Prisonnier pour la CPI, Président pour les kényans

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Uhuru Kenyatta, inculpé de crimes contre l’humanité par la Cour pénale internationale (CPI), a été élu président du Kenya au 1er tour avec 50,03 % des voix, selon des résultats provisoires diffusés dans la nuit de vendredi à samedi par la Commission électorale.

Ex ministre des kényan des finances,  Uhuru Kenyatta avait démissionné de son poste en janvier 2012 après la confirmation par la Cour pénale internationale (CPI) des charges retenues contre lui pour les violences postélectorales de 2007-2008.

Héritier d’une des familles les plus puissantes et les plus riches du Kenya, Uhuru Kenyatta, fils du « père de la Nation » (Jomo Kenyatta) est dans le viseur des occidentaux.

D’ailleurs les États-Unis et d’autres pays avaient averti qu’une victoire de M. Kenyatta entraînerait des «conséquences». Le Royaume-Uni, duquel relevait le Kenya jusqu’au début des années 60, a fait savoir que ses contacts seraient réduits au minimum avec le pays si M. Kenyatta devait être élu.

Raila Odinga conteste

Raila Odinga, qui avait déjà été candidat malheureux contre le président sortant Mwai Kibaki a contesté les résultats des élections par la voix de son  le colistier Kalonzo Musyoka. « Nous avons des preuves que les résultats que nous avons reçus ont été trafiqués » a-t-il déclaré devant la presse, alors que le Kenya attend toujours les résultats définitifs du scrutin.

Médiateur de l’Union africaine dans la crise ivoirienne, avait pris position contre le président Laurent Gbagbo, en appuyant la décision de la « Communauté internationale », d’imposer Alassane Ouattara, malgré la décision du « Conseil constitutionnel » qui déclarait Gbagbo vainqueur.

Sévérine Toche

 

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