alimente des appétits de corruption estimée à plusieurs milliards de FCFA au profit du même réseau. Généralement, quand elles ne profitent pas au clan familial du Chef de l’Etat. les privatisations aboutissent difficilement. Bien évidemment, la Commission nationale de lutte contre la corruption et le sabotage économique est muette sur cette gigantesque prévarication bien qu’elle en détienne des preuves. Ces malversations relèvent d’un domaine soustrait à tout contrôle. Tous ces faits relèvent d’une haute trahison de la part de celui qui en assure la protection de façon délibérée. Pendant ce temps la commission s’acharne par des méthodes illégales sur les citoyens togolais, au mépris de la présomption d’innocence, du secret de l’instruction, de la justice et de l’équité ».

Il trouve, qu’on ne peut plus aider un tel pouvoir.  Mais comment faut-il le quitter ? Agbeyomé choisi la méthode ou personne ne s’y attendait. Partir avec fracas. C’est ce départ qui va un peu dépoussiérer sa longue carrière avec un clan qui l’a hissé au firmament. L’acquittement devant les tribunaux après un procès ou le dossier était pratiquement vide, viendra confirmer que Agbeyomé sait un peu se servir mais sans laisser de traces. Bon voleur au milieu de brouillons, on passe dans un trou d’aiguille sans être taxé comme tel. C’est là le génie de l’homme Agbéyome ! Mais ce qu’on peut retenir de lui si on l’aime, ou pas, est qu’il reste dans les annales de  la république comme celui qui aura eu le courage de briser l’omerta sur le brigandage au sommet de l’Etat. Le cafouillage économique et son corollaire….

Il faut arrêter les deux mousquetaires que sont : Angèle Aguiga et Amoussaou Assibavi Quenou

On voudrait bien, mais qui peut arrêter des hommes qui mettront les dossiers de la république à disposition du peuple  si on osait les inquieter? Amoussou Assibavi Quenou, pour avoir été le premier intendant des fonds du comité d’organisation de l’OUA assisté après par Angèle Aguiga, les deux logorrhées sont aussi par qui la vérité peut éclater. Mais au RPT, on n’est pas bête. Au lieu de chercher les têtes pensantes, on s’attaque au bras et aux oreilles, aux hommes de peu d’importance dans le pillage des biens publics. S’il est vrai que tout ce petit monde de la bricole togolaise des deniers publics se promène sans être inquiété, on se demande comment pouvait-on lancé des mandats d’arrêts internationaux contre des ministres et un premier ministre qui ont, il paraît, depuis changer de vie, se mettant en arrière-plan de la politique togolaise, donc depuis non concurrents ?

Des mandats d’arrêts lancés dans la bouche et sans effets !

C’est à en rire ! L’un des avocats des ministres concernés a ri gauloisement quand nous demandions sur l’effectivité des mandats d’arrêts. « Tout le monde peut dormir tranquille » raconte l’homme de droit. Il fallait faire diversion pour monter son plan « Vigipirate » à la togolaise, histoire de montrer qu’il est à la barre. Faure n’a lancé aucun mandat d’arrêt international. Ces juges qui sont pratiquement devenus des « Tintins » ont cru dire ce qu’ils n’ont jamais écrit ou envoyé à Interpol. Ils savent que ce serait trop risqué de voir leur champion Faure se retrouver lui-même dans les cages. Les preuves, le ministre Saibou Samarou est allé voir son avocat Me  Martial Akakpo  pour voir le comportement à prendre. « Nous n’avons aucune notification d’un mandat d’arrêt contre vous à notre cabinet» note l’avocat. Le ministre Hope Agbobli qui travaille à l’ambassade du Togo circule librement à Paris. Pis, l’avocat Félicia Soumah du premier ministre Eugène Adoboli se montre plus que sereine. Mais où va le prince des machettes des lagunes d’Aného et des plaines d’Atakpamé ? A-t-il fini de juger le major Kouloum qu’il avait envoyé pour le travail qui consistait à trancher les têtes en 2005 ? Non ! Nous a répondu un de ses proches. Et alors Faure ….

Camus Ali Lynx.info

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